Publié le 5 Mars 2026

Une fantaisie dans la vallée de la pierre blanche.

L’être d’une allégorie, celle de la licorne ;
Fabuleux cheval à la corne d'ivoire, qui tranche
D'un seul coup de tête les esprits qui fanfaronnent.


Les rus d'eau ne sont à l’origine d’aucunes sources.
C’est le ciel dispensateur d’un crachin diffus,
Qui jusqu’à l’éphémère ornière en fin de course,
Auréole d’ondée les jachères d’herbes touffues.

Le chemin s'endigue au devant d’un panneau où,
Sans laisser d’empreintes chimériques aux abois,
Tout s’oppose à l'idée sans la raison d’un fou,
À s’aventurer, courir par-delà l’endroit.

Armand Rothan Manny

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Rédigé par Armanny

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Publié le 7 Novembre 2020

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" Le Victoria " à Wittring ... " Le Che dans les haubans "

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Ben Mourer, du pont, a sauté à l'élastique ... Bravo à lui !

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Carmen Taffo

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Dates des concerts en 2026

 

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Smoke On The Water ... Drum cover by Sina

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Everything Goes My Way ... Anna Prior

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Le Vent Nous Portera ... Mea Culpa Jazz

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https://www.youtube.com/watch?

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La Nuit Je Mens ... Alain Bashung

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Une saison en enfer ... Arthur Rimbaud

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À propos de "Mister Jones" ! ... About "Mister Jones" !

Généreux, Mister Jones est un homme attachant. Cependant il souffre d'une maladie appelée psychose maniaco-dépressive qui l'entraine parfois à des actes inconsidérés, mettant en danger sa propre sécurité et celle des autres. Un temps, il va se retrouver placé en hôpital psychiatrique.

Avec Richard Gere, Lena Olin, Anne Bancroft. Réalisation : Mike Figgis (1993)

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https://www.youtube.com/watch?v=1m9dE-3kF2g&t=6s

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Visages filigranes ... Jean-Marie Rohé 

 

Après un long silence, source de féconde maturation, Jean-Marie Rohé nous revient avec ses Visages filigranesUn recueil qui s’apparente moins à une galerie de portraits thématiques, où l’arbre donnerait la main à l’amant qui serrerait contre lui la mer entière, mais à un somptueux éventail de cartes, dont chaque figure constitue un bel atout. Qu’il se fasse délicat troubadour pour chanter la femme aimée, qu’il célèbre en peintre attentif le paysage dans la splendeur de ses nuances, qu’il feuillette avec autant d’avidité que de patience les saisons, ou qu’il exprime sa révolte pour dénoncer la violence et l’égoïsme de notre société, Jean-Marie Rohé témoigne avant tout d’une vigilante et amoureuse attention à la vie, dont il épouse les multiples registres. En attestent de façon éloquente les lettres-parenthèses de son recueil qui s’ouvrent et se ferment comme les portes d’un tabernacle sur le vivant trésor de la poésie ...

 

Cosmos

On voudrait parler aux astres
pour négocier leur conquête
mais ils se rient du stratagème
avec l’incommensurable silence
de leurs glaciations et de
leurs fournaises méthaniques.
Elles dissolvent les particules de nos envies
avec le sens inné
de la distance ou de l’asphyxie.

Le tao cosmique de leur beauté nocturne
en scelle le mystère par
l’exclamation des comètes.
Seuls quelques poètes
leur répondent avec le clignement
tellurique de leurs mots
qui s’éteignent comme des naines
condamnées au bûcher orbital
d’inéluctables révolutions.

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https://www.editionsdutourneciel.fr/home/46-visages-filigranes-9791095248217.html

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Parution nouvelle : Lézardes du Silence ... Jean-Marie Rohé

 

Un recueil qui suggère un monde intérieur sans bruit d'où s'échappent les nuées vives et ardentes d'un vivant menacé mais rayonnant de beauté. 

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https://librairiegeosphere.com/livre/20261769-lezardes-du-silence-jean-marie-rohe-tourneciel

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Rédigé par Armanny

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Publié le 7 Novembre 2019

Quel bonheur de sentir monter en soi,
Toute cette vie suprême, toute simple ;
Amalgame de sensations et d'émois,
Enfin que les visions claires soient humbles.

Au petit jour quand les frimas s'animent,
Le voile se lève, virevolte dans les airs
Plus ascendants, d'un coup sans déprime,
C'est le commencement sensible d'une ère.

Les sensations sont des couleurs d'aquarelles,
Diluées aux larmes douces du cœur,
On peut le laisser pleurer, c'est naturel,
Son sang est translucide, plein de senteurs.

La lactescence imaginaire sort des entrailles,
C'est elle qui permet de prolonger la vie,
Bien au-delà de celle qui nous tenaille,
À chaque instant où toujours on a fui.

Armand Rothan Manny

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Rédigé par Armanny

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Publié le 9 Février 2019

Dans la rue se frottent les gens,
Les regards furtifs ne voyant pas, 
Le clochard philosophe qui à l'instant, 
Éternue et pense qui vivra, verra.
 
La soupe est souvent bonne au coin, 
Près du lampadaire bleuissant ; 
C'est là que tout le monde se rejoint, 
Pour s'éclater d'un rire bon enfant.
 
Les pavés sont souvent souillés,
Par un mélange de larmes tristes ; 
Mais aussi celles d'une destinée, 
Qui voie s'envoler le temps très vite.
 
Quelquefois le bitume se soulève,
Pour laisser pousser hors de terre,
Une multitude de fleurs de rêve ; 
Qui caressent des seins imaginaires.
 
Le tout est arrosé, nourri d'une pluie ; 
De grosses gouttes lourdes, d'une légèreté, 
Comme le baisé suave d'une nuit,
Dans laquelle on se blottirait rassuré.
 
Armand Rothan Manny

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Rédigé par Armanny

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Publié le 7 Décembre 2018

Lorsque on a vécu ses jeunes années à côté des locomotives à vapeur, on en garde quelques souvenirs ... Les lucifériennes ferrailles soufflaient, chuintaient ou sifflaient selon leurs va-et-vient ... Elles crachaient leurs volutes de fumées blanches ou noires, poussaient d'inquiétants mugissements lorsqu'elles quittaient leurs garages pour aller filer ailleurs très loin, sur les grandes lignes de Sarreguemines vers Sarrebruck, Strasbourg-Hausbergen-Port du Rhin, Mulhouse-Nord, Bâle-Muttenz, Nancy-Blainville, Metz-Frescaty ... Destinations trop lointaines pour l'enfant que j'étais ... Un feu permanent habitait ces dragons d'acier, c'est souvent d'en haut d'un talus que je les observais. Si d'aventure mon père m'emmenait avec lui faire un trajet sur une locomotive ... Les roues impressionnantes, les bielles, les tuyauteries sous pression, les jets de vapeur bouillante et les odeurs d'huile chaude qui s'en échappaient me révélaient la véritable existence de ces ardentes géantes. Elles faisaient parties de mon enfance, allaient et venaient, telles de grosses bêtes domestiques qui obéissaient à des serviteurs habillés en bleu de chauffe, aux visages noircis, qui trimaient à la pelle à charbon pour nourrir leurs cœurs de braise. Elles étaient là sous mes yeux, je les côtoyais admiratif et inquiet ... Je les croyais éternelles ... Elles se sont effacées comme l'évanescence de la neige qui fond silencieusement dans l'eau.

Armand Rothan Manny

À propos de poésie ... About poetry !

La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.
" Nous sommes tous poètes ! " ... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique face à une révélation, un horizon, une situation, un moment fugitif, un instant surréaliste.

Armanny

Une étoile pour la Mikado !
Cliquez sur le lien ci-dessus :
https://www.youtube.com/watch?v=abrUEq7MHuI

Fin 1973 à Sarreguemines !

" Mes poils, se hérissent " !

Cliquez sur le lien ci-dessus :

https://www.youtube.com/watch?v=wEEH_uwYgQQ

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" Le Victoria " à Wittring ... " Le Che dans les haubans "

Ben Mourer, du pont, a sauté à l'élastique ... Bravo à lui !

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Et quand personne ne te réveille le matin. Et quand personne ne t'attend le soir.

Quand tu peux faire ce que tu veux. Comment appelles-tu cela ?

Liberté ou solitude ?

Charles Bukowski

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– Rien. – Elle restait là, stupide,
N'entendant pas sonner le vide
Et regardant passer le vent...

Tristan Corbière (Les Amours jaunes)

 

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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LA ROSERAIE

Au jardin des chevaux de passe
La lune effleure la Roseraie
Semblant aux étoiles qui s'effacent
De vous naguère j'imaginais

Destin tremblant vos yeux griffés
S'en vont aux ombres qui m'entraînent
En vain là où vont les années
Souvenez-vous qu'elles s'en souviennent

Et renaissent aux reflets Passèrent
Au jardin les chevaux de passe
Vous y chercherez la lumière
Des Roseraies Les Amours lasses

Au miroir tout s'enfuit et passe

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UN JOUR PEUT-ÊTRE

Un jour peut-être tout changera
Les villes destins les murs dressés
Les chemins tracés l'au-delà
Et nos blessures inavouées

Un jour peut-être ne seront plus
Les gens d'ici les gens d'ailleurs
Et les passants le long des rues
Nos déchirures au fond des cœurs

Un jour peut-être tout finira
Les Amours voulues renaissantes
Les océans dont tu rêvas
Et les miroirs brisés qui mentent

Un jour peut-être tu partiras
Croquer l'étoile au firmament
Alors j'irai comme autrefois
Sur le chemin dès je t'attends

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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Octobre

Ô ce voile qui happe les toits,
Lumière faite d’ors et de gris !
Visage d’octobre aux douceurs attisées par la vigne,
Braise feuillue sur un mur de vieille aube.

Toute sève coule, lente,
Sur le sol chiffonné par la feuille.
Une aile d’oiseau l’interroge furtive
Et la branche qui attend le glissement des maisons
Dessine sans hâte les prémices du vent.

Je suis là, à ma fenêtre pour secouer les façades,
Leurs brouillards et leurs regards éteints
Et j’attends une autre lueur,
Celle que garde le soleil en sa boîte à nuages.
Ouvrons la, ensemble, pour que soient nos gaietés,
Innombrables, comme la palette du peintre.

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L’année nouvelle ?

Quelle sera son âme, son teint et son humeur,
Noire, grise ou de belles floraisons
Saura-t-elle sourire et offrir un bonheur
A celui qui ploie, à celui sans moisson ?

Soyons à l’affût de toute belle chose
Qui fuit nos chemins, le visage voilé
Et aimons jusqu’à l’épine toutes ces nuits roses,
Ces jours flamboyants et ces soirs en apnée

Vous qui voyez là, moindre larme des cieux
L’infime lueur du contour des sépales,
La brisure des traces et les regards amoureux
Offrez-nous l’envol d’une ode vespérale

Nous vous donnerons du mot de poésie
La suave senteur et la verte césure
La voix cadencée, la vague et le gui
La main avancée vers l’année qui murmure.

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J'ai vu dans le ciel des nuages moutons
Brouter la tête de trois oliviers

J'ai vu trois oliviers baigner leurs pieds
Dans les fleurs de pavot

J'ai vu trois mille fleurs de pavot
Danser au bal des cigales

J'ai vu des nuages moutons,
trois oliviers, trois mille fleurs de pavot,
Faire la cour au roi soleil
Allongé dans un lit de lavande

Chut !

Ne faut pas qu'il entende
De sa sieste éveillée,
Il pourrait bien tout brûler

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Premier Avril

A la fête du poisson
Un poisson volant
Vole un pêcheur
Lui vole son cœur
Et l'accroche en riant
A la lune de miel
De deux passants.

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Bon anniversaire

Le ciel a écrit à la mer
Pour son soixante dix millième anniversaire,
Et lui a offert dans un ruban d'écume,
Une plume de mouette.
L'océan en tempête
A retiré l'écume,
A pris silencieusement la plume,
L'a couchée sur son lit de sable
Puis, inlassable
Lui a conté son histoire verte et bleue
Et s'est endormi, heureux.

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Feuilles d’aube

Feuilles émergeantes, vos cernes de brume,
paroles pourpres des nuits acculées,
préviennent la horde du passage de l’aube

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Trois écus

L’horizon,
Blessant le ciel de sa plume ensanglantée,
Ouvrit le coffre capitonné de la mer,
Y puisa trois écus de lumière
Qui, tombés dans la fente de l’océan
En firent jaillir la tunique d’or
Du crépuscule.

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Coté jardin

Le cognassier a frôlé les baguettes-tambour
D’un orage au matin d’une aubade-soleil.
Pour ce geste familier, l’orage a frappé
La peau douce du ventre de mai
Et le cognassier a pleuré ses pétales
Sur la terre noire, qui vêtue d’amour,
S’est alors mariée
Avec l’ombre bossue de son couturier.

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Sources

Des souches fleuries d’ombelles et de fougères
enjambent la source de ma mémoire.
L’ombre porte mes pas à l’encolure des flots,
où les vaisseaux de mon enfance décousent
les replis ondoyants du feuillage
comme des rubans nacrés
dans les cheveux du temps.

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Je t'aime

Je t'aime comme l'étincelle du silence
Comme l'averse volée
Comme le souffle bleu
D'une nuit voluptueuse
Que la braise de tes yeux
Ourle de chenaux forgés
Dans les brumes rieuses
D'un très long baiser.

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Si tu n'étais

Si tu n'étais,
Il y aurait des arbres sans visage
Des sourires sans rosée
Des rosées sans aurore
Et je serais la pluie
Qui te ferait naître
Et tu te donnerais
A mes arbres, mes visages
Mes aurores, mes rosées,
Comme on donne un sourire
A une maison fermée.

Absence de l’aimé(e), pré vide où les fleurs du silence
préparent secrètement l’éclosion du baiser.

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C'est debout que je te dirai que je t' aime
car mon corps saura croître avec ta réponse.
Il rendra à ta vérité tous les honneurs,
à la terre, le tremblements de mon attente,
au ciel, l'envol de nos entendements.

Il en sera comme d'un vertige aux ailes de papier
que chaque mot froisse ou défroisse
Il en sera de toi et de moi comme d'un geste
où rien n'est dit pour la faille de l'autre,
Il en sera de nous comme d'une semence,
mémoire habitée par ta présence et ta beauté

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Savoir l'avenir ?

Est-ce l'ombre d'une inquiétude qui traverse notre amour ?
Est-ce la voie incertaine qui égare nos images ?
Est-ce la nasse où se débattent les oscillations de nos souvenirs ?
Quelles étrangetés préparent leur lit dans la lumière de l'âge,
y couchant de nouveaux rêves,
y dévoilant la nudité du quotidien ?
Comment ce futur assume-t-il ses enfants sans leur dire
que tout a été écrit dans le secret de savoirs ignorants ?
En quelle lectures faut-il perdre nos sens et en quelles nouvelles
quêtes trouverons-nous les questions de la pertinence ?
Nous voilà bien aveuglés par trop de connivence
avec les maîtres de la certitude !

Il va falloir désapprendre les voies de la convoitise pour élever
nos désirs au-dessus de la triste répétition du refus.
Accepter enfin que rien n'est tissé à l'avance comme un drame,
mais que tout peut se défaire avant que le temps
ne choisisse ses supplices.
Evadons nous à présent de nous même
et apprenons à étreindre l'espoir
qui pourrait perdre connaissance
si nous lui refusons le bon geste.
Il est de l'urgence comme de l'amour,
elle s'éteint quand l'oreille est distraite et elle ressurgit ailleurs,
là où la souffrance garde sa dignité et son désir de comprendre.
Agissons dans la justesse du milieu,
là où règnent toutes les raisons de vivre et opposons
celles-ci au devoir quotidien qu'imposent
les lois humaines de la destruction.

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Carnet de plage

Ce tambour géant dont la peau couleur sable
résonne sous la griffe des vagues
est le lieu du rite où l’on sacrifie son corps.

Trop de soleil soudain, plaque les corps
dans l’immobilité des sables,
ce sont des mémoires nues
qui se dispersent et fondent
laissant à la marée
des trésors de fatigue.

Chaque corps caresse le soleil
de courbes fines comme soie d’un pétale
et l’astre, ivre de plaisir,
délivre sa morsure aux blancheurs qui éclosent.

Toi, tes cheveux d’organdi sur un livre ouvert,
c’est le fil du soleil dévidant son rouet
sur une pensée, légèrement sablée.

C’est l’accent onctueux
du discours d’une vague
qui s’essouffle sur la plage...
Que retiendrait-on
s’il ne restait l’écume
l’exclamation d’un roc
et le babillement des perles ?

Ils sont debout, les baigneurs,
comme des quilles au bord d’un miroir
que renversent des boules d’écume.

La frange des parasols discute si frénétiquement avec le vent
que la parole ne fait plus le poids et s’envole

Soudain, une vague
saute à votre cou, vous embrasse,
puis se retire, vous laissant en cadeau
son collier de fraîcheur !

Le soleil a rusé avec l’épaisseur d’une feuille de nuage.
C’est la marée qui a tourné cette page,
puis, de son encre d’argent
y a écrit la danse des vagues.

Griffés par mille diamants
au luisant retrait des eaux,
les sables se soumettent
à la dictée des mains
Qui sculptent l’éphémère
et affouillent leurs rêves

Pourquoi chercher l’amour
à marée basse, penché sur le sable
alors que tous les cerfs-volants
en esquissent le sourire
dans les bras du vent !

Il n’y a rien de plus silencieux
qu’un voilier dans la fissure des vagues,
alors que tout gémit aux jointures de son bord...
A moins que les marins ne taisent
jusqu’au fracas d’eux même
au retour dans le port.

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Les vents

Les vents effilochent la mantille des marées,
déchirent leur tourment aux rochers des nuages
et posent frissonnant dans le berceau des arbres,
l’hologramme diaphane d’une cape arrachée
par un oiseau captif à l’étau de la terre.

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Du fil à retordre

Qu’est-ce qu’un chirurgien ?
Un chirurgien est un pêcheur qui coupe le fil
avant qu’entre deux eaux
ne frétille le patient

Une assistante ?
Une assistante est un horizon
dont on perçoit la ligne intérieure
dès le premier coup de fil

Un pêcheur ?
Un pêcheur est un homme muet
qui parle aux poissons
à l’aide d’un téléphone à touche

Une ravaudeuse ?
Une ravaudeuse est une dame qui file et surfile
pour donner à l’usure du fil à retordre

Un couturier à Belfort ?
C’est un patron cousu de fil blanc
Dont le modèle se taille la part du lion

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Au paradis des arbres

Un cerisier sèche ses boucles
au pinceau d’un vieux peintre
peignant lyres et vols d’oiseaux
au front nu des vergers.

Un chêne, mémoire des amours
et des douleurs du monde
abrite en ses blessures
le doux frisson des siècles.

Un tremble aux chuchotis d’argent
ne cesse d’épingler
le secret des ruisseaux
au ruban des grands fleuves.

Un frêne à feuilles d’or
fait briller l’écureuil
au bout de l’arabesque
d’un saut filigrané.

Un olivier ayant versé son sang
sur l’écorce noueuse
de deux mains en prière
craint l’épine de l’aube.

Un magnolia, cierges éclos
et robe de colombes
élève son chant marial
jusqu’au jardin des anges.

Un érable cisèle
la feuille du contre jour
pour colorer l’automne
de chutes innombrables

l’arbre voyageur
voilant les yeux du ciel
d’un éventail andalou
cabre des chevaux noirs
sur un fil de Tolède

Ecorces pétries
par la rousseur des vents,
les pins recueillent les amours égarés
entre la vague et sa dune d’argent.

l’if, aède infatigable
au palais des nuages
accorde la rumeur
des roses et du vent.

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Tissu de charmes

Ce tissu qui ondule
cerne la fente
de ma couturière

La chute de ses reins
écume exquise
d'une lèvre petite

Une jambe en frisson
couche sa fièvre
sur un bouton éclos

Ma langue dit
ses mots nus
à l'oreille de tes cuisses

Lascive, ta courbe
brûle l'encens
d'une baguette

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Les Vers Grisants

http://lesversgrisantsenpoesie.blogspot.com

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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Je mords un morceau de sable
Couché sur le ventre d'une vague,
Je fais des cailloux de sable
A genoux sur le dos d'une algue.

Je cours après des écumes de pluie
Dans le sable des dunes de mon lit
Et je rampe sur l'algue en furie
Et je dors dans ses bras tiédis.

Elles coiffent tout doux le sable chaud
A l'aide d'innombrables mamelles
Et cette quiétude maternelle
Que rien en cette eau ne vaut.

Que vaguent les ombrelles du sable
Et cette vague s'en allant
Qui va construire en dentellière
Son nid d'eau sur la soie.

De belles demoiselles...

Je suis beau dans le sable chaud
Nourri des dunes de mes plis
Si haut, si haut dans la pluie d'eau,
Vague complice me sourit.

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Sur des livres ouverts
Elle promène ses lèvres
Qui s'élèvent dans les airs
D'une page de rêves.

Et marche en silence
Sur les lignes réfléchies
Que franchit dans ses transes
Une enfant qui s'oublie.

Sur des photos ailées
Qui baignent dans le bleu
Des lagunes émanées,
Sous les traits de ses yeux.

Elle s'offre des paysages
Clairs comme la neige,
L'écume des rivages,
La blancheur des grèves.

Elle est toute blonde
L'enfant qui rêve
Qui voyage comme une onde
Sur le bout de ses lèvres.

Elle est tout ouverte
Aux murmures de ses pages,
Elle est reine et secrète
De long et doux sillages.

Tout entourée de félicité,
Seule dans son écho,
Elle vogue entre les mot
De quelques vielles publicités.

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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Moon disguise

Je ne veux que les toits et les façades blanches
Que le ciel moutonnant la nudité des branches
Des bosquets parsemant un îlot de verdure
Comme si février disait que rien ne dure.

Je ne vois que des âmes errant au soleil blanc
Que des oiseaux grisant le parc étincelant
Sur les tables de pierre, l'assise des gisants
Comme si ces mortels se prenaient au vivant.

Je n'ai vu que le temps passant passablement
Qu'une folle accalmie souriant au dément
Ironique de vie, de pleurs et de tourments.

Je respire derrière la fenêtre ouverte
Juste assez pour que nul ne tombe à sa perte
Et je ferme les yeux, un doux instant inerte...

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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L'enfant-soldat

Sous le soleil brûlant de l'éternelle Afrique
Il est un fauve-roi au manteau de lumière
Qui promène en son flanc une ardeur meurtrière
Tapi dans le désert ou au fond d'une crique.

Sous les feux de midi lorsque tout semble mort
Lors même que tout dort dans la chaleur safrane
Ce guerrier guette encore au cœur de la savane
Avec une lueur dans sa pupille d'or.

Soudain le fauve clair en un saut fantastique
S'élance dans les airs et bondit sur sa proie
D'une pulsion mortelle il l'abat et la broie
La tue en un éclair, par sa force magique.

Moi je sais d'autres rois sous le ciel africain
A qui l'on a volé l'espoir et le royaume
Des guerriers trop menus, sans armure et sans heaume
Déguenillés, pieds nus, à peau de maroquin.

Nomades sans merci, au détour d'un chemin
- Car le sort est inscrit au fond de leurs yeux sombres
Comme dans une crypte où flotteraient des ombres
Ils vont semer la mort, la grenade à la main.

Voilà l'enfant-soldat, l'enfant qu'on assassine
En bataillons épars sous le soleil brûlant
Pour le diamant, l'ivoire, et l'or noir et l'or blanc!
Un crayon dans la main, c'est la mort qu'il dessine.

Et sous son front têtu casqué de boucles noires
Les souvenirs venus du temps de l'innocence
- Ce baume répandu du flacon de l'enfance -
Sont un fil si ténu qu'il en perd la mémoire.

Au milieu des combats, rien et nul ne l'arrête
Plus tout-à-fait enfant, pas tout-à-fait un homme
Il est dieu, il est roi, déjà adulte en somme
Et se croit immortel, du meurtre plein la tête.

A la fin des combats, assis dedans la cendre,
De son fusil poisseux de sueur ou de sang
Il torture un grillon teinté d'or et d'argent,
Ecrase un scarabée ou une salamandre.

Que voit-il renversé sur un sac de cartouches
Dans ses yeux grand ouverts, le guerrier endormi
Qu'entend-il quand il meurt sous le feu ennemi,
Dans le tir des mortiers et sous le vol des mouches?

Drogué, intoxiqué, écrasé de soleil
Rêve-t'il d'un lagon et d'une source claire,
Reçoit-il sur son front le baiser de sa mère
A quoi peut-il rêver dans son dernier sommeil?

Pardonnez-moi, Seigneur, quand l'Afrique meurtrie
Pense à panser sa plaie et que renaît l'espoir
D'une éternelle paix sur le continent noir
Quand brillent les autels à l'heure où l'on Vous prie,

Quand on promet la paix, et la paix l'on célèbre,
Dans les constellations brillant au firmament
Je crois voir malgré moi un lion de diamant
Aux yeux de dieu païen riant dans les ténèbres.

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Rédigé par Armanny

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