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    Jean-Marie Rohé ... Visages filigranes

     

    Après un long silence, source de féconde maturation, Jean-Marie Rohé nous revient avec ses Visages filigranesUn recueil qui s’apparente moins à une galerie de portraits thématiques, où l’arbre donnerait la main à l’amant qui serrerait contre lui la mer entière, mais à un somptueux éventail de cartes, dont chaque figure constitue un bel atout. Qu’il se fasse délicat troubadour pour chanter la femme aimée, qu’il célèbre en peintre attentif le paysage dans la splendeur de ses nuances, qu’il feuillette avec autant d’avidité que de patience les saisons, ou qu’il exprime sa révolte pour dénoncer la violence et l’égoïsme de notre société, Jean-Marie Rohé témoigne avant tout d’une vigilante et amoureuse attention à la vie, dont il épouse les multiples registres. En attestent de façon éloquente les lettres-parenthèses de son recueil qui s’ouvrent et se ferment comme les portes d’un tabernacle sur le vivant trésor de la poésie ...

    Cosmos

    On voudrait parler aux astres
    pour négocier leur conquête
    mais ils se rient du stratagème
    avec l’incommensurable silence
    de leurs glaciations et de
    leurs fournaises méthaniques.
    Elles dissolvent les particules de nos envies
    avec le sens inné
    de la distance ou de l’asphyxie.

    Le tao cosmique de leur beauté nocturne
    en scelle le mystère par
    l’exclamation des comètes.
    Seuls quelques poètes
    leur répondent avec le clignement
    tellurique de leurs mots
    qui s’éteignent comme des naines
    condamnées au bûcher orbital
    d’inéluctables révolutions.

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    https://www.editionsdutourneciel.fr/home/46-visages-filigranes-9791095248217.html


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  • Sur le sol que l’on touche à peine,
    Les feuilles s’envolent au vent épars,
    Balayées d’une aérienne haleine
    Au bruissement d’un air du départ.
     
    Les feuillages se parent de couleurs
    Mordorées éclatantes, vermeil
    Coloris revêtant d’ardeur
    Le pastel de l’éveil sensoriel.

    Les pensées exhalent le désir,
    Que l’incandescence brûle fibreuse,
    Sans qu’un instant ne puisse saisir
    L'essence de cette saison frileuse.

    Armand Rothan Manny

    (Cliquez sur les liens ci-dessus et mettre le son)

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494
    http://www.ipernity.com/doc/armanny/531213


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  • Quel bonheur de sentir monter en soi,
    Toute cette vie suprême, toute simple ;
    Amalgame de sensations et d'émois,
    Enfin que les visions claires soient humbles.

    Au petit jour quand les frimas s'animent,
    Le voile se lève, virevolte dans les airs
    Plus ascendants, d'un coup sans déprime,
    C'est le commencement sensible d'une ère.

    Les sensations sont des couleurs d'aquarelles,
    Diluées aux larmes douces du cœur,
    On peut le laisser pleurer, c'est naturel,
    Son sang est translucide, plein de senteurs.

    La lactescence imaginaire sort des entrailles,
    C'est elle qui permet de prolonger la vie,
    Bien au-delà de celle qui nous tenaille,
    À chaque instant où toujours on a fuit.

    Armand Rothan Manny

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    Les commentaires de : L'Amour est dans le Pré 2019 - Pseudonyme : Bertrando

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  • Dans la rue se frottent les gens,
    Les regards furtifs ne voyant pas, 
    Le clochard philosophe qui à l'instant, 
    Éternue et pense qui vivra, verra.
     
    La soupe est souvent bonne au coin, 
    Près des lampadaires bleuissants ; 
    C'est là que tout le monde se rejoint, 
    Pour s'éclater d'un rire bon enfant.
     
    Les pavés sont souvent souillés,
    Par un mélange de larmes tristes ; 
    Mais aussi celles d'une destinée, 
    Qui voie s'envoler le temps très vite.
     
    Quelquefois le bitume se soulève,
    Pour laisser pousser hors de terre,
    Une multitude de fleurs de rêve ; 
    Qui caressent des seins imaginaires.
     
    Le tout est arrosé, nourrit d'une pluie ; 
    De grosses gouttes lourdes, d'une légèreté, 
    Comme le baisé suave d'une nuit,
    Dans laquelle on se blottirait rassuré.
     
    Armand Rothan Manny

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  • Lorsque on a vécu ses jeunes années à côté des locomotives à vapeur, on en garde quelques souvenirs ... Les lucifériennes ferrailles soufflaient, chuintaient ou sifflaient selon leurs va-et-vient ... Elles crachaient leurs volutes de fumées blanches ou noires, poussaient d'inquiétants mugissements lorsqu'elles quittaient leurs garages pour aller filer ailleurs très loin, sur les grandes lignes de Sarreguemines vers Sarrebruck, Strasbourg-Hausbergen-Port du Rhin, Mulhouse-Nord, Bâle-Muttenz, Nancy-Blainville, Metz-Frescaty ... Destinations trop lointaines pour l'enfant que j'étais ... Un feu permanent habitait ces dragons d'acier, c'est souvent d'en haut d'un talus que je les observais. Si d'aventure mon père m'emmenait avec lui faire un trajet sur une locomotive ... Les roues impressionnantes, les bielles, les tuyauteries sous pression, les jets de vapeur bouillante et les odeurs d'huile chaude qui s'en échappaient me révélaient la véritable existence de ces ardentes géantes. Elles faisaient parties de mon enfance, allaient et venaient, telles de grosses bêtes domestiques qui obéissaient à des serviteurs habillés en bleu de chauffe, aux visages noircis, qui trimaient à la pelle à charbon pour nourrir leurs cœurs de braise. Elles étaient là sous mes yeux, je les côtoyais admiratif et inquiet ... Je les croyais éternelles ... Elles se sont effacées comme l'évanescence de la neige qui fond silencieusement dans l'eau.

    Armand Rothan Manny

    À propos de poésie ... About poetry !

    La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.
    " Nous sommes tous poètes ! " ... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique face à une révélation, un horizon, une situation, un moment fugitif, un instant surréaliste.

    Armanny

    Une étoile pour la Mikado !
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    https://www.youtube.com/watch?v=abrUEq7MHuI


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