Publié le 8 Avril 2015

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Suis-je seul ? Je me plais encore au coin du feu.
De nourrir mon brasier mes mains se font un jeu ;
J'agace mes tisons ; mon adroit artifice
Reconstruit de mon feu le savant édifice.
J'éloigne, je rapproche, et du hêtre brûlant
Je corrige le feu trop rapide ou trop lent.
Chaque fois que j'ai pris mes pincettes fidèles,
Partent en pétillant des milliers d'étincelles :
J'aime à voir s'envoler leurs légers bataillons.
Que m'importent du Nord les fougueux tourbillons ?
La neige, les frimas qu'un froid piquant resserre,
En vain sifflent dans l'air, en vain battent la terre,
Quel plaisir, entouré d'un double paravent,
D'écouter la tempête et d'insulter au vent !
Qu'il est doux, à l'abri du toit qui me protège,
De voir à gros flocons s'amonceler la neige !
Leur vue à mon foyer prête un nouvel appas :
L'homme se plaît à voir les maux qu'il ne sent pas.
Mon cœur devient-il triste et ma tête pesante ?
Eh bien, pour ranimer ma gaîté languissante,
La fève de Moka, la feuille de Canton,
Vont verser leur nectar dans l'émail du Japon.
Dans l'airain échauffé déjà l'onde frissonne :
Bientôt le thé doré jaunit l'eau qui bouillonne,
Ou des grains du Levant je goûte le parfum.
Point d'ennuyeux causeur, de témoin importun :
Lui seul, de ma maison exacte sentinelle,
Mon chien, ami constant et compagnon fidèle,
Prend à mes pieds sa part de la douce chaleur.

Et toi, charme divin de l'esprit et du cœur,
Imagination ! De tes douces chimères
Fais passer devant moi les figures légères !
A tes songes brillants que j'aime à me livrer !
Dans ce brasier ardent qui va le dévorer,
Par toi, ce chêne en feu nourrit ma rêverie
Quelles mains l'ont planté ? Quel sol fut sa patrie ?
Sur les monts escarpés bravait-il l'Aquilon ?
Bordait-il le ruisseau ? Parait-il le vallon ?
Peut-être il embellit la colline que j'aime,
Peut-être sous son, ombre ai-je rêvé moi-même.
Tout à coup je l'anime : à son front verdoyant,
Je rends de ses rameaux le panache ondoyant,
Ses guirlandes de fleurs, ses touffes de feuillage,
Et les tendres secrets que voila son ombrage.
Tantôt environné d'auteurs que je chéris,
Je prends, quitte et reprends mes livres favoris ;
A leur feu tout à coup ma verve se rallume ;
Soudain sur le papier je laisse errer ma plume,
Et goûte, retiré dans mon heureux réduit,
L'étude, le repos, le silence, et la nuit.
Tantôt, prenant en main l'écran géographique,
D'Amérique en Asie, et d'Europe en Afrique,
Avec Cook et Forster, dans cet espace étroit,
Je cours plus d'une mer, franchis plus d'un détroit,
Chemine sur la terre et navigue sur l'onde,
Et fais dans mon fauteuil le voyage du monde.
Agréable pensée, objets délicieux,
Charmez toujours mon cœur, mon esprit et mes yeux !
Par vous tout s'embellit, et l'heureuse sagesse
Trompe l'ennui, l'exil, l'hiver et la vieillesse.

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Publié le 8 Avril 2015

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Petite perle cristalline
Tremblante fille du matin,
Au bout de la feuille de thym
Que fais-tu sur la colline ?

Avant la fleur, avant l'oiseau,
Avant le réveil de l'aurore,
Quand le vallon sommeille encore
Que fais-tu là sur le coteau ?

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Publié le 8 Avril 2015

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Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon cœur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon cœur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

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Publié le 8 Avril 2015

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Le silence régnait sur la terre et sur l'onde,
L'air devenait serein et l'Olympe vermeil,
Et l'amoureux Zéphire affranchi du sommeil
Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.

L'Aurore déployait l'or de sa tresse blonde,
Et semait de rubis le chemin du Soleil ;
Enfin ce dieu venait au plus grand appareil
Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde,

Quand la jeune Philis au visage riant,
Sortant de son palais plus clair que l'Orient,
Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour n'en soyez pas jaloux !
Vous parûtes alors aussi peu devant elle
Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.

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Publié le 8 Avril 2015

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Pange lingua gloriosi
Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi,
Rex effudit gentium.

Nobis datus, nobis natus
Ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus,
Sparso verbi semine,
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.

In supremae nocte cenae
Recum bens cum fratribus,
Observata lege plene
Cibis in legalibus,
Cibum turbae duodenae
Se dat suis manibus

Verbum caro, panem verum
Verbo carnem efficit:
Fitque sanguis Christi merum,
Et si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum
Sola fides sufficit.

Tantum ergo Sacramentum
Veneremur cernui:
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui:
Praestet fides supplementum
Sensuum defectui.

Genitori, Genitoque
Laus et iubilatio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedictio:
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio...

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d'une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde

Fils d'une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d'ici-bas
Par une action incomparable :

La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s'offrit
En nourriture aux douze Apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C'est la foi seule qui suffit
pour affermir les coeurs sincères.

Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s'effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !

Au Père et au Fils qu'il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
A l'Esprit qui des deux procède
Soit rendue même louange...

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Publié le 8 Avril 2015

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So, so you think you can tell
Heaven from hell
Blue skies from pain
Can you tell a green field
From a cold steel rail ?
A smile from a veil
Do you think you can tell ?

And did they get you to trade
Your heroes for ghosts ?
Hot ashes for trees ?
Hot air for a cool breeze ?
Cold comfort for change ?
Did you exchange
A walk on part in the war
For a lead role in a cage ?

How I wish, how I wish you were here
We're just two lost souls swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears
Wish you were here...

Alors, alors tu penses que tu peux distinguer
Le paradis de l'enfer
Le ciel bleu de la douleur
Peux-tu distinguer un champ tout vert
D'un rail d'acier froid ?
Un sourire d'un voile
Penses-tu que tu le peux ?

Et ont-ils réussi à te faire échanger
Tes héros contre des fantômes ?
Des cendres chaudes contre des arbres ?
De l'air chaud contre une fraîche brise ?
Un confort froid pour quelques pièces ?
Et as-tu échangé
Un rôle de figurant dans la guerre
Contre un premier rôle dans une cage ?

Comme je souhaiterais, comme je souhaiterais que tu sois ici
Nous ne sommes que deux âmes perdues
Nageant dans un aquarium
Année après année
Courant sur la même terre usée
Qu'avons-nous trouvé ?
Les mêmes vieilles peurs
Je souhaiterais que tu sois ici...

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Publié le 8 Avril 2015

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Pensées mélodieuses

La musique de mes moments
Le refrain de mes tourments
L'entrain des instants précieux
Un plaisir au son capricieux

Cette musique nonchalante
Enchanteresse et infiniment lente
Des instants de quiétude
Et des envies de plénitude

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Le ton sarcastique d'une originalité unique
Au rythme d'un plaisir partiel
Associé à l'imagination de l'irréel
Une diversité de mélodies
De paroles entendues
Donnant naissance à des pensées brèves
Qui associent la réalité au rêve
Toutes les musiques du monde
En moi se confondent
Dans la délivrance absolue
De mon être résolu
Une nature en éveil
Un espace illuminé
par le scintillement des étoiles
qui se reflètent sur une mer
en agitation permanente
Une traînée d'astres
flamboyant qui se chevauchent
dans le clair-obscur
d'une nuit de pleine lune
Une nuit calme ou la nature
poursuit ses évolutions et ses métaphores
Un océan dont les remous
du courant s'activent et se transforment
en véritable raz de marée
Des vagues gigantesques
Dont le volume, la puissance et l'importance
dépassent l'entendement des hommes
Des rouleaux de sensation
sur une mer d'émotion
Et une lune en admiration
devant une nature si belle
en éveil permanent

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Ma bouche est un explorateur
tu es le continent inconnu à explorer
Comme une astronome j'observe l'infini et
je t'ai trouvé .............. mon étoile......
Pour embrasser en été, je voudrais
être le soleil qui te brûle la peau

Pour t'aimer à l'aube
je voudrais être l'air frais du matin
qui ouvre tes poumons
Le soir pour t'aimer
je voudrais être le sommeil
qui t'emporte entre mes bras

Tu es comme l'eau de la source
je suis la bouche
qui te vole à la roche
Si tu étais un chasseur
je serais la proie
qui tombe dans ton piège

Seul le miel de tes baisers
ne me fais pas grossir
Sur la portée de ma musique,
tu es prisonnier, mon Amour......

Amour, je veux t'arracher ce mot
quand il naît sur tes lèvres
Notre amour orageux est
comme un océan déchaîné :
dangereux et fascinant

Salé comme l'eau de la mer
Apre comme la cime des montagnes
C'est toi mon impossible Amour

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J'aimerais être l'ange de ton sommeil
Te protéger jusqu'au réveil
Tendrement et tout en douceur
Ouvrir les portes de ton cœur
Et sans faire de bruit
Entrer dans tes rêves les plus enfuis
Je garderais précieusement la clé
Des plus profondes des tes pensées
Je dissiperais le brouillard
Qui détruit les espoirs
Et lorsque tu te réveilleras
Tu te souviendras de tout l'amour que j'ai pour toi...

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Publié le 8 Avril 2015

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Tout à l'heure
Je roulais sur mon scooter dans Paris
D'une voiture, au feu rouge, un mec me dit :
«Eh madame il est quelle heure ?»
Je lui réponds : «Midi»
Il me dit : «Madame qu'est ce que t'es bonne !
Tu veux pas m'faire une gâterie ?»
Ses potes rigolent
Sur le moment j'ai pas compris
Je réponds : «Mon grand,
C'est pas comme ça qu'on parle aux gens
Tu n'aimerais pas qu'on parle comme ça à ta maman»
Le mec me r'garde
Avec une tête de chien d'garde
Il m'fait : «Vas-y parle pas d'ma mère ou j'te défonce»
J'lui réponds : «Du calme Alphonse !
J'te connais pas, tu m'agresses
C'est quoi ce manque de délicatesse ?
On t'a pas dit d'traiter les femmes comme des princesses ?»
Il me dit : «Ouais, mais toi j'te baise !»
Je lui dis : «Ben nan justement
C'est bien ça l'malaise»
Tu sais que...

Garçon
Si t'enlèves la cédille
Ça fait gar-con
Et gare aux cons ma fille
Gare aux cons
Gare aux cons
Gare aux cons
Qui perdent leur cédille
Di di doum
Di di dam
Di di di di di di

J'continue mon chemin
Au feu suivant
J'entends : «Hé grosse cochonne !
Quand tu veux j'te prends»
C'est encore Alphonse avec sa tête de gland
Je lui dis : «Là tu t'enfonces, c'est indécent
J'y crois pas, mec, redescends d'ta planète
Tu t'prends pour Tony Montana
T'as même pas d'poils sur la quéquette !»
Il m'dit : «Vas-y, sois pas vulgaire
Tu vas voir où je vais t'la mettre !»
Je lui dis : «C'est moi qui suis vulgaire ?
Non mais là c'est la fête !
Je rêve, pour qui tu t'prends ?
Maintenant tu t'arrêtes !»
Je descends, il descend,
J'dis : «C'est l'bordel dans ta tête !
Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Là t'es en galère, j'veux des excuses
J'attends, et j'lâcherai pas l'affaire»
Il me dit : «Nan, toi tu t'excuses
Espèce de vieille sorcière !»
«C'est la meilleure je t'ai donné l'heure,
J'aurais mieux fait d'me taire»
Tu sais que...

Voilà comment parlent certains garçons
Quelle honte !
Ils mériteraient une bonne leçon
Tu veux jouer ? On va jouer
J'lui dis : «Baisse ton caleçon
Tu parles beaucoup, ça manque d'action
Tu m'as demandé ? Une fellation ?»
Tout à coup Alphonse a une révélation
Il renonce et me dit :
«Ouais, vas-y c'est bon !
Lâche-moi, pardon»
J'lui dis : «C'est bien
Là, t'as l'air moins con,
C'est pas normal d'avoir besoin
D'parler aux femmes de cette façon
Y a un sérieux problème d'éducation
Pourtant j'suis sûre que t'as un bon fond»
Il me dit : «T'as raison j'me sens tout bidon
C'est mes potes qui m'poussent, j'ai la pression !»
Je lui dis : «C'est bon, pleure pas !»
Il manquait plus qu'ça
Alphonse qui fond en larmes dans mes bras
Tu sais que...

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Publié le 8 Avril 2015

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Les poissons ne pleurent pas
Ou alors ça ne se voit pas
Peut-être nagent-ils dans leurs larmes ?
C'est un chagrin qui a du charme

Ca s'ignore comment la tristesse ?
Comment cacher ce qui nous blesse ?
A ceux qui demandent si ça va
On peut pas répondre ça va pas

Et personne ne sait consoler
Un vague à l'âme trop singulier
Ils vous répondent ça va passer
Mais moi je sais que ça va rester !

Pleurer... en silence
Quand l'orgueil s'en mêlent
Faut que je reste belle
On me regarde

Alors j'aurai mal en silence
Et je crierai sans faire de bruit
Il faut que je rie il faut que je danse
Je voudrais pas que ma douleur s'ennuie

Et personne ne sait consoler
Un vague à l'âme trop singulier
Ils vous répondent ça va passer
Mais moi je sais que ça va rester !

Pleurer... en silence
Quand l'orgueil s'en mêlent
Faut que je reste belle
On me regarde

Les poissons ne pleurent pas
Ou alors ça ne se voit pas
Peut-être nagent ils dans leurs larmes ?
C'est un chagrin qui a du charme

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Publié le 8 Avril 2015

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Les femmes ont pour moi le goût de quelque chose,
Par exemple du lard, du pain chaud et si j'ose,
- Je dirai carrément ma façon de juger -
Quelque chose de bon qui puisse se manger.
Les femmes ont pour moi le goût de quelque chose.

Les femmes ont pour moi de capiteux parfums
Qu'exhalent les bouquets auprès des corps défunts,
Des arômes pesants qui traînent dans les salles,
Cold-cream des seins rancis, relents de linges sales,
Les femmes ont pour moi de capiteux parfums.

Les femmes ont pour moi des débauches charnelles
Qu'une drogue maudite allume en nos prunelles
Et leur dégoût brûlant nous est par les soirs lourds
La flamme d'un cocktail qui serait du velours.
Les femmes ont pour moi des débauches charnelles.

Les femmes ont pour moi le morbide intérêt
De l'impure matière où quelque âme vivrait,
Perversion féconde en riches pourritures.
Des fleurs pourpres, des chairs saignant aux devantures
Les femmes ont pour moi le morbide intérêt.

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