Publié le 8 Avril 2015

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La nuit a été longue, lente
dans le silence des couloirs;
les mille et un pas de l'attente
d'un bruit, d'un pleur dans le noir.

Où vas tu donc, toi le rêveur
dans ta barque de lourd sommeil
vers quel rivage, vers quel ailleurs
navigues tu, loin de mes veilles ?

Nuit d'insomnie où tout s'efface
jours anciens et souvenirs flous,
le cœur fermé, je perds la trace
de notre amour, je te l'avoue.

Le jour cruel pointe l'espace,
brûle mes yeux de ses rayons.
Et me voilà, musique lasse,
sur le trottoir dans mes haillons...

La nuit a été longue lente
dans le silence des couloirs
les mille et un pas de l'attente
d'un bruit, d'un sourire dans le noir.

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Publié le 8 Avril 2015

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Sous le souffle étouffé des vents ensorceleurs
J'entends sourdre sous bois les sanglots et les rêves :
Car voici venir l'heure où dans des lueurs brèves
Les feuilles des forêts entonnent, choeur en pleurs,
L'automnal requiem des soleils et des sèves.

Comme au fond d'une nef qui vient de s'assombrir
L'on ouït des frissons de frêles banderoles,
Et le long des buissons qui perdent leurs corolles
La maladive odeur des fleurs qui vont mourir
S'évapore en remous de subtiles paroles.

Sous la lune allumée au nocturne horizon
L'âme de l'angélus en la brume chantonne :
L'écho tinte au lointain comme un glas monotone
Et l'air rêve aux frimas de la froide saison
A l'heure où meurt l'amour, à l'heure où meurt l'automne !

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Le clair soleil d'avril ruisselle au long des bois.
Sous les blancs cerisiers et sous les lilas roses
C'est l'heure de courir au rire des hautbois.

Vos lèvres et vos seins, ô les vierges moroses,
Vont éclore aux baisers zézayants du zéphyr
Comme aux rosiers en fleur les corolles des roses.

Déjà par les sentiers où s'étouffe un soupir,
Au profond des taillis où l'eau pure murmure,
Dans le soir où l'on sent le sommeil s'assoupir,

Les couples d'amoureux dont la jeunesse mûre
Tressaille de désir sous la sève d'été
S'arrêtent en oyant remuer la ramure

Et hument dans l'air lourd la langueur du Léthé.

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Une nuit, sous la terrible lune
Qui saignait parmi les brumes roses,
Tu parlais, ô soeur, de tristes choses
Comme une enfant prise de rancune.

Au loin les appels des mauvais hommes
Nous montaient des vergers de la plaine
Où les arbres tordus par la haine
Tendaient, fruits du mal amour, leurs pommes.

Tu n'entendis pas le bruit des roues
Rapportant vers les petits villages
La récolte des moissonneurs sages
Qui peinent le temps où tu te joues.

Tu cueillais les pavots de la route
Pour en festonner, plein tes mains molles,
Notre maison où l'on voit les folles
Mendier, soeurs du deuil et du doute.

Comme devant une étrange auberge
Tu fis, évocatrice de désastres,
Le signe qui flétrit les bons astres
Dans le jardin d'azur de la Vierge.

Puis effeuillant au seuil de la porte
Les fleurs de l'ombre l'une après l'une,
Tu chantas quelque chose à la Lune,
Quelque chose dont mon âme est morte.

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Publié le 8 Avril 2015

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Dans une rue, au coeur d'une ville de rêve
Ce sera comme quand on a déjà vécu :
Un instant à la fois très vague et très aigu...
Ô ce soleil parmi la brume qui se lève !

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Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

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Publié le 8 Avril 2015

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Petite larme qui coule
Sur une joue rougie,
Petite goutte qui roule
A saveur de lie.

Tu n'es petite perle,
Qu'un grain de sable,
Qu'un cri de merle
Emergeant d'une fable.

Mais tu sais parfois
Transformer ton visage,
Lorsque d'un pays de joie
Tu abandonnes ton nuage.

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L'existence ressemble
A cette pâle fumée
Que mes yeux contemplent
S'échappant de la cheminée.

Elle se balance fragilement,
Puis comme convulsionnée,
Voile ma vision par moment.
Enfin reprend son étrange ballet.

Comme un brouillard s'élève
Dans l'air doux et parfumé.
Soudain pareille à un rêve
S'évanouit dans l'éternité.

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Publié le 8 Avril 2015

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Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

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Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

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Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s'en allant là-bas le paysan chantonne

Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un coeur que l'on brise
Oh! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises

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Oh! les cimes des pins grincent en se heurtant
Et l'on entend aussi se lamenter l'autan
Et du fleuve prochain à grand'voix triomphales
Les elfes rire au vent ou corner aux rafales

Attys Attys Attys charmant et débraillé
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont raillé
Parce qu'un de tes pins s'abat au vent gothique
La forêt fuit au loin comme une armée antique

Dont les lances ô pins s'agitent au tournant
Les villages éteints méditent maintenant
Comme les vierges les vieillards et les poètes
Et ne s'éveilleront au pas de nul venant

Ni quand sur leurs pigeons fondront les gypaètes

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L'anémone et l'ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra

Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux

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Lune melliflueuse aux lèvres des déments
Les vergers et les bourgs cette nuit sont gourmands
Les astres assez bien figurent les abeilles
De ce miel lumineux qui dégoutte des treilles

Car voici que tout doux et leur tombant du ciel
Chaque rayon de lune est un rayon de miel
Or caché je conçois la très douce aventure
J'ai peur du dard de feu de cette abeille Arcture

Qui posa dans mes mains des rayons décevants
Et prit son miel lunaire à la rose des vents

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Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers
Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé
Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé
Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule

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Publié le 8 Avril 2015

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J'ai une forge dans le cœur.
Je sens plus pourpre que l'aurore,
Plus noyé que l'algue,
Plus lointain que la mouette,
Plus creux que les puits.
Mais je ne donne naissance
Qu'à l'écaille et qu'aux grains.

Ma langue se prend aux mots:
Je n'exprime plus blanc,
Je ne dis plus noir;
A peine le gris d'une falaise rongée,
Le bref vertige d'une ombre,
L'hirondelle entrevue
Et l'iris deviné.

Où sont les justes paroles,
Le feu sans agonie,
Le poème final ?
En quel lieu est la vie ?

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Toutes ces brumes
Issues de nos chagrins

Tous ces orages
Qui bataillent entre nos tempes

Toutes ces ombres
Qui emmurent l'espérance

Tous ces cris
Qui entravent notre chant

Toutes ces craintes
Qui retiennent nos pas

Toutes les clartés
Qui naissent de ces remous !

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Parcourir l'Arbre
Se lier aux jardins
Se mêler aux forêts
Plonger au fond des terres
Pour renaître de l'argile

Peu à peu
S'affranchir des sols et des racines
Gravir lentement le fût
Envahir la charpente
Se greffer aux branchages

Puis dans un éclat de feuilles
Embrasser l'espace
Résister aux orages
Déchiffrer les soleils
Affronter jour et nuit

Cheminer d'arbre en arbre
Explorant l'éphémère
Aller d'arbre en arbre
Dépistant la durée.

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Recueillir le grain des heures
Étreindre l'étincelle
Ravir un paysage
Absorber l'hiver avec le rire
Dissoudre les nœuds du chagrin
S'imprégner d'un visage
Moissonner à voix basse
Flamber pour un mot tendre
Embrasser la ville et ses reflux
Écouter l'océan en toutes choses
Entendre les sierras du silence
Transcrire la mémoire des miséricordieux
Relire un poème qui avive
Saisir chaque maillon d'amitié

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Laquelle de nos nuits s'incline si bas
Qu'elle nous force à toucher cendres
Laquelle de nos nuits nous prend pour cible
Détisse ou rompt le jour

Comment retrouver l'aube
Et son métal dissous
Avec quoi reforger le fanal ?

De quel œil rivé sur l'horizon
Défier la carapace des ombres
De quel cri saluer l'éclair entrevu ?

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Publié le 8 Avril 2015

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Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot ?

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à même le fleuve de sang de terre
à même le sang de soleil brisé
à même le sang d'un cent de clous de soleil
à même le sang du suicide des bêtes à feu
à même le sang de cendre le sang de sel le sang des
sangs d'amour / à même le sang incendié d'oiseau feu
hérons et faucons
montez et brûlez

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Soleil serpent œil fascinant mon œil
et la mer pouilleuse d'îles craquant aux doigts des roses
lance-flamme et mon corps intact de foudroyé
l'eau exhausse les carcasses de lumière perdues dans le couloir sans pompe
des tourbillons de glaçons auréolent le cœur fumant des
corbeaux
nos cœurs c'est la voix des foudres apprivoisées tournant sur leurs
gonds de lézarde transmission d'anolis au paysage de verres cassés c'est
les fleurs vampires à la relève des orchidées
élixir du feu central
feu juste feu manguier de nuit couvert d'abeilles mon
désir un hasard de tigres surpris aux soufres mais l'éveil
stanneux se dore des gisements enfantins
et mon corps de galet mangeant poisson mangeant
colombes et sommeils
le sucre du mot Brésil au fond du marécage.

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train d'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus
fouille dans le cheveu des pierres mille
lunes miroirs
tournants
mille morsures de diamants mille langues sans oraison
fièvre entrelacs d'archet caché à la remorque des mains de pierre
chatouillant l'ombre des songes plongés aux simulacres de la mer

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Publié le 8 Avril 2015

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La légende personnelle: C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. Accomplir sa légende personnelle est la seule ET unique obligation des hommes.

Le principe favorable: Quand la chance est de notre côté, il faut en profiter et tout faire pour l'aider de la même façon qu'elle nous aide.

Le cœur a peur. Les cœurs des hommes sont ainsi. Ils ont peur de réaliser leurs plus grands rêves, parce qu'ils croient ne pas mériter d'y arriver, ou ne pas pouvoir y parvenir.

Nous mourons de peur à la seule pensée d'amours enfuis, d'instants qui auraient pu être merveilleux de trésors introuvables.

Le cœur craint de souffrir et cette crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.
Aucun cœur n'a jamais souffert alors qu'il était à la poursuite de ses rêves, parce que chaque quête est un instant d'Éternité.

Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir : c'est toujours une force positive.

Souviens-toi de toujours savoir ce que tu veux. Ton trésor doit absolument être trouvé pour que tout ce que tu as découvert en chemin puisse avoir un sens.

Sois attentif aux signes. N'oublie pas que tout n'est qu'une seule chose. N'oublie pas le langage des signes. Et surtout, n'oublie pas d'aller jusqu'au bout de ton Destin. Le cœur avertit toujours lorsque l'on s'éloigne de son rêve, du chemin qui nous est tracé.

Celui qui vit sa légende connaît ses besoins. Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible: c'est la peur d'échouer.

La plus grande imposture du monde, c'est lorsqu'à un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin.

Chaque jour porte en lui l'Éternité.
Toute bénédiction qui n'est pas acceptée risque de se transformer en malédiction.

Lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous.

Ne t'abandonne pas au désespoir. Souviens-toi d'un vieux proverbe qui dit que l'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

Une quête commence toujours par la Chance du Débutant et s'achève toujours par l'Épreuve du Conquérant.

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Publié le 8 Avril 2015

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Vieil océan, aux vagues de cristal, tu ressembles
proportionnellement à ces marques azurées que l'on voit sur
le dos meurtri des mousses; tu es un immense bleu, appliqué
sur le corps de la terre: j'aime cette comparaison. Ainsi, à
ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu'on
croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en
laissant des ineffaçables traces, sur l'âme profondément
ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans
qu'on s'en rende toujours compte, les rudes commencements de
l'homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le
quitte plus. Je te salue, vieil océan !

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Publié le 8 Avril 2015

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Au jardin des chevaux de passe
La lune effleure la Roseraie
Semblant aux étoiles qui s'effacent
De vous naguère j'imaginais

Destin tremblant vos yeux griffés
S'en vont aux ombres qui m'entraînent
En vain là où vont les années
Souvenez-vous qu'elles s'en souviennent

Et renaissent aux reflets Passèrent
Au jardin les chevaux de passe
Vous y chercherez la lumière
Des Roseraies Les Amours lasses

Au miroir tout s'enfuit et passe

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