Publié le 8 Avril 2015

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Dirty Old Town

I met my love by the gas works wall
Dreamed a dream by the old canal
Kissed a girl by the factory wall
Dirty old town
Dirty old town

Clouds are drifting across the moon
Cats are prowling on their beat
Springs a girl in the street at night
Dirty old town
Dirty old town

Heard a siren from the docks
Saw a train set the night on fire
Smelled the spring on the smoky wind
Dirty old town
Dirty old town

I'm going to make me a good sharp axe
Shining steel tempered in the fire
Will chop you down like an old dead tree
Dirty old town
Dirty old town

Vielle Ville Sale

J'ai rencontré mon amour au mur de l'usine a gaz
J'ai rêvé au vieux canal
Embrassé une fille au mur de la fabrique
Vielle ville sale
Vielle ville sale

Les nuages défilent devant la lune
Les chats rodent extenués
Le printemps est une fille dans la rue la nuit
Vielle ville sale
Vielle ville sale

J'ai entendu une sirène des docks
J'ai vu un train mettre le feu à la nuit
J'ai senti le printemps dans le vent fumant
Vielle ville sale
Vielle ville sale

Je vais faire une hache bien aiguisée
L'acier brillant excité par le feu
Te fendra comme un vieil arbre mort
Vielle ville sale
Vielle ville sale

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Rédigé par Armanny

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Publié le 8 Avril 2015

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« Les Boutiques de cannelle donnent une certaine recette de la réalité, présupposent un certain genre, très spécial, de substance ; la substance de sa réalité est en état de fermentation incessante, de germination, de vie secrète. Il n'y a pas d'objets morts, durs, limités. Elle déforme tout objet au-delà de ses limites, ne dure qu'un instant dans une forme donnée, pour l'abandonner à la première occasion. Dans les coutumes, dans les manières d'être de cette réalité se révèle une sorte de principe : une mascarade généralisée. La réalité prend certaines formes seulement pour l'apparence, plaisanterie, jeu. Si l'un existe en tant qu'homme et un autre en tant que cafard, cette forme n'atteint pas l'être en profondeur, ce n'est qu'un rôle endossé pour un moment, superficiellement, dans un instant il n'y paraîtra plus. Ce qui est affirmé là, c'est l'extrême monisme de la substance pour laquelle les objets individuels ne sont que des masques. La vie de la substance consiste dans l'usage d'un nombre illimité de masques. Cette errance des formes est le principe même de la vie. C'est pourquoi de cette substance émane l'aura de l'ironie universelle. Il y a là de manière permanente une atmosphère de coulisses, d'arrière-scène où les acteurs ayant jeté leurs costumes se moquent du pathos de leurs rôles. Dans le fait même de l'existence individuelle il y a de l'ironie, de la raillerie, la langue triste du bouffon qui nargue. (...) Quel est le sens de cette désillusion universelle devant la réalité, je ne saurais dire. J'affirme seulement qu'elle ne serait pas supportable si elle n'offrait un dédommagement dans quelque autre dimension. D'une certaine façon nous ressentons une profonde satisfaction dans ce relâchement de la trame de la réalité, nous nous intéressons à cette banqueroute. (...) En tant que réponse spontanée de la vie, l'art assigne des tâches à l'éthique, et non pas le contraire. Si l'art ne devait que confirmer ce qui est déjà établi par ailleurs, il serait inutile. Son rôle est d'être une sonde plongée dans l'innommable. L'artiste est un appareil enregistrant des processus en profondeur, là où se forme la valeur. »

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Publié le 8 Avril 2015

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Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! Qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent :

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.

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Publié le 8 Avril 2015

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Le poète...

C'est une personne très sensible.
On a beaucoup de mal à le comprendre.
Même lui ne se comprend pas.
Il y a un mal-être qui lui procure l'inspiration et la création.
Il doit alors trouver les mots justes pour définir ce coup de foudre qui lui a traversé l'esprit.
Souvent il y a une barrière qui se met en place.
Elle sépare l'idée de l'œuvre finale.
L'écrivain met alors tout en action pour casser cette séparation.
Il ne veut pas perdre une seconde, il pose tout sur le papier en ayant peur de perdre le fil conducteur.
Souvent notre poète doit se coucher sur sa feuille blanche pour s'expliquer son existence, sa raison de vivre.

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L'amour dans la vie...

La vie est comme une fleur dont l'amour est le miel.
On la découvre, on la cueille, on la soigne,
Et un jour elle s'ouvre pour nous
Offrir ses couleurs et ses parfums.
L'amour est un magicien, un jardinier qui enivre, ensorcelle, embaume l'air, change la froideur en ardeur et embellit tout sur son passage.
Nous sommes tous nés pour aimer.
C'est le principe même de l'existence et sa finalité.
Une vie dépourvue d'amour ne ressemble-t-elle pas à un jardin parsemé de chardons et privé de soleil.
Réaliser que l'on aime et que l'on est aimé procure une chaleur et une richesse que rien ne peut égaler.
L'amour donne le vertige, il enchante toujours le cœur.
Quand l'amour fait signe, suivons-le, même si ses chemins sont rudes et escarpés et qu'il nous a déjà apporté nuits blanches, souffrances et douleurs.
Le regret afflige celui qui a vécu sans vivre.

Alors vivons !!!!

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Je vous invite à vous laissez envoûter par ses peintures à la démarche « Symbolique » raisonnée... Fulgurance de couleurs pétillantes à l'image d'un poème peint avec des mots.

http://membres.lycos.fr/deprezmpaule/

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Publié le 8 Avril 2015

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Entre NOUS, le silence

Quand le silence arrive,
Il se passe quelque chose
d´inhabituel, alors...
Le temps s´arrête
Suspendu ...

Quand le silence est là,
Les émotions sont retenues
La parole, dépassée,
Pour un instant...
Le temps... de la retrouver

Quand le silence
Nous enveloppe
Nous protège
De son manteau
De soie beige
On est si bien !

Quand le silence
Ecoute...
Quand le silence
Attend...
Quand le silence
Veut retenir le temps,
Veut retenir la voix,
Veut retenir le ton.

Quand le silence
Entend....
Derrière les mots,
Et quand il entrevoit...
Un chant nouveau.

Quand il ....inspire
Quand il.... mémorise

Quand le silence
Est entre nous

NOUS sommes en lui
dans sa bulle

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Sept heures quinze ce matin
Je reprends le chemin
Et je passe par les rues
Qui mènent à l´école.
Ici, les fleurs se préparent
La boulangerie s´emplit
Là, on boit vite un café
Mon sac est trop lourd
Je marche vite
Jette un regard furtif
Sur la vitrine aux pierres
ma préférée
Améthyste, ambre, quartz, cristal

Cristal....
Cristallisation....

Je tourne à gauche, au coin
Près du marchant de fruits.
Rouges et vertes
Sont les pommes

Arrivée au pied des escaliers
cette pensée me vient :
« Si on est dans le coeur de quelqu´un
Et si on a une place dans sa pensée »

Cristal....
Cristaux.....
brillent de tous leurs éclats

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Publié le 8 Avril 2015

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« Lorsqu'on mutile la liberté de l'homme, cette liberté que Dieu a créée et qui se rapporte à lui, on mutile précisément ce par quoi Dieu, indirectement, s'annonce. »

«L'échec est le terme dernier.»

«Faire de la philosophie, c'est être en route ; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses.»

«Le désespoir est une défaite anticipée.»

«Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.»

«Un Dieu prouvé n'est pas un Dieu ; il ne serait qu'une chose dans le monde.»

«Celui qui veut être vrai doit risquer de se tromper.»

«L'homme ne prend conscience de son être que dans les situations limites.»

«Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.»

«Une fois de plus se pose l'éternelle question : est-ce Dieu, est-ce le diable qui gouverne le monde ? Et seule une foi injustifiable permet d'affirmer que finalement le diable est au service de Dieu.»

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Publié le 8 Avril 2015

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Voix muettes depuis toujours, voix d'hier ou à peine éteintes ;
Tends l'oreille, et tu en saisiras l'écho.

Voix rauques de ceux-là qui ne savent plus parler,
Voix qui parlent mais ne savent plus dire,
Voix qui croient dire,
Voix qui disent et ne se font pas entendre :

Chœurs et cymbales pour faire passer en contrebande
Le sens dans un message qui n'a pas de sens,
Pur chuchotement pour laisser croire
Que le silence n'est pas le silence.

A vous parle, compaings de galle :

C'est à vous, compagnons de noce que je parle,
Vous, comme moi ivres de mots,
Mots-poignards, mots-poison,
Mots-clé, mots-rossignol,
Mots-sel, mots-masques, mots-népenthès.

L'endroit où nous allons est un lieu de silence,
Un lieu de surdité, limbes des solitaires et des sourds.

La dernière étape, il te faut la parcourir sourd
La dernière étape, il te faut la parcourir seul

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Publié le 8 Avril 2015

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Kumm 'mol m'r gehn gemietlich spàziere
Hüps uf 's Velo m'r gehn in de Wàld
Weisch wàss, m'r kennte 'mol profitiere
Versproche, ich màch d'r dànn wàs d'r g'fàllt

Ja 's isch wohr
D'Lieb geht vor
Ja 's isch wohr
D'Lieb geht vor

Am Rhin entlàng, geh m'r tandiere
Rutsch züe m'r ass di' d'Sunn nitt verbrennt
In de Hecke düen m'r uns mànchmol verliere
Denne Trüc hesch dü au gekennt

Kumm 'mol, loss mich zärtlich prowiere
Schlupf züe m'r, wursch sehn wie 's dir g'fàllt
Im e Maïdel müess m'r scheen flàtiere
Bis àss 's gànz in d'Ohnmàchte fàllt

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Mit dine Rääwe
Un siessi Triiwel
Mit dine Blüeme
Hesch e mànches Herz schun màche blüede
Un meh wie aans dezüe gewonne

Mit güeti Rüewe
Gibt's stàrki Büewe
Mit dine Maïdle
Wurd's meh wie einmol staïwe
Zwische zwei sàtti Stràmi Kaiwe

Oh dü liewes Elsàss
D'Autobàhn verisst d'r d'gànz Fràtz
Àwer uns'ri Sproch derf nitt sterwe
Elsàss min Lànd dü sollsch lëwe

Àb Wisseburi
Bis nàb uf Saint-Louis
Sehsch uf de Wiese
Wiss un roti Bliemle
Elsàss diss sinn jo dini Fàrwe

Uf de Màtte
In dem griene Gràs
Wàchse Schwàmme
Direckt do unter dinere Nàs
Màrikel geh haam, richt uns e junger Hàs
Diss güete Trepfel
Diss güete Schnäpsel
Schmeckt sich vun widem
Wenn Spotjohr im Rhindàhl isch
Un de Schnàps im Gitterle isch

Oh dü liewes Elsàss
D'Autobàhn verisst d'r d'gànz Fràtz
Àwer uns'ri Sproch isch àm sterwe
Elsàss min Lànd der geht 's selwe

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Publié le 8 Avril 2015

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Clarté indécise
La lune
Entre dans la chambre, sombre voile
Brodé d'étoiles.

La lune est un gros fruit
Se balançant à mon insomnie.
Les rossignols de Hafiz
Sont morts. Silence bleuâtre.

Nuit interminable. Chaque heure
S'étire monotone comme une litanie.
Je me penche hors de moi
Pour écouter une voix
Tenue, et triste comme un parfum.

J'ai peur du sommeil.
Je veux penser à ma douleur
Et m'en bercer comme une chanson.

Je te tends les mains
Vers toi j'étreins
Le ciel
- Et le vide.

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Publié le 8 Avril 2015

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Les femmes ont pour moi le goût de quelque chose,
Par exemple du lard, du pain chaud et si j'ose,
- Je dirai carrément ma façon de juger -
Quelque chose de bon qui puisse se manger.
Les femmes ont pour moi le goût de quelque chose.

Les femmes ont pour moi de capiteux parfums
Qu'exhalent les bouquets auprès des corps défunts,
Des arômes pesants qui traînent dans les salles,
Cold-cream des seins rancis, relents de linges sales,
Les femmes ont pour moi de capiteux parfums.

Les femmes ont pour moi des débauches charnelles
Qu'une drogue maudite allume en nos prunelles
Et leur dégoût brûlant nous est par les soirs lourds
La flamme d'un cocktail qui serait du velours.
Les femmes ont pour moi des débauches charnelles.

Les femmes ont pour moi le morbide intérêt
De l'impure matière où quelque âme vivrait,
Perversion féconde en riches pourritures.
Des fleurs pourpres, des chairs saignant aux devantures
Les femmes ont pour moi le morbide intérêt.

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