Publié le 8 Avril 2015

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J'ai vu le soleil se lever
dans tant et tant de pays
je ne savais plus lequel
était le mien
le jour oscillait
lampe incertaine dans ma nuit
le rif le souk le môle
la vallée millénaire
bergers de l'Atlas
boutre coutre Seychelles
je l'ai vu se coucher
le jour passait comme une flèche
et chaque soir me frappait en plein cœur
comme le dernier

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Publié le 8 Avril 2015

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Dans ma nuit, si brève, hélas
Le vent a rendez-vous avec les feuilles.

Ma nuit si brève est remplie de l'angoisse dévastatrice

Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?

De ce bonheur, je me sens étranger.
Au désespoir je suis accoutumée.

Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?

Là, dans la nuit, quelque chose se passe
La lune est rouge et angoissée.
Et accrochés à ce toit
Qui risque de s'effondrer à tout moment,
Les nuages, comme une foule de pleureuses,
Attendent l'accouchement de la pluie,
Un instant, et puis rien.

Derrière cette fenêtre,
C'est la nuit qui tremble
Et c'est la terre qui s'arrête de tourner.

Derrière cette fenêtre, un inconnu s'inquiète
pour moi et toi.

Toi, toute verdoyante,
Pose tes mains - ces souvenirs ardents -
Sur mes mains amoureuses
Et confie tes lèvres, repues de la chaleur de la vie,
Aux caresses de mes lèvres amoureuses

Le vent nous emportera !
Le vent nous emportera !

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Publié le 8 Avril 2015

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Dernier orfèvre de la nuit
Au matin nu des souvenances
Espoir vaincu serrant l'oubli
Dans le grain bleu de sa naissance

Au fer bleui de l'aventure
J'ai mis le cri j'ai mille forges
Le feu strident de sa blessure
Cautérise toutes mes gorges

Un oeil ouvert face à la mort
Cristal ennui gercé de peur
Un oeil fermé devant l'amour
Pétale rouge de sa fleur

Dernier coron des solitudes
Dans la veine d'un grand charbon
Frère d'éclipse ô négritude
Quand vient gémir l'accordéon

Un acrostiche hume la fête
Mentor de bruit coureur de jour
Rosace-accord sacre de tête
Mon initiale attend son tour

Sous le grand pin de nos aiguilles
Revient l'écume y buissonner
Et dans un verbe sans coquille
Nous conjuguons le temps aimer

Dernier coron des solitudes
Dernier orfèvre de la nuit

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Publié le 8 Avril 2015

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Si l'amour n'existe pas, O Dieu, alors qu'est-ce que je ressens ?
Et si l'amour existe, quelle chose est-il, qui n'est pas le néant ?
Si l'amour est bon, d'où vient mon malheur ?
S'il est mauvais, une merveille, il me semble, en demeure,
Quand chaque adversité et tourment
Qui viennent de lui, me semblent nectar gourmand,
Car plus j'en ai soif, plus j'en suis buveur.

Et s'il vient de mon propre désir que ma brûlure jamais ne soit éteinte,
D'où viennent mes gémissements et ma plainte ?
Si mes maux m'agréent, alors à qui est-ce que me plains ?
Je ne sais pourquoi, infatigable, je n'en défaille pas moins.
O mort vivace, O doux coup, aux si désuètes arrière-pensées,
Comment, se peut-il, de toi, y avoir, en moi, si grande quantité,
A moins que je ne consente que tu sois ainsi invité ?

Et si j'y consens, elle est à ma charge
Ma plainte, vraiment: Ainsi ballotté de long en large
Sans gouvernail dans un bateau je suis;
Au milieu de la mer, deux risées essuie,
Qui toujours l'une contre l'autre, soufflent batailleuses.
Hélas! Quelle est cette maladie merveilleuse ?
De la chaleur du froid, de la froidure du chaud, mourant je suis...

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Publié le 8 Avril 2015

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En te cherchant
au seuil de la montagne je pleure
Au seuil de la mer et de l'herbe.

En te cherchant
au passage des vents je pleure
Au carrefour des saisons,
Dans le châssis cassé d'une fenêtre qui prend
Le ciel enduit de nuages
Dans un vieux cadre.

En attendant ton image
Ce cahier vide
Jusqu'à quand
Jusqu'à quand
Se laissera t'il tourner les pages ?

Accueillir le flux du vent et de l'amour
Dont la sœur est la mort
Et l'éternité
Son mystère qu'elle t'a soufflé
Tu devins alors le corps d'un trésor
Essentiel et désirable
Comme un trésor
Par qui la possession de la terre et des pays
Est devenue ce que le cœur accueille.

Ton nom est un moment d'aurore qui sur le front du ciel passe
- Que ton nom soit béni ! -

Et nous encore
Nous revoyons
La nuit et le jour
et l'encore.

(Cliquez sur les liens ci-dessus ... Et mettre le son)

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Publié le 8 Avril 2015

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DE PROFUNDIS

Dites-moi les mots des pauvres gens, ceux qui effleurent le sol de leurs souliers trop grands.
Dites-moi les maux des pauvres gens, portant haillons de bure, déchirés mais vivants.

Ils marchent sur la vie, apeurés et bancals, la peur de l’autre les a rendus si mal,
Qu’ils n’ont que leur regard pour unique pays, et voyagent en rêve dans des mondes interdits.

Je suis de ces gens-là et je traîne ma peine, sur le velours joli de vos miroirs de haine.
J’avance sur la terre la robe tâchée de sang, que vous avez giclé sur un tissu trop blanc.

Si vous m’aviez dit les mots des pauvres gens, simples et vrais, sans jamais me salir,
J’aurais pu me guérir des maux qui m’ont saignée, sans jamais défaillir.

Aujourd’hui je suis lasse, et je courbe l’échine que vous avez cassée par tant d’ingratitude.
Je regarde ma vie s’égrainer peu à peu, je vois venir la fin de toutes mes certitudes.

Venant peindre vos vies aux rancunes de la mienne, du gris, du noir et si peu de caresses,
Que ces mots vous questionnent et posent sur vos griffes un semblant de tendresse.

9/10/2012

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LA MORT

Cette absence de vie qu'on appelle la mort
Ne serait-ce simplement que l'envers du décor
Il y aurait des soleils, il y aurait des jardins
Et les jours couleraient comme des lendemains

Nous serions lumière et nous serions la vie
Dansant et voguant par delà l'infini
De nos corps décharnés nous aurions fait le deuil
Et quitté à jamais la toile du linceul

Regarde dans mes yeux, tu y verras mon âme
Le dernier de mes souffles attisera la flamme
Je serai près de toi bien plus que tu le crois
Dans chacun de tes gestes et tes chemins de croix

Ecoute dans le silence cette voix en dedans
Tu es riche de ça, habité et vivant
Et si un jour tu meurs comme meurent les chiens
Je viendrai te chercher, te montrer le chemin

Poésie Néo-Classique : 1° prix, concours SPAF 2013.

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SA JEUNESSE

On garde toujours en soi sa jeunesse.
Elle est en nous dans les jours de détresse
Comme dans les moments de liesse.
Il fallait Anna que je te le confesse.

Je frissonne encore au souffle du vent
Et d’un air innocent, crois que j’aie du talent.
Je caresse toujours la mousse des bois,
Fragile et ébranlée par le moindre faux pas.

Toutes les rides que tu vois, et bien, n’y crois pas.
En moi voyagent des images et des bateaux,
des océans et des oiseaux, et tellement de poésie ;
car vois-tu Anna, jamais l’esprit ne vieillit.

Je suis la petite fille toujours émerveillée
A la vue du petit écureuil libre et perché
Sur l’arbre de vie au tronc si écorché
Qu’il pourrait nous faire croire qu’il est désespéré.

N’oublie jamais d’où tu viens, ton pays.
Tu es de cette terre sauvage à l’infini
Qui a donné d’elle-même au péril de sa vie
Et regarde le ciel dans un sourire ravi.

Au jour du dernier jour de mes amours anciennes,
Je garderai ma main dans la tienne.
Car Anna, vois-tu, il faut que tu comprennes
Que ma vie sera toujours en toi, souveraine.

A ma fille chérie, Anna.

17 Février 2013

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Fille de la Mer
Où t'en vas-tu
Lorsque tu marches à demi-nue
Le long des sentiers perdus

Fille de la Mer Comprends-tu
L'histoire du vent ton ami
Qui caresse tes cheveux épis
Tu passes légère
Sur la vie En ne laissant derrière
Que l'effluve des algues chimères
Toi qui rêve de toucher les baleines
Le sais-tu Fille de la Mer
Tu es née d'une Sirène

Mémoire d'un temps révolu
Tu es des femmes de marins
Vêtues de noir
qui attendaient sans fin
Longtemps leurs amants disparus
Vivante, troublante
Solide comme le rocher
Contre la vie méchante
Tu as su t'armer

Tu dores ta peau
Au sable chaud
Culte à la beauté
Qui laisse les hommes désarmés
Et tes hanches ondulent
Vagues du crépuscule
Le long de ton dos
Caresse des flots

Tu es de l'océan l'apanage
Et à jamais sur cette terre
Tu resteras l'image sans âge
De celle qui est venue de la Mer
Et quand tu seras partie
Très loin de ton pays
Tu emporteras dans tes yeux
Le bleu pur et profond
De la Mer et des Cieux

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Les écrits de Patricia Le Marchand (liens) :

http://www.publibook.com/librairies/publibook/images/1008PREV.pdf
http://www.chez.com/damienbe/

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Publié le 8 Avril 2015

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La lune va promeneuse du rêve.
Aux cieux béants feindre sa plainte brève

Sur les accords du mystère un peu fou
Traîne mes vœux mélancolique lune

Rien que mon cœur et toute ma fortune
Un deux trois quatre - espoir et puis c'est tout

Du givre germe à la vitre nocturne
Songes secrets fleurs de frêle cristal

Dormeurs liés par l'ombre taciturne
Dieux foudroyés par le sort inégal

Le seuil muet des abîmes stellaires
Vous rend pareils ô frères éphémères

Ce cri tout près s'appelle liberté
Ce pas vainqueur demain retour des choses

Car le printemps reviendra et l'été
Et nos jardins auront encor des roses

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Publié le 8 Avril 2015

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Autres, j'écrivais d'exubérants poèmes
D'où jaillissait ma vie en rires et en pleurs.
Je n'avais pas encore appris cette pudeur
Farouche, de sceller mes lèvres sur moi-même.

Et voici que ma plume est morte entre mes mains
Devant l'inexprimable. À quoi bon la souffrance
De voir toutes les fois qu'un sentiment s'élance
Se glacer dans les mots son pauvre sang humain.

Un monde vit en moi, comme en vous vit un monde.
Qui connaître jamais ses cimes et ses fonds ?
Moi-même les explore en des incantations
Railleuses de dépit, dans leurs stériles rondes.

Aussi par les remous d'orages inconnus
Mon âme aux profondeurs secrètes et lointaines,
Suivra dans le chaos des forces et des peines,
La dure vérité des sentiments à nu.

Mais je ne dirai rien car il vaut mieux les taire
Les cris rageurs et vains des cœurs près d 'éclater
Car l'ordre est établi pour une éternité
Cet ordre qu'imposa les siècles sur la terre.

Laissons grouiller le monde au fond de son ennui.
Et n'arrachons personne au sommeil des légendes.
Les préjugés sont forts et la bêtise est grande.
Nul ne peut déchirer les voiles de la nuit.

Alors laissons les mots loin de nos états d'âme
Mobilisons-les tous au service d'action
Extérieure, étrangère, et des révolutions
Qui fondent aujourd'hui sur l'univers en flamme.

Oui façonnons un peu, durement le destin.
Marquons au fer rougi les vieilles décadences.
Jetons dans le grand feu les antiques créances
Et préparons tout neufs de flamboyants matins.

Agissons. Agissons et changeons l'air putride.
Agissons pour nos nerfs, nos muscles et nos cœurs
Élisons s'il le faut d'orgueilleuses douleurs
Plutôt que de subir l'âcre relent du vide.

Mais il est un royaume invisible et muet
Où réelle, la vie épanouit ses corolles.
Un royaume au-delà de toutes les paroles.
Un royaume au-delà de tout ce que je sais.

J'enferme en lui, jaloux, mes doutes, mes tempêtes
Ce qui rit, ce qui saigne et mes espoirs trop beaux
Et mes rêves trop doux et mes trop lourds sanglots
Les flux et les reflux de mon cœur à ma tête.

J'ai cloué dans l'azur, à grands coups de ma Foi
L'étoile que je veux pour guide tutélaire
Et mon regard, levé vers elle de la terre,
Fixera dans le ciel un destin de mon choix.

Et bien qu'on me verra, dans les fracas de l'heure,
Marcher en forcené, sans fin, vers les combats,
Seulement absorbé par ce qu'on ne voit pas,
J'explorerai toujours mes intimes demeures.

Et que m'importe alors les nuages aux cieux.
Qu'importe l'ouragan qui dévaste la plaine
Et la mort qui répand ses ombres inhumaines
Si me vient la lumière immense de tes yeux,

Ô ! Toi qui seule entend les mots vrais de mon âme,
Seule pour qui ma voix ne se taira jamais,
Doux miracle accompli des rêves que j'aimais,
Dans mon royaume élu, ton royaume, Ma Femme,

Je vivrai, je vivrai réfugié en nous deux.
Nos regards confondus glisseront sur les choses,
Sur les êtres, la vie et les mondes moroses
Pour revenir toujours au Monde merveilleux

Que seuls nous avons su nous donner l'un à l'autre.
Tout le reste est folie et mensonge... et robot.
Ne gâchons rien de nous. Sur les principes faux
Laissons les impudents faire les bons apôtres.

Et marchons au soleil, libres, forts, exaltés,
Lorsque chante en secret la sève dans les branches.
Ne poursuivons jamais que des joies toutes franches
Et que jamais nos pleurs ne coulent sans beauté.

De mon exil vers toi, monte la flamme claire
De ce lucide amour que porte mon destin
Bien plus fort que mes soifs et toutes mes faims
Plus fort que les horreurs gigantesques des guerres

Je sais que de tout temps existe un carrefour
Où le bonheur attend de nous rouvrir ses portes
Et que nos deux chemins, parmi les choses mortes
Sont tracés par la vie au devant de l'Amour.

Je sais que ta présence étend sur moi ses ailes.
Je sais que ma présence est tout entière en Toi,
Je sais que nous avons mêmes Vœux, mêmes Lois
Et le même mépris des humaines querelles.

Je sais que de tout temps, depuis le premier Port,
Voguent à l'infini nos âmes qui se fondent,
Comme Dieu le voulut en Une Âme profonde
En deçà de la vie, au-delà de la mort.

Nous laisserons sans doute un très fluide sillage
Sur l'eau pâle des jours. Que ce soit en passant
Mais regardons-nous vivre : un monde autrement grand
S'offre à nous qu'à créé notre Éternel Mariage.

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Publié le 8 Avril 2015

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Allongé sur un lit
A l'ombre du mur gris
Ton visage détruit s'accroche à nos vies
Une profonde douleur nous accable
L'hiver aussi...

Aucun son, aucun bruit
A l'ombre du mur gris
Ton regard meurtri se suspend à nos vies
Un profond silence nous accueille
Le printemps aussi...

Pour souffler tes quelques bougies
De l'autre côté du mur gris
Tes mains amaigries se cramponnent à nos vies
Une profonde foi nous afflige
L'été aussi...

Et la terre d'ocre t'a recueilli
A l'ombre du mur gris
Ton corps affaiblit a salué nos vies
Une profonde détresse nous accule
L'automne aussi...

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Publié le 8 Avril 2015

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Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,
Baise-les longuement, car ils t'auront donné
Tout ce qui peut tenir d'amour passionné
Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

Sous l'immobile éclat du funèbre flambeau,
Penche vers leur adieu ton triste et beau visage
Pour que s'imprime et dure en eux la seule image
Qu'ils garderont dans le tombeau.

Et que je sente, avant que le cercueil ne se cloue,
Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains,
Et que près de mon front, sur les pales coussins,
Une suprême fois se repose ta joue.

Et qu'après je m'en aille au loin avec mon cœur
Qui te conservera une flamme si forte
Que même à travers la terre compacte et morte
Les autres morts en sentiront l'ardeur.

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