• RÉMELFING EN MUSIQUE

    7ème édition - 14 mai 2016 

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    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494

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     Exaltations musicales, élévation d'un sentiment vivant... (Copier-coller les liens ci-dessus)

    Métronomy, à 12 minutes 57 secondes : " Anna Prior... Everything goes my way. "...

    https://www.youtube.com/watch?v=0qOmV9jLaKE

    " Alain Bahung... La nuit, je mens. "... 

    https://www.youtube.com/watch?v=qAfmdtS7QHo

    " Alain Bahung... Bruxelles. "...

    https://www.youtube.com/watch?v=4SBELhF69x0 


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  • LICORNE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une fantaisie dans la vallée de la pierre blanche.
    L’être d’une allégorie, celle de la licorne ;
    Fabuleux cheval à la corne d'ivoire, qui tranche
    D'un seul coup de tête les esprits qui fanfaronnent.

    Les rus d'eau ne sont à l’origine d’aucunes sources.
    C’est le ciel dispensateur d’un crachin diffus,
    Qui jusqu’à l’éphémère ornière en fin de course,
    Auréole d’ondée les jachères d’herbes touffues.

    Le chemin s'endigue au devant d’un panneau où,
    Sans laisser d’empreintes chimériques aux abois,
    Tout s’oppose à l'idée sans la raison d’un coup
    À s’aventurer pour fuir par-delà l’endroit…

    Armand Rothan Manny


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  • Des choses se passent à l'instant !
    Comme des êtres surgissant à la fois
    Des fleuves, des forêts et des océans.

    Le miroir d'une flaque, perlée de soie,
    S'accroche aux branches se sustentant
    À l'arbre aux mille moulins à prières.

    Peignant les étendus d'un vert sylvestre,
    Teinte d'espoir, pour ceux qui croient d'autant,
    Que la pluie s'abreuve de nourritures terrestres.

    Le frisson du vent se mêle au soleil,
    Qu'impressionnent les yeux à fixer le ciel,
    À écouter ce calme des solitudes dénudées,
    Où les bois pleurent de leurs écorces mouillées...

    Armand Rothan Manny


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  • Quel bonheur de sentir monter en soi,
    Toute cette vie suprême, toute simple ;
    Amalgame de sensations et d'émois,
    Enfin que les visions claires soient humbles.

    Au petit jour quand les frimas s'animent,
    Le voile se lève, virevolte dans les airs
    Plus ascendants, d'un coup sans déprime,
    C'est le commencement sensible d'une ère.

    Les sensations sont des couleurs d'aquarelles,
    Diluées aux larmes douces du cœur,
    On peut le laisser pleurer, c'est naturel,
    Son sang est translucide, plein de senteurs.

    La lactescence imaginaire sort des entrailles,
    C'est elle qui permet de prolonger la vie,
    Bien au-delà de celle qui nous tenaille,
    À chaque instant où toujours on a fuit...

    Armand Rothan Manny

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  • Le vent fredonne, le sable d'or virevolte,
    À s’étourdir d’une farandole à toute volée.
    Tant le firmament se moutonne, désinvolte,
    D’un banc de nuages qui refuse à le voiler.

    Un contour mauresque s’image au devant
    D'un horizon de dune ambré, où le regard noir
    D'une féline apparition d'un nouveau temps,
    Diffuse une pensive vision à l'ombre du soir.

    Se laisser savourer de boissons vivantes,
    À peine le temps de ce léger coup de brise,
    Où les yeux s'éblouissent et que la voix chante
    Ces airs tiédis par une lumière imprécise.

    L'allure attise les élans câlins et sereins,
    Comme une délicate fragrance d'un mélange,
    Où le désir se sauve et n'a besoin de rien,
    Sinon d’une tendre appétence qui démange...

    Armand Rothan Manny

    À propos de poésie... About poetry !

    Dans le langage ordinaire, les sons des mots sont secondaires. C'est leur sens qui compte. Les poètes, eux, travaillent les sonorités pour qu'elles contribuent à la création du sens et à la musique des vers. Le langage poétique a souvent recours à des comparaisons et des métaphores. Ces images rapprochent deux réalités plus ou moins éloignées; elles s'adressent à l'imagination du lecteur. Bref, la poésie veut être une puissance d'enchantement qui charme profondément l'auditeur ou le lecteur. C'est pourquoi la poésie est conçue, dès son apparition, pour être chantée ou récitée, comme le font au Moyen Âge ménestrels et troubadours. Elle entraîne l'élaboration d'un nouveau langage qui repose sur le rythme et les sonorités, l'unité du vers et celle de la strophe... Toutefois, vers le milieu du XIXe siècle, les poètes se sont affranchi des règles de versification et ont créé leurs propres normes poétiques. La versification libre tel qu’on l’entend au sens moderne du terme prend racine avec le mouvement précurseur des " Symbolistes ".

    Mais qu'est-ce donc que la poésie ?

    La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas. C'est le lien entre nous et le réel absent. C'est l'absence qui fait naître les poèmes. Pour Pierre Reverdy : " Le poète est un four à brûler le réel ". C'est pourquoi les mots ont tant d'importance pour lui - et tant de valeur - les rapports des mots entre eux, le rythme et les assonances de la phrase. Il ne dispose de rien d'autre que ça... Pour Gaston Bachelard : " Le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l’émotion poétique dans l’âme du lecteur "... Paul Eluard, affirmait lui : " Que le poète est plus celui qui inspire que celui qui est inspiré ".
     
    Donc la vraie poésie est la seule qui parvient à éveiller de l’intérêt chez le lecteur. La vraie poésie va s’adresser directement, sans transiter par l’intellect, au poète en éveil qui réside en chacun de nous. Humainement : " Nous sommes tous poètes ! "... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage, devant la beauté. Mais comme les images assez fortes pour réveiller notre instinct poétique ne se présentent pas constamment devant nous, le poète s’en charge.
     
    Le poète a donc pour mission de multiplier en nous les moments d’émotions intenses que nous vivons quand nous prenons conscience de la beauté autour de nous. Il le fait par l’éclat de son langage et par l’abondance des images qu’il nous offre. Le poète s’efforce de réveiller le poète endormi en nous. Il nous empêche de perdre conscience de la beauté du monde. Ce qui est fort important. Car la beauté est l’art pur. Elle est ce qui nous console de vivre. Un petit proverbe persan exprime parfaitement cette importance de la beauté dans notre vie : " Si tu me donnes deux pains, j’en vendrai un pour acheter des jacinthes pour nourrir mon âme ". La poésie est aussi un jeu du langage. Pour exprimer la beauté le poète utilise les mots, les sonorités, le rythme. Le poète joue avec les sons et par là, inconsciemment, reproduit un plaisir oublié de son corps : le jeu des sons.

    La poésie sourd du plus profond de l’enfance du poète. Du temps où, enfant, les sons et les rythmes étaient ses seuls jouets. En effet, le bébé dans son berceau découvre à un moment, que certains organes de son corps produisent un bruit. Il éprouve alors un plaisir très vif à reproduire ces sons qu’il rythme de plus en plus rapidement avec les mouvements de ses pieds et de ses mains. Il s’enivre, on dirait, des sonorités que sa bouche produit dans son apprentissage du langage. Ce plaisir se poursuit tout au long de l’enfance, quand l’enfant joue avec les mots, fabrique des comptines, les déplace comme des jouets pour construire des phrases qui le font rire et lui procurent des émotions. Comme l’enfant, le poète s’enivre lui aussi des sonorités des phrases et revit inconsciemment ce très ancien plaisir du corps et des jeux. La poésie est donc très sensuelle.

    Le poète, bien loin d’habiter les nuages, est l’être qui vit le plus près de son corps. Le plus près de ses sens. Pour écrire le poète utilise davantage ses sensations que son intellect... Il est, comme le dit Paul Éluard : " Un professeur des sens ". Il nous apprend à ressentir. Il est facile de découvrir, en lisant les poètes, que constamment ils regardent, écoutent, sentent, touchent et goûtent. On dit même, que cette sensualité de la poésie explique le manque d’intérêt des occidentaux à son égard. Notre éducation nous portant à repousser les plaisirs du corps, le plaisir du jeu, le plaisir de vivre. Tandis que les peuples primitifs et les Orientaux sont naturellement ouverts, eux, à la poésie. Aussi, la poésie est-elle toujours la première littérature d’un peuple. Il y a toujours chez un peuple de grands poètes avant d’y avoir de grands romanciers.

    La poésie et le rêve utilisent pour construire leurs images l’énergie libre de l’inconscient. Il devient plus facile de comprendre la poésie moderne si on l’aborde comme on aborde ses rêves. Si absurdes que nos rêves puissent nous apparaître parfois, jamais nous leur refusons une secrète signification. La poésie et les rêves sont produits par un processus de l’inconscient qui fond ensemble plusieurs pensées dans la même image. Une image qui a plusieurs sens contient plus d’émotion.

    La poésie, comme le rêve, donne elle aussi la parole aux voix oubliées en nous. Celles qu’essaie de faire taire notre éducation. Elle construit ses images à partir de la mémoire du poète. leurs racines sont profondément enfouies dans son corps et dans sa vie, comme le rêve dans le corps du dormeur. Sauf que, alors que le dormeur est coupé de la réalité, le poète demeure lui, en contact étroit avec le réel. Il est plutôt dans un état de rêverie, comme dit Gaston Bachelard. Et c’est cette différence de contact avec la réalité qui donne de la poésie, et non un rêve.

    Le poète est un rêveur éveillé qui parvient à nous donner une vision exacte du monde et des images qui s’y trouvent. Car notre éducation et notre usure de vivre finissent par nous voiler la réalité. À force de les regarder nous ne voyons plus les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous pensons qu’elles sont. Le poète nous rend notre regard d’enfant. Notre regard premier. L’homme a inventé le langage pour décrire avec des mots les images de ce qu’il voyait. Le poète fait l’opération inverse : il utilise les mots pour repeindre les images exactes.

    La poésie, comme le dit Octavio Paz, c’est : " Les paroles éparses du réel. La vraie poésie doit donc être capable de frayer son chemin toute seule jusqu’à notre cœur pour y empêcher nos émotions de se dessécher, en ravivant en nous les images de la beauté du monde. La poésie est un échange entre tous, à un niveau de conscience où les phrases deviennent porteuses d’une signification, à la fois plus lourde et plus légère que les mots eux-mêmes, et que l’esprit saisit d’emblée sans traduire. "...

    Armanny


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