Publié le 8 Avril 2015

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Là dans ce sentier creux, promenoir solitaire
De mon clandestin mal,
Je viens tout souffreteux, et je me couche à terre
Comme un brute animale.
Je viens couver ma faim, la tête sur la pierre,
Appeler le sommeil.
Pour étancher un peu ma brûlante paupière ;
Je viens user mon écot de soleil !

Là-bas dans la cité, l'avarice sordide
Des chefs sur tout champart :
Au mouton-peuple on vend le soleil et le vide ;
J'ai payé, j'ai ma part !
Mais sur tous, tous égaux devant toi, soleil juste,
Tu verses tes rayons,
Qui ne sont pas plus doux au front d'un Sire auguste,
Qu'au sale front d'une gueuse en haillons.

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Sous le soleil torride au beau pays créole,
Où l'Africain se courbe au bambou de l'Anglais,
Encontre l'ouragan, le palmier qui s'étiole
Aux bras d'une liane unit son bois épais.

En nos antiques bois, le gui, saint parasite,
Au giron d'une yeuse et s'assied et s'endort ;
Mêlant sa fragile herbe, et subissant le sort
Du tronc religieux qui des autans l'abrite.

Gui ! liane ! palmier ! mon âme vous envie !
Mon cœur voudrait un lierre et s'enlacer à lui.
Pour passer mollement le gué de cette vie,
Je demande une femme, une amie, un appui !

- Un ange d'ici-bas ?... une fleur, une femme ?...
Barde, viens, et choisis dans ce folâtre essaim
Tournoyant au rondeau d'un preste clavecin. -
Non; mon coeur veut un coeur qui comprenne son âme.

Ce n'est point au théâtre, aux fêtes, qu'est la fille
Qui pourrait sur ma vie épancher le bonheur :
C'est aux champs, vers le soir, groupée en sa mantille,
Un Verther à la main sous le saule pleureur.

Ce n'est point une brune aux cils noirs, l'air moresque ;
C'est un cygne indolent; une Ondine aux yeux bleus
Aussi grands qu'une amande, et mourans, soucieux ;
Ainsi qu'en réfléchit le rivage tudesque.

Quand viendra cette fée ? - En vain ma voix l'appelle !
Apporter ses printemps à mon cœur isolé.
Pourtant jusqu'aux cyprès je lui serais fidèle !
Sur la plage toujours resterai-je esseulé ?

Sur mon toit le moineau dort avec sa compagne ;
Ma cavale au coursier a donné ses amours.
Seul, moi, dans cet esquif, que nul être accompagne,
Sur le torrent fougueux je vois passer mes jours.

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Publié le 8 Avril 2015

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La brise émeut les rameaux bruns,
L'aube déjà blanchit le store ;
Tout devient rose, c'est l'aurore !
Le palais s'emplit de parfums.

L'air du ciel mêle le ramage
Des fontaines et des oiseaux ;
Les fleurs de la terre et des eaux
Offrent au printemps leur hommage...

Ô feuilles des saules tremblants,
Vous êtes de l'or fin ! Vous êtes
Une neige chère aux poètes,
Ô fleurs dont les poiriers sont blancs.

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La plage étincelle, fume
Et retentit, vaste enclume
Que les vagues et le vent
Couvrent de bruit et d'écume.
Je vais, selon ma coutume,
Le long du galet mouvant,
Les yeux au large, rêvant
Quelque rêve décevant
Salé de fraîche amertume.
Avec leurs doux cris joyeux
Et leurs mines ingénues,
De beaux enfants, jambes nues,
Se mouillent à qui mieux mieux.
De loin, les suit et les gronde
Une vieille grand-maman.
Une jeune femme blonde
Lit toute seule un roman.
Les légères mousselines
Des nuages vagabonds
Se déchirent aux collines.
Les grandes vagues félines
Se cabrent, puis font des bonds.
Et je contemple l'abîme ;
Et je voudrais, âme et corps,
Me mêler aux longs accords
Qui roulent de cime en cime.

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Une averse a lavé le ciel. Il se fait tard.
Le creux de la vallée est couvert de brouillard ;
Mais sur les coteaux clairs luit au loin la feuillée,
Et le firmament mêle à la forêt mouillée
Des palpitations de clarté pâle. Amis,
L'heure est propice : allons, par les bois endormis,
Dans les champs, au-dessus de la prairie humide,
Voir Vénus qui se lève à l'horizon limpide !

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Publié le 8 Avril 2015

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" C'est moi ; - moi qui, du fond des siècles et des âges,
Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages ;
La terre à peine ouverte au soleil souriant,
C'est moi qui, sous le froc des vieux rois d'Orient,
Avec la tête basse et la face pensive,
Du haut de la terrasse et de la tour massive,
Jetai cette clameur au monde épouvanté
Vanité. vanité, tout n'est que vanité !
C'est moi qui mis l'Asie aux serres d'Alexandre,
Qui plus tard changeai Rome en un grand tas de cendre,
Et qui, menant son peuple éventrer les lions,
Sur la pourpre latine enfantai les Nérons.
Partout j'ai fait tomber bien des dieux en poussière,
J'en ai fait arriver d'autres à la lumière,
Et sitôt qu'ils ont vu dominer leurs autels,

A leur tour j'ai brisé ces nouveaux immortels.
Ici-bas, rien ne peut m'arracher la victoire ;
Je suis la fin de tout, le terme à toute gloire,
Le vautour déchirant le cœur des nations,
La main qui fait jouer les révolutions ;
Je change constamment les besoins de la foule,
Et partant le grand lit où le fleuve humain coule."
Ah ! nous te connaissons, ce n'est pas d'aujourd'hui
Que tu passes chez nous et qu'on te nomme Ennui,
Prince des scorpions, fléau de l'Angleterre !
Au sein de nos cités, fantôme solitaire,
Jour et nuit l'on te voit, maigre et décoloré,
Courir on ne sait où comme un chien égaré.
Que de fois, fatigué de mâcher du gingembre,
Dans ton mois le plus cher, dans ton mois de novembre,
A d'horribles cordons tu suspends nos enfants,
Ou leur ouvres le crâne avec des plombs brûlants !
Arrière tes lacets et ta poudre maudite,
Avec tes instruments va-t'en rendre visite
Aux malheureux chargés de travaux continus !
Ô sanglant médecin ! va voir les gueux tout nus
Que la vie embarrasse et qui, sur chaque voie,
Présentent à la mort une facile proie,
Les mille souffreteux qui, sur leurs noirs grabats,
Se plaignent d'être mal et de n'en finir pas ;
Prends-les, monstre, et d'un coup termine leurs misères,
Mais ne t'avance pas sur nos parcs et nos terres ;
Respecte les richards, et ne traîne jamais
Ton spectre maigre et jaune autour de nos palais.
"Eh ! que me font à moi les soucis et les plaintes,
Et les gémissements de vos races éteintes !
Il faut bien que, jouant mon rôle de bourreau,
Je remette partout les hommes de niveau.
Ô corrompus ! ô vous que mon haleine enivre
Et qui ne savez plus comment faire pour vivre,
Qui sans cesse flottant, voguant de mers en mers,
Sur vos planches de bois arpentez l'univers ;
Cherchez au loin le vin et le libertinage,
Et, passant par la France, allez voir à l'ouvrage
Sur son rouge établi le sombre menuisier
Travaillant un coupable et le rognant d'un pied ;
Semez l'or et l'argent comme de la poussière ;
Pour vos ventres blasés fouillez l'onde et la terre
Inventez des plaisirs de toutes les façons,
Que l'homme et l'animal soient les sanglants jetons.
Et les dés palpitants des jeux épouvantables
OÙ viendront s'étourdir vos âmes lamentables ;
Qu'à vos ardents regards, sous des poings vigoureux,
Les hommes assommés tombent comme des bœufs,
Et que, sur le gazon des vallons et des plaines,
Chevaux et cavaliers expirent sans haleine ;
Malgré vos durs boxeurs, vos courses, vos renards,
Sous le ciel bleu d'Espagne ou sous les gris brouillards,
Et le jour et la nuit, sur l'onde, sur la terre,
Je planerai sur vous, et vous aurez beau faire,
Nouer de longs détours, revenir sur vos pas,
Demeurer, vous enfuir : vous n'échapperez pas.
J'épuiserai vos nerfs à cette rude course,
Et nous irons ensemble, en dernière ressource,
Heurter, tout haletants, le seuil ensanglanté
De ton temple de bronze, ô froide cruauté ! "

Ennui, fatal Ennui ! monstre au pâle visage,
A la taille voûtée et courbée avant l'âge ;
Mais aussi fort pourtant qu'un empereur romain,
Comment se dérober à ta puissante main ?
Nos envahissements sur le temps et l'espace
Ne servent qu'à te faire une plus large place,
Nos vaisseaux à vapeur et nos chemins de fer
A t'amener vers nous plus vite de l'enfer :
Lutter est désormais chose inutile et vaine,
Sur l'univers entier ta victoire est certaine ;
Et nous nous inclinons sous ton vent destructeur,
Comme un agneau muet sous la main du tondeurs
Verse, verse à ton gré les vapeurs homicides,
Fais de la terre un champ de bruyères arides,
De la voûte céleste un pays sans beauté,
Et du soleil lui-même un orbe sans clarté ;
Hébète tous nos sens, et ferme leurs cinq portes
Aux désirs les plus vifs, aux ardeurs les plus fortes ;
Dans l'arbre des amours jette un ver malfaisant,
Et sur la vigne en fleurs un rayon flétrissant :
Mieux que le vil poison, que l'opium en poudre,
Que l'acide qui tue aussi prompt que la foudre,
Que le blanc arsenic et tous les minéraux,
Ouvrages ténébreux des esprits infernaux,
Fais circuler le mal sur le globe où nous sommes,
Jusqu'au dernier tissu ronge le cœur des hommes ;
Et lorsque bien repu, vampire sensuel,
A tes lèvres sans feu le plus chétif mortel
Aura livré sa veine aride et languissante,
Que la terre vaincue et toujours gémissante
Aux bras du Suicide abandonne son corps,
Et, sombre coroner, que l'ange noir des morts
Rende enfin ce verdict sur le globe sans vie
Ci-gît un monde mort pour cause de folie !

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Publié le 8 Avril 2015

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Le ciel s'éteint, tout va dormir
Je songe à des choses passées ;
C'est à la fois peine et plaisir.
La veilleuse du souvenir
S'allume au fond de mes pensées.

J'entends des pas, j'entends des voix,
Des pas furtifs, des voix lointaines
C'est peine et plaisir à la fois.
On dirait le frisson des bois
Sur le cœur tremblant des fontaines.

Des formes traversent la nuit,
Formes noires et formes blanches...
Où vont-ils et qui les conduit,
Ces passants qui passent sans bruit,
Comme la lune entre les branches ?

Le vent d'une ombre m'a frôlé...
Fantôme d'enfant ou de femme ?
Sur la veilleuse il a soufflé
Quelque chose d'inconsolé
S'est mis à pleurer dans mon âme.

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Publié le 8 Avril 2015

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Comme un bruit très lointain des cloches et des vagues
J'entends dans mon Esprit chanter des rythmes vagues ;
Je rêve des sonnets divinement sculptés
Et des strophes dansantes, langoureuses almées,
Un pas lascif, et des vers pleins de voluptés,
Des vers câlins, ayant le son de voix aimées.

J'aime ces sons lointains, ces poèmes rêvés,
Et je voudrais finir ces vers inachevés
Qui fantastiquement passent dans mes pensées,
Et pendant de longs jours j'écoute avidement
Les rythmes inconnus des strophes commencées
Chanter en moi, comme un bizarre bercement.

Je cherche. Et la Beauté vague, aux formes troublantes
Que je vêts du manteau des rimes rutilantes,
Perd sa divinité subtile entre mes mains :
Mes vers ne valent pas les vers rêvés : l'idée,
Lorsque je l'ai saisie entre mes bras humains,
N'a plus son charme amer de vierge impossédée,

Je sens ainsi toujours, idéaux ou charnels,
Vivre au fond de mon cœur les désirs éternels,
Et chacun d'eux, désir d'amant, désir d'artiste,
Pourra s'éteindre ainsi que les soleils pâlis
Mais je n'endormirai jamais mon âme triste
Dans la sérénité des rêves accomplis.

Nul poème achevé, nulle douce amoureuse
Ne remplira jamais de somnolence heureuse
Mon cœur que rien n'apaise et que rien n'assouvit.
Car après tous mes vers et toutes mes étreintes,
Indicible et profond, dans mon Ame survit
Le Regret des Désirs morts et des Soifs éteintes

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Publié le 8 Avril 2015

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A l'ombre
A l'ombre des chênes
Je me suis souvent assise
Pour écouter le souffle du vent
Me protéger du soleil brûlant
A l'ombre des chênes
Je me suis si souvent isolée
J'y ai fait tant et tant de rêves
Que ma vie faisait une trêve
A l'ombre des chênes
J'aimerais m'assoupir
Voir jaillir de mes veines
Un peu de ma peine

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Petit coquelicot s'étire
Dans cette nature généreuse respire
Encore et toujours s'offrir
Tel est son désir !

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Il y a de ces poèmes qui débutent sur des notes gaies
Que le sourire déjà habite ton être entier
Tu te surprends à rêver du chant de la rivière
Tu imagines sans peine en fond une montagne fière

Tu poursuis ta ballade au milieu de la verdure
Mais la gorge serrée tu poursuis ta lecture
Le frais cresson bleu qui devrait être vert
Annonciateur que tout va de travers

Déjà les haillons auraient dû te poser question
Mais dans l'élan tu n'y as guère prêté attention
Et tu découvres là ce jeune soldat au teint pâle
Dont maintenant tu perçois le dernier râle.

Il y a des poèmes que jamais l'on n'oublie
Et le " Dormeur du Val " d'Arthur Rimbaud
Pour ce qui me concerne en fait parti
Il m'arrache toujours des larmes en rouleaux !

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Visitez le site " Le fil de la vie "...
http://dominique33.blogs.sudouest.com/

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Publié le 8 Avril 2015

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Bruxelles, ma belle, je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris m'ait trahi
Et je sens que son amour aigri, depuis
Elle me soupçonne d'être avec toi, le soir
Je reconnais, c'est vrai
Tous les soirs, dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants
D'une guerre qui est toujours à faire

Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Michèle, te rappelles-tu de la détresse
De la kermesse de la gare du Midi ?
Te rappelles-tu de ta Sophie
Qui ne t'avais même pas reconnue ?

Les néons, les Léons, les noms de Dieu
Sublime décadence, la danse des panses
Ministère de la bière, artère vers l'enfer
Place du Brouckère

Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Cruel duel, celui qui oppose
Paris névrose et Bruxelles
L'abruti qui se dit que bientôt ce sera fini
L'ennui de l'ennui

Qui va me revoir, mademoiselle Bruxelles
Mais je ne serai plus tel que tu m'as connu
Je serai abattu, courbatu, combattu
Mais je serai venu

Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Paris, je te laisse mon lit...

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Publié le 8 Avril 2015

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Kijan zot fé
M'pa ka konpran'n
Zot ka viv' kon si
Pa ni pwoblém'

Poutan zot sav'
Lavi la réd
Kijan zot fé
Pou pé sa kenbé

Zouk la sé sel médikaman nou ni (sa kon sa)

M'pa té konnet
Sécré lasa
Ban mwen plan la
P'mwen pé sa konpran'n

Ban mwen plan la
M'poko sézi'i
Si janmé on jou
Mwen tonbé malad

Zouk la sé sel médikaman nou ni ( sa kon sa)

Si sé sa mwen an nou zouké

Mi'i kon sa ... Mi'i kon sa ...
Zouk la sé sel médikaman nou ni (sa kon sa)

An malad

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Ou za la ou ké rété
Ou za la ou ké rété

Ti chéri jou ta la, sé té on jou ki béni (ayayay)
Dé jou kon sa sé yo ka toujou, toujou pli bel o, pli bel wo woy woy.
mwen gadé tchè mwen chanté lanmou, malgré tou sa zié mwen enki rété fèmé.
A prézan doudou mwen konstaté, sé ou ki lavi mwen , mèsi, mèsi bondié.

Ou za la ou ké rété
Ou za la ou ké rété

Menm si dé jou nou pa bien, menm si dé fwa mwen menm ka fè-y alé.
Nou chèché pou sa pa rivé ankô.
Mè non doudou fo pa ou fè sa pé ké kité-w alé.

Pé ké kité-w alé, si ou la sé pou rété
Pé ké kité-w alé, si ou la sé pou rété, rété.

Rété, rété

Ou za la ou ké rété
Ou za la ou ké rété

Mwen sav ou pé pa tchimbé, ou za palé ban mwen twop !
Ou za fè mwen kompwann ki nou pé fè an lo bagay ansanm pou nou rivé la rivé la.

Sa sé vré, sa sé vré

Mwen sav ou pé pa tchimbé, ou za palé ban mwen twop !
Ou za fè mwen kompwann ki nou pé fè an lo bagay ansanm pou nou rivé la rivé la.

Sa sé vré, sa sé vré

Hum sa sé vré sa sé vré

Ou za la ou ké rété ou za la ou ké rété

Mwen sav ou pé pa tchimbé, ou za palé ban mwen twop !
Ou za fè mwen kompwann ki nou pé fè an lo bagay ansanm pou nou rivé la rivé la.

Sa sé vré, sa sé vré

Mwen sav ou pé pa tchimbé, ou za palé ban mwen twop !
Ou za fè mwen kompwann ki nou pé fè an lo bagay ansanm pou nou rivé la rivé la.

Pé ké kité-w alé, si ou la sé pou rété
Pé ké kité-w alé, si ou la sé pou rété, rété.

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Publié le 8 Avril 2015

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Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

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Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

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Raconte-moi la mer
Dis-moi le goût des algues
Et le bleu et le vert
Qui dansent sur les vagues

La mer c'est l'impossible
C'est le rivage heureux
C'est le matin paisible
Quand on ouvre les yeux
C'est la porte du large
Ouverte à deux battants
C'est la tête en voyage
Vers d'autres continents

C'est voler comme Icare
Au devant du soleil
En fermant sa mémoire
A ce monde cruel
La mer c'est le désir
De ce pays d'amour
Qu'il faudra découvrir
Avant la fin du jour

Raconte-moi la mer
Dis-moi ses aubes pâles
Et le bleu et le vert
Où tombent des étoiles

La mer c'est l'innocence
Du paradis perdu
Le jardin de l'enfance
Où rien ne chante plus
C'est l'écume et le sable
Toujours recommencés
Et la vie est semblable
Au rythme des marées

C'est l'infinie détresse
Des choses qui s'en vont
C'est tout ce qui nous laisse
A la morte saison
La mer c'est le regret
De ce pays d'amour
Que l'on cherche toujours
Et qu'on n'atteint jamais

Raconte-moi la mer
Dis-moi le goût des algues
Et le bleu et le vert
Qui dansent sur les vagues

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Publié le 8 Avril 2015

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Quand on est heureux, on n'a plus rien à espérer.

Si vous retirez de l'homme ce qui est illusoire, vous retirez tout ce qui est humain.

Le style, c'est l'homme ; quand le style est obscur, il faut déjà s'inquiéter.

Parler d'amour n'a jamais suffi à être amoureux ou à s'aimer.

L'homme n'est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l'on n'en a jamais fini, qu'il soit a peu près humain.

Nul, moralement, ne peut être jugé que par Dieu, s'il existe, ou par soi, et cela fait une existence suffisante.

La morale commence là où aucune punition n'est possible, là où aucune répression n'est efficace, là où aucune condamnation, en tout cas extérieure, n'est nécessaire.

Une action n'est bonne que si le principe auquel elle se soumet peut être érigé en loi universelle.

La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence.

La morale n'est légitime qu'à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent.

C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.

Que dois-je faire ? et non pas : Que doivent faire les autres ?
C'est ce qui distingue la morale du moralisme.

Tu vaux ce que tu veux, et c'est ce qu'on appelle la vertu.

Comment n'aimerait-on pas l'argent ? Il faudrait n'aimer rien, puisque l'argent mène à tout.

Nous n'avons besoin de morale que faute d'amour.

Le secret, c'est qu'il n'y a pas de secret. Nous sommes des petits enfants égoïstes et malheureux, pleins de peur et de colère...

Qu'on se le dise la jalousie est un zèle égoïste et malheureux.

Une idée que personne n'aurait jamais eue, cela a toute chance d'être une sottise !

Partir, c'est mourir un peu. Ecrire, c'est vivre davantage.

La science - toute science - est sans conscience ni limites.

Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.

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