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Mister Jones

Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu !

BOHÈME... | 07 mai 2012

Lueur charbon, les pupilles de nobles tziganes,
Aux fourberies de bateleurs et voleurs de poules,
Se réchauffent de souvenirs comme d'une manne
Solaire laissant dorer l'embonpoint des citrouilles.

Au fil de la rivière, la pluie mêle ses couleurs,
Aux alevins d'argent qui frétillent à venir jouer
Avec les faisceaux lumineux qui les effleurent
D'une étreinte aux scintillements édulcorés.

Où vas-tu, Zingaro ? Je reviens en Bohème…
Là où les terres de Moravie aspirent le ciel,
Là où les méandres se nourrissent encore des mêmes
Astres que les nuages qui se sustentent de miel...

Armand Rothan Manny

J'aime les nuages...
Les nuages qui passent...
Là-bas... Là-bas...
Les merveilleux nuages !

(Charles Baudelaire, L'Étranger)

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Publié par Armanny à 00:53:53 dans De "L'ivresse des sens" au "Chat lumière"... | Commentaires (1) |

ÉTOILE DU VENT... | 07 avril 2012

Forcer la vision des yeux tentacules,
Au regard fébrile happé d'universalité,
Laissant l'émotion dévorer jusqu'à satiété,
La nourriture d'un océan noctambule.

Un peu de ce miel qu'une envie banale,
D'un nectar subtil, suc des sens si troublant,
Des mots qui s'écoulent, à l'horizon couchant,
Aux sensations lascives d'un érotisme astral.

La falaise se jette dans le vide de l'écume rieuse.
Voltigeur à voler ; l'oiseau, étoile du vent,
Ondule en glissade dans l'outre ciel, touchant
D'un coup d'aile la crête des vagues coléreuses...

Armand Rothan Manny

Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers….

(Charles Baudelaire, L’appel du large)

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Publié par Armanny à 00:04:00 dans De "L'ivresse des sens" au "Chat lumière"... | Commentaires (1) |

LICORNE... | 07 mars 2012

Le lys en parterre dans la vallée de la pierre blanche.
C'est ici que commença la légende de la licorne ;
Cet étrange animal à la corne d'or, qui tranche
D'un seul coup de tête les esprits qui fanfaronnent.

Les rus d'eau ne sont à l'origine d'aucunes sources.
C'est le ciel dispensateur qui les nourrit en jets diffus,
Telle une apparence disparate, en pleine course
À disparaître dans une jungle, aux herbes touffus.

Un chemin de traverse se croise et se perd là, où
Sans une trace vraiment visible, sous le pas maladroit
Qui s’avance en louvoyant comme l’effroi d’un fou
Hurlant toute sa déraison par-dessus les toits…

Armand Rothan Manny

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire…

(Guillaume Apollinaire, Nuit rhénane)

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Publié par Armanny à 00:08:05 dans De "L'ivresse des sens" au "Chat lumière"... | Commentaires (0) |

SUITE DE FIBONACCI... | 07 février 2012

Loin
De
Ces peines
Irascibles
Une pensée emmène
La seule raison invisible
Expulsant l'être du néant à vivre comme tel…

Armand Rothan Manny

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon…

(Arthur Rimbaud, L'Éternité)

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Publié par Armanny à 22:13:39 dans De "L'ivresse des sens" au "Chat lumière"... | Commentaires (0) |

NOURRITURES TERRESTRES... | 07 janvier 2012

Des choses se passent à l'instant !
Comme des êtres surgissant à la fois
Des fleuves, des forêts et des océans.

Le miroir d'une flaque, perlée de soie,
S'accroche aux branches se sustentant
À l'arbre aux mille moulins à prières.

C'est ce moment que caresse le temps,
Peignant les étendus d'un vert sylvestre,
Teinte d'espoir, pour ceux qui croient d'autant,
Que la pluie s'abreuve de nourritures terrestres.

Le frisson du vent se mêle au soleil,
Qu'impressionnent les yeux à fixer le ciel,
À écouter ce calme des solitudes dénudées,
Où les bois pleurent de leurs écorces mouillées...

Armand Rothan Manny

Cheminer d'arbre en arbre
Explorant l'éphémère
Aller d'arbre en arbre
Dépistant la durée...

(Andrée Chédid, Tant de corps et tant d'âme)

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Publié par Armanny à 00:58:20 dans De "L'ivresse des sens" au "Chat lumière"... | Commentaires (0) |

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Mes impressions...

Poésie et vapeur m’évadent...
Ah ! Que la pensée est belle
Quand on lui trouve des images...
Aimez les jardins, la pluie,
Les orages, la vague des saisons...
Le voile d’un sourire,
Le langage des fleurs,
Les choses muettes...
Toujours, derrière les nuages,
Existera ce même soleil...

Si cela fait du bien quand on a mal ?
Quand on écrit de la poésie, c’est
Souvent sous l’appel d’une certaine
Souffrance et pouvoir s’en guérir.
Et quand on s’en guérit,
On va vraiment mieux ...
Plus on va mal, mieux on va !
C’est là que la source d’inspiration
Est la plus présente.
Être dans l’attente d’une souffrance,
Pour pouvoir l’exprimer...

Il faut de la mélancolie pour écrire.
De la mélancolie et de la solitude.
De la guitare larmoyante.
Une chanson qu’on écoute
Pour la énième fois.
Qu’on se repasse en boucle.
Avec ce sentiment
D’on ne sait quoi,
Qui nous remplit
D’un triste émoi.
Ma métamorphose me conduit
Vers un nouveau moi...

Il faut une soirée
Comme une autre pour écrire.
Une soirée sans rien de spécial.
Où notre corps fatigué laisse
S’échapper des maux mal soignés.
Alors les pensées
Nous emportent bien loin.
Loin dans le passé.
Loin dans le futur.
Dans des moments qu’on aimerait
Toucher du bout des doigts.
Comme un refuge parfois.
A l’aube ou au crépuscule.
D’un souvenir ou d’un rêve...

Il faut avoir envie
De pleurer pour écrire.
Pleurer de tristesse,
De regret, d’envie d’aimer.
Peu importe l’objet,
On a envie de donner.
On sent dans nos veines
La force de l’amour à déverser.
Ces soirs là on pourrait
Tout pardonner au passé.
Pardonner à tous ces êtres
Qui nous ont blessé.
Dire que ce n’est rien
Et que l’on continue
A vivre malgré tout.
Et nos yeux sont lourds de sommeil.
Alors on s’endort
Légèrement saoulé.
La trêve avec nous-même
Fut éphémère.
Mais au petit matin,
Elle nous a donné la force d’exister...

On lit et on écrit de la poésie,
Pas parce que c’est joli.
On lit et on écrit de la poésie,
Parce que l’on fait partie
De l’humanité et que l’humanité
Est faite de passion.
C’est pour cela que l’on vit...
Quand on se trempe
Dans la poésie, on touche
Les limites de son âme...
Et peut-être ne comprennent
Que ceux qui ont touché
Cette profondeur...
La poésie s’adresse directement,
Sans passer par l’intellect,
Au poète qui réside en chacun de nous.
Car nous sommes tous poètes.
Nous sommes tous capables
De nous émerveiller,
De ressentir une émotion poétique
Devant un paysage,
Devant la beauté…

La poésie se lit
Dans l’eau transparente
Des torrents
La poésie s’écrit
Dans l’ivresse du bonheur
Ou dans l’intense douleur

La poésie se lit
Dans les traits
De l’aimé
La poésie s’écrit
Avec les battements
Du cœur

La poésie se lit
Dans le sourire
Que dessinent les lèvres
La poésie s’écrit
Dans l’émoi
De l’instant

La poésie se lit
Dans les regards
Perdus
La poésie se lit
La poésie s’écrit
La poésie redonne vie...

Les hommes apprennent à aimer
La personne qui les attire !
Alors que les femmes,
Elles sont de plus en plus
Attirées vers la personne
Qu’elles aiment !
Le couple est une thérapie !
Quand l’un des deux
Guérit, il s’en va...

Aujourd’hui, on prend
Notre petit déjeuner,
Et on trouve cela excitant !
Dans un mois, on se voit
Tous les jours, on trouve
Cela agréable !
Dans six mois, on habite
Ensemble, on trouve
Cela normal !
Sur la table, j’ai mis
Une toile cirée...
Dans deux ans, on n’a plus
Rien à se dire !
Dans quatre ans, on se quitte,
Et je déchire la toile cirée...
Elle serra passé à côté de lui,
Juste à côté de lui sans le voir.
Parce qu’il était de ces âmes
Qui ne font aucun signe,
Mais qu’il faut patiemment
Interroger, sur lesquelles
Il faut poser le regard...

De toute façon,
Il n’est plus besoin
De se marier aujourd’hui.
Pour que cela dure,
Ces trucs là !
On commence par boire
Dans le même verre,
Puis on finit par se mettre
Du coton dans les oreilles,
Pour ne plus s’entendre ronfler.
La passion, l’amour, le rêve...
Et tout ça ! Pour fuir !
Mais, où est la tendresse ?...

Quand on dit : « Je t’aime » !
C’est qui « Je » ?
Est-ce que l’on est sûr
De soi pour dire « Je » ?
En s’adressant à la personne
Que l’on aime. Qui est-t-elle ?
C’est qui le « t’ » ? Une fiction,
Une réalité, une reconstruction ?
Et « Aimer » ? On aime le chocolat,
La vitesse, la musique, « ? »...
Et puis on aime l’être de sa vie !
Il vaut mieux ne pas le dire,
Mais le montrer en ayant le soucis
Des signes qu’autrui donne
Et s’offrir le plaisir d’exister...

La société qui engendre et cultive
L’apathie, comme si c’était une vertu.
L’apathie est une solution !
C’est plus facile de tomber
Par la drogue, que d’affronter la vie.
De voler ce que l’on a envie,
Que de le gagner !
De battre un enfant,
Que de l’élever !
L’amour par contre demande
Des efforts, du courage.
Aimer est le souci de voir
Grandir l’autre...

Le « Mal » est un vide,
Qui doit être comblé,
Qui doit toujours s’attaquer
A quelque chose.
C’est pour cela qu’il est actif,
Plus fort que le « Bien »,
Qui est passif,
Qui se suffit à lui-même.
Et pourquoi le « Mal »,
Est-il un vide ?
Le « Mal » est un vide,
Car il ne peut jamais
Être satisfait...

Souffrir,
C’est comprendre.
Comprendre,
C’est avoir de la compassion.
Avoir de la compassion,
C’est aimer...

Qu’ils sont tristes,
Les trains manqués,
Peut-être le bonheur
N’est-il que dans les gares ?
Ces endroits où il y a des secondes
Magiques d’oubli de soi.
Comme un quai des départs,
Où l’on peut partir vers d’autres
Lieux improbables...
Le temps ne s’y écoule pas ailleurs.
Les aiguilles d’une horloge de gare
Ne marquent pas seulement
Les minutes qui passent...
Elles déterminent le destin !
« Trop tôt » ou « Trop tard »
« Pas encore » ou « Jamais plus »
Sans cesse pour moi,
Un sentiment d’instant
De flottement à l’état pur...

Écrire pour que se réalise,
Sous sa forme
La plus spontanée,
La plus immédiate,
Ce dégagement
Des sens et des objets.
Pour vivre ce pur élan,
Aucun effort
Ne doit être nécessaire.
Chaque aube change
Et recrée notre être
Pour retrouver le temps
D’un éclair la vraie vie.
L’aube véritable
Ne dure qu’un instant.
Une poésie qui est née à l’aube,
A cette heure indicible
Du commencement absolu.
C’est dans ce creux temporel
Où se produit
Une explosion de force,
De pensée,
Et une giclée d’existence.
D’un seul coup,
Le silence devient un cri
Et l’immobilité se mue en un frisson.
Naissante depuis les brumes
De l’adolescence,
Par les chemins de traverse ;
La poésie est restée ma confidente
Dans ma réflexion
D’une « pierre philosophale »
Non celle du « paraître »,
Celle qui par une simple
« Alchimie du verbe »
Saura nous rendre humain...

En chaque cercle la vie
Engendre de nouvelles formes
Et chaque coquille renferme
Des perles que le soleil
N’a jamais vues...

Il n’existe sûrement rien
D’autre que l’unique raison
D’être du moment présent.
Toute la vie est une
Succession de moments.
Si on comprend parfaitement
Le moment présent,
Il n’y aura rien d’autre à faire
Et rien d’autre à poursuivre...
Etais-je aveugle et sourd ?
Ou bien fallait-il nécessairement
La lumière d’un contrecoup pour
M’éclairer sur ma vraie nature...

Un jour, votre amie,
Vous propose la rupture...
Et vous entendez
Une chanson à la radio !
Les paroles parlent
Exactement de la situation.
L’émotion vous submerge
Comme jamais auparavant ;
Cette chanson vous l’avez entendu
Des centaines de fois !
Mais ce jour là,
Vous êtes saisi par
Cette sensation incroyable ;
Vous, vous sentez vivant,
Même si c’est un peu de la torture...

Pourquoi les gens mentent ?
Ils mentent parce qu’ils ont peur
De faire souffrir et peur de souffrir.
Voilà pourquoi ils mentent.
Même, s’il n’y a plus rien à se dire.
C’est la vérité qui blesse,
Ou le mensonge qui tue ?
Au final, une affaire
De vie ou de mort !
Même quand on a été trahi,
Il suffit d’un instant vrai
Pour que tout s’illumine
Et rende le désir...
Vivre, comme si on voulait
Voir sans cesse se répéter
Ce que l’on va faire...

Dans une vie,
Parmi tout le monde
Que l’on pourra connaître,
On est l’unique personne
Que l’on ne va jamais
Quitter ou perdre...

ME CONTACTER...

armanny@wanadoo.fr

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