Publié le 8 Avril 2015

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We all came out to Montreux
On the Lake Geneva shoreline
To make records with a mobile
We didn't have much time
Frank Zappa and the Mothers
Were at the best place around
But some stupid with a flare gun
Burned the place to the ground
Smoke on the water, fire in the sky


They burned down the gambling house
It died with an awful sound
Funky Claude was running in and out
Pulling kids out the ground
When it all was over
We had to find another place
But Swiss time was running out
It seemed that we would lose the race
Smoke on the water, fire in the sky


We ended up at the Grand Hotel
It was empty cold and bare
But with the Rolling truck Stones thing just outside
Making our music there
With a few red lights and a few old beds
We make a place to sweat
No matter what we get out of this
I know we'll never forget
Smoke on the water, fire in the sky

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Publié le 8 Avril 2015

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J'ai demandé à la lune
Et le soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la lune s'est moquée de moi
Et comme le ciel n'avait pas fière allure
Et que je ne guérissais pas
Je me suis dit quelle infortune
Et la lune s'est moquée de moi

J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude
De m'occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas

Je n'ai pas grand chose à te dire
Et pas grand chose pour te faire rire
Car j'imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir

J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit " J'ai pas l'habitude
De m'occuper des cas comme ça "
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas

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Publié le 8 Avril 2015

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- L'homme a un instinct sadique, et la femme un instinct masochiste, lesquels sont inconscients, donc incontrôlables.

- Etre normal, c'est aimer et travailler.

- L'opposé du jeu n'est pas le sérieux mais la réalité.

- L'accumulation met fin à l'impression de hasard.

- Quand on m'attaque, je peux me défendre ; mais devant les louanges, je suis sans défense.

- Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose.

- S'il est librement choisi, tout métier devient source de joies particulières, en tant qu'il permet de tirer profit de penchants affectifs et d'énergies instinctives.

- L'humour ne se résigne pas, il défie.

- Les femmes, c'est le continent noir.

- Les qualités de l'objet sexuel, nous les nommerons : excitantes.

- Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités.

- On ne devient pas pervers, on le demeure.

- Une fête est un excès permis, voire ordonné.

- L'inconscient s'exprime à l'infinitif.

- Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.

- Les femmes, peu aptes à la sublimation, souffrent d'un trop-plein de libido.

- Le rêve est la satisfaction d'un désir.

- Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus.

- Le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction vers l'objet et le but sexuel de deux courants, celui de la tendresse et celui de la sensualité.

- La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.

- Le diable n'est pas autre chose que l'incarnation des pulsions anales érotiques refoulées.

- Le rêve est le gardien du sommeil.

- La joie de satisfaire un instinct resté sauvage est incomparablement plus intense que celle d'assouvir un instinct dompté.

- Ce qui caractérise toutes les perversions, c'est qu'elles méconnaissent le but essentiel de la sexualité, c'est-à-dire la procréation.

- Le diable est encore le meilleur subterfuge pour disculper Dieu.

- Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité.

- Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre.

- Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte.

- La liberté individuelle n'est nullement un produit culturel.

- L'activité sexuelle s'est d'abord étayée sur une fonction servant à conserver la vie, dont elle s'est rendue indépendante.

- L'humour a non seulement quelque chose de libérateur, mais encore quelque chose de sublime et d'élevé.

- Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons.

- On a beau rêver de boissons : quand on a réellement soif, il faut se réveiller pour boire.

- De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.

- Autrui joue toujours dans la vie de l'individu le rôle d'un modèle, d'un objet, d'un associé ou d'un adversaire.

- Si l'humanité était capable de s'instruire par l'observation directe des enfants, j'aurais pu m'épargner la peine d'écrire ce livre.

- Les grandes choses peuvent se manifester par de petits signes.

- Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !

- L'homme énergique et qui réussit, c'est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir.

- Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu'une pierre est le fondateur de la civilisation.

- Chaque rêve qui réussit est un accomplissement du désir de dormir.

- Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés.

- Chez la fille, il n'est pas de désir plus grand que celui de protection par le père.

- Quoique vous fassiez, vous ferez mal !

- C'est en pleine lumière que l'on triomphe du désir !

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Publié le 8 Avril 2015

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Instant Karma's gonna get you
Gonna knock you right on the head
You better get yourself together
Pretty soon you're gonna be dead
What in the world you thinking of
Laughing in the face of love
What on earth you tryin' to do
It's up to you, yeah you

Instant Karma's gonna get you
Gonna look you right in the face
Better get yourself together darlin'
Join the human race
How in the world you gonna see
Laughin' at fools like me
Who in the hell d'you think you are
A super star
Well, right you are

Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Well we all shine on
Ev'ryone come on

Instant Karma's gonna get you
Gonna knock you off your feet
Better recognize your brothers
Ev'ryone you meet
Why in the world are we here
Surely not to live in pain and fear
Why on earth are you there
When you're ev'rywhere
Come and get your share

Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Yeah we all shine on
Come on and on and on on on
Yeah yeah, alright, uh huh, ah

Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Yeah we all shine on
On and on and on on and on

Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Well we all shine on
Like the moon and the stars and the sun
Yeah we all shine on
Like the moon and the stars and the sun

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Publié le 8 Avril 2015

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L'eau dit à la vague :
« Tu me bois. »
- « Comment le pourrais-je ?
Repris la vague
Je suis ta bouche. »

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La rosée
Dit au soleil :
« Tu me vois ? »
- « Non, dit le soleil,
Je suis tes yeux. »

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Toutes les femmes
Trompent
Leurs maris
Avec leurs robes.

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Elle mit
Sa robe
Et puis
Le bleu de sa robe
Et elle alla
À un rendez-vous d'amour.
- Et quand elle revint ?
- Elle avait perdu
Sa robe
Elle avait gardé
Le bleu.
- Et depuis ?
- À chaque fois
Qu'elle n'est pas
En robe bleue
Elle se sent
Dévêtue.

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Le jaune mastic
Constipe.

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La lumière
N'est véritablement
Nue
Qu'au bord de l'eau.

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Le miroir
N'a pas
De mémoire.

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Les couleurs
N'ont pas
De métis.

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Le lilas
Est le rose
Qui rêve.

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La mer
Avait
Ouvert
Ses cuisses
Et on sentait
L'odeur
Des algues.

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Midi.
La lumière
Prend
Sa leçon
D'équitation.

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La nuit
Est toujours
Au lit.

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La fenêtre
S'essuyait
Les yeux
Avec le mouchoir
Du rideau.
Il pleuvait.

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La poire
Fit un enfant
À la pomme
Dans l'abricot.

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Les plantes
Mangent
Peu
Le soir
Pour bien dormir.

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Quand
Le brouillard
Ouvrit
Les yeux
Il vit
Que tout
Le regardait.

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Toute vierge
A une
Verge
Dans la voix.

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Le crâne
Au fond
De la tombe
Rit
De la bonne
Farce
Qu'il avait
Faite
Aux hommes.

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Le vinaigre
Eut
Mal au ventre
Pour avoir
Bu
Trop d'huile.

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Quand
La bombe
Voulut
Mettre
L'espace
Dehors
Elle explosa.

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L'eau
Voyageait
Sans permis
Dans la ville
Après la pluie.

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L'auto
N'atteindra
Jamais
La vitesse
De la route.

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Publié le 8 Avril 2015

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Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l'emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l'instantané de velours
Même s'il ne sert à rien

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

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Publié le 8 Avril 2015

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Par les soirs somnolents d'été, lorsque l'azur
A bruni ses derniers reflets d'or ou d'opale,
Chaque étoile, à son rang, dans le ciel vaste et pur
Arrive, et lentement suspend son flambeau pâle.

Bientôt leurs légions se pressent; d'un vol sûr
Toutes vont déployant leur splendeur virginale
Et, sous leurs diamants de feu, l'éther obscur
Brille comme un manteau de reine orientale.

Étoiles, qui donnez à l'espace des fleurs,
Des sourires aux nuits, des hymnes au silence,
Et des rayons à l'ombre et du calme à nos pleurs;

Quand vous montez, la paix pour mon âme commence,
Car je crois, devinant vos mystiques lueurs,
Dans vos yeux d'infini lire l'Amour immense.

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En docile et gentille amante
Attentive à ce que je veux,
Tu m'as remis hier, charmante,
Une mèche de tes cheveux.

Dans le sachet de tulle rose
Enfermant le trésor léger
Ce billet de ta fine prose,
Inattendu, m'a fait songer :

« Pour tisser de ces liens frêles
Que mon âme habita longtemps,
Une chaîne au cœur où tu mêles
Un fouillis d'amours inconstants. »

Je me dis « La leçon est forte,
Et j'en aurais quelque rancœur
Sans le beau don qui réconforte
Et ma conscience et mon cœur. »

Là-dessus, ainsi qu'une chèvre
S'ébrouant dans la fenaison,
Goulûment j'ai plongé ma lèvre
Dans la molle et douce toison.

Mais soudain, nouvelle surprise,
Des mailles du blond écheveau
Un parfum qui trouble et qui grise
M'est monté tout droit au cerveau.

Ces brins fous de ta chevelure,
Comme de flamme pénétrée,
Ont fait courir une brûlure
Intense en mes sens égarés.

Et mon âme, presque inquiète,
En chacun de ces fils ténus
A senti la touche secrète
De sortilèges inconnus.

Pourtant, aux jours de mes détresses,
Maintes fois, fuyant le soleil,
J'avais dans la nuit de tes tresses
Trouvé le calme et le sommeil.

J'avais humé leur senteur douce,
Et jamais leur flot familier
Ne m'avait, en une secousse,
Jeté cet embrun singulier;

Cet arôme riche et bizarre,
Câlin, pénétrant et subtil,
Comme un orchis splendide et rare
Parfois en porte à son pistil,

Ou comme, en des fourneaux étranges
Armés de tubes aux longs cols,
En pourraient avoir des mélanges
D'invraisemblables alcools.

Dis-moi, dans quel philtre sauvage
A plongé ce duvet soyeux ?
Quelle ensorceleuse ou quel mage
L'a muni d'arts prestigieux.

Parle, est-ce bien de ta couronne
Que ces joyaux me sont venus ?
N'aurais-tu pas pillé, friponne,
Le diadème de Vénus ?

Ah ! Ne crains plus que je te brave !
Avec cette chaîne à mon cou
Toujours je serai ton esclave,
Tu me traîneras n'importe où...

Je suivrai jusqu'au bout des mondes,
Plein d'une ivresse sans remords,
Le parfum de tes tresses blondes
Et l'éclat fauve de leurs ors.

Mais, chère, si rien ne peut rendre
La paix à mes centres nerveux,
Au moins daigneras-tu m'apprendre
Le mystère de ces cheveux ?...

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Publié le 8 Avril 2015

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Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s'en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d'un stupide orgueil.

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

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Publié le 8 Avril 2015

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Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro,
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas,
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle,
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux a la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.

Antisocial, tu perds ton sang froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Ecraser les gens est devenu ton passe-temps.
En les éclaboussant, tu deviens gênant.
Dans ton désespoir, il reste un peu d'espoir
Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards.
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
Relever la gueule, je suis la, t'es pas seul
Ceux qui t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient.

Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro,
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas,
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle,
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux a la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.
Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial

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Publié le 8 Avril 2015

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L'oeil grand ouvert de l'ombre, orné de cils d'argent,
Jette ses feux d'opale au sein de la vallée
Qui sommeille et flamboie à la nuit étoilée,
Comme un phosphore blond de la houle émergeant.

Et sa grâce rayonne en la voûte emperlée,
Radieuse parmi les hauts cirrus nageant,
Et les jets refroidis de son halo changeant
Nimbent les nénuphars sur la vague troublée.

Lune très blanche, espoir de mes songes lassés,
Toi, le flambeau veillant des soleils trépassés,
Astre, nocturne fleur au jardin symbolique,

Quand vient sourire en moi la volupté des soirs,
O veille dans mon coeur, douce, mélancolique,
Comme un parfum qui dort au fond des encensoirs.

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Le vent qui grince, au fond des bois mornes et chauves,
Comme des gonds rouillés sous d'énormes vantaux,
Traîne lugubrement, le long des végétaux,
Le pâle tourbillon des feuilles aux tons fauves.

Dans le lointain, cachant la pente des coteaux,
Dorment vieux troncs, rameaux, ponts croulants et guimauves;
Et le merle fuyant vers les horizons mauves,
Jette ses cris plaintifs aux vents orientaux.

Dans les sillons, plus rien, rien sur la plaine nue;
L'âme ressent en elle une crainte inconnue,
Quand le frimas blanchit le sol dur et glacé.

Et l'homme, frissonnant en sa triste demeure,
Voit le ciel automnal ouvrir son flanc blessé
Au soleil, souriant à la terre qui pleure.

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Dressant vers l'horizon sa haute et lourde masse,
Superbe comme un fils courroucé des titans,
Il dresse ses rameaux à travers les autans,
Dans le geste infernal d'un spectre qui grimace.

C'est l'arbre mort, le chêne oublié des printemps...
Il a vu bien des jours passer de cette place
Alors qu'il défiait, plein de force et d'audace,
De son chef orgueilleux le choc altier des temps.

Il est seul, ô misère!... Et, sous la lune froide,
Il dort, tout droit dans l'ombre, inaltérable et roide,
Débris sublime : phare en son obscurité.

Frères, sachez qu'un jour, parmi l'or blond des seigles,
Il a, sous le grand ciel où grandit sa fierté,,
Entre ses bras puissants d'alors, bercé des aigles.

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Tout ce que je connais de vous?... Votre sourire,
Quelque peu votre nom, vos grâces, vos cheveux,...
J'ignore cependant le ciel pur de vos yeux,
Mais je crois que votre âme en leur miroir se mire.

Jamais je n'entendis murmurer votre voix...
Mais je crois qu'elle doit être tendre et bien douce :
Douce, comme un soupçon de brise, sur la mousse,
Et tendre comme un chant de source sous les bois.

Et jamais je ne sus les roseurs de vos lèvres,
Non plus si votre coeur, jadis, a pu chanter...
Mais je crois qu'on a dû, chère âme, palpiter
Quelquefois aux baisers de rêves pleins de fièvres.

Mais ce que je connais, le voici sans retour :
Je connais qu'à vos airs charmeurs, mon âme est prise;
Et pauvre papillon qu'un lis inconnu grise,
Je vous connais assez pour vous aimer d'amour.

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Vous dont le rêve chante aux chants des libertés
Sur des chemins de roc ou des sentiers d'épines;
Vous dont les coeurs nourris d'offrande ou de rapines
Contiennent tant d'espoirs et tant d'étrangetés;

Bohèmes, paladins traîneurs de vétustés,
Coureurs des pics du nord aux landes cisalpines,
Vivez sous vos haillons de lins ou de crépines
Sans avoir senti Dieu s'abattre à vos côtés.

Aux frères, émanés des primes équilibres,
Seuls sous notre destin vous portez vos fronts libres
Comme le flot qui passe et ne craint point l'écueil.

Et puisque vous chantez parmi les fleurs des brandes,
Je veux garder pour vous, de la vie au cercueil,
La voix de mes amours immortellement grandes.

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Chante pour moi ce soir, puisque ton âme chante,
Revis les souvenirs dont l'amour est resté :
Que ce soit d'une voix tranquille mais touchante,
Ce fut pour toi, jadis, que mon coeur a chanté.

Rêve de moi ce soir, puisque ton âme rêve,
Cherche dans nos autans un songe inachevé,
Que ton regard soit doux et ta vision brève
Ce fut de toi jadis que mon coeur a rêvé.

Pleure avec moi ce soir, puisque ton âme pleure
Sur les parfums bien morts d'un jour énamouré.
Sois celle que la nuit de sa grande aile effleure
Ce fut pour toi, jadis, que mon coeur a pleuré.

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Vous passiez, loin de moi, comme une vision
Très douce : et mes regards, quand vous étiez passée,
Vous revoyaient toujours au fond de ma pensée;
Et je fermais les yeux, pleins de l'illusion...

Longeant l'humble pavé qui borde l'avenue,
- À l'heure du retour, heure de fol espoir, -
Je vous voyais encor, ma tant douce inconnue,
Et je vous bénissais d'avoir pu vous revoir...

À quel plus grand bonheur pouvais-je alors prétendre!
Et je disais : Mon Dieu! Si je pouvais l'entendre,
Quelle ineffable joie aurait mon pur amour!

Car qui m'aurait pu dire - ô mystère de l'Être!
Que, rêveur abîmé dans l'éternel « Peut-être »
J'aurais enfin l'honneur de vous parler un jour!

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Comme des nuits, il est des jours,
Où l'on sent que sombres toujours,
Passent les choses;
Des jours où l'on voit, sans rancoeurs,
Crouler sur les débris des coeurs
Les amours roses.

Comme des jours, il est des soirs,
Où bercés par nos vains espoirs,
O rêves sombres!
Des soirs où toutes voluptés
Répandent parmi leurs clartés
D'étranges ombres.

Comme des soirs, il est des nuits,
Où la voix lasse des ennuis
Tremble à nos portes.
Des nuits où le front dans la main,
Nous pleurons sur le vieux chemin
Des roses mortes.

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