Publié le 8 Avril 2015

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Yesterday, all my troubles seemed so far away
Now it looks as though they're here to stay
Oh, I believe in yesterday.

Suddenly, I'm not half the man I used to be,
There's a shadow hanging over me.
Oh, yesterday came suddenly.

Why she had to go I don't know she wouldn't say.
I said something wrong, now I long for yesterday.

Yesterday, love was such an easy game to play.
Now I need a place to hide away.
Oh, I believe in yesterday.

Why she had to go I don't know she wouldn't say.
I said something wrong, now I long for yesterday.

Yesterday, love was such an easy game to play.
Now I need a place to hide away.
Oh, I believe in yesterday...

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Publié le 8 Avril 2015

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Je crois que je ne t'aime plus.
Elle m'a dit ça hier,
Ça a claqué dans l'air
Comme un coup de revolver.

Je crois que je ne t'aime plus.
Elle a jeté ça hier,
Entre le fromage et le dessert
Comme mon cadavre à la mer.

Je crois que je ne t'aime plus.
Ta peau est du papier de verre
Sous mes doigts... sous mes doigts.
Je te regarde et je pleure
Juste pour rien... comme ça.

Sans raison je pleure,
A gros bouillons je pleure,
Comme devant un oignon je pleure, arrêtons...

Elle m'a dit
Elle m'a dit

Je crois que je ne t'aime plus.
Relève-toi, relève-toi.
Ne te mouche pas dans ma robe,
Pas cette fois... relève-toi.

Tu n'as plus d'odeur,
Tes lèvres sont le marbre
De la tombe de notre amour,
Elle m'a dit ça son son était froid.

Quand je fais l'amour avec toi
Je pense à lui.
Quand je fais l'amour avec lui
Je ne pense plus à toi

Elle m'a dit
Elle m'a dit

Je crois que je ne t'aime plus.
Elle m'a dit ça hier,
Ça a pété dans l'air
Comme un vieux coup de tonnerre.

Je crois que je ne t'aime plus.
Je te regarde et je ne vois rien.
Tes pas ne laissent plus de traces
A coté des miens.

Je ne t'en veux pas,
Je ne t'en veux plus,
Je n'ai juste plus d'incendie
Au fond du ventre c'est comme ça

Elle m'a dit
Elle m'a dit
Elle m'a dit
Elle m'a dit

Alors j'ai éteint la télé
Mais je n'ai pas trouvé le courage,
Par la fenêtre de me jeter :
Mourir d'amour n'est plus de mon âge...

Elle m'a dit
Elle m'a dit

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Publié le 8 Avril 2015

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Allumés les postes de télévision
Verrouillées les portes des conversations
Oubliés les dames et les jeux de cartes
Endormies les fermes quand les jeunes partent
Brisées les lumières des ruelles en fête
Refroidi le vin brûlant, les assiettes
Emportés les mots des serveuses aimables
Disparus les chiens jouant sous les tables
Déchirées les nappes des soirées de noce
Oubliées les fables du sommeil des gosses
Arrêtées les valses des derniers jupons
Et les fausses notes des accordéons
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale

Goudronnées les pierres des chemins tranquilles
Relevées les herbes des endroits fragiles
Désertées les places des belles foraines
Asséchées les traces de l'eau des fontaines
Oubliées les phrases sacrées des grands-pères
Aux âtres des grandes cheminées de pierre
Envolés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale

Envolées les robes des belles promises
Les ailes des grillons, les paniers de cerises
Oubliés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
Allumés les postes de télévision

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C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison

Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison

Une ville se fane
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...

Une ville se âne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

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Publié le 8 Avril 2015

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Oh Angie, Oh Angie, when will those dark clouds disappear
Angie, Angie, where will it lead us from here
With no loving in our souls and no money in our coats
You can't say we're satisfied
But Angie, Angie, you can't say we never tried

Angie, you're beautiful, but ain't it time we said goodbye
Angie, I still love you, remember all those nights we cried
All the dreams we held so close seemed to all go up in smoke
Let me whisper in your ear
Angie, Angie, where will it lead us from here
Oh, Angie, don't you weep, all your kisses still taste sweet
I hate that sadness in your eyes
But Angie, Angie, ain't it time we said good-bye

With no loving in our souls and no money in our coats
You can't say we're satisfied
But Angie, I still love you, Baby, ev'rywhere I look I see your eyes
There ain't a woman that comes close to you come on baby, dry your eyes

But Angie, Angie, ain't it good to be alive
Angie, Angie, they can't say we never tried

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Publié le 8 Avril 2015

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Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que j'ai dans les artères
Le tanin et les pigments
Qui font le sang de la terre
Comme la lave d'un volcan

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Je tourmente les passants
En faisant voler les pagnes
Je défie tous les courants
Toutes les stars de cocagne
Qui passent en rêvant
De platine et de champagne

Si j'ai du caractère
Un sacré tempérament
Qui ont valu à ma mère
Du souci et des tourments
C'est que je tiens de mon père
La passion et l'engouement
Qui font guincher les chaumières
Et s'enlacer les amants

Je suis la fille du vent
Qui traverse les montagnes
Pour violenter les passants
Les villes et les campagnes
Je me méfie des couvents
Et des dieux portant le pagne
Car je porte en mon sang
Toutes les plaies de l'Espagne

Si je suis entière
Et que je vais de l'avant
Sans écouter de mon père
Les avertissements
C'est que' comme ma mère
J'ai reçu en naissant
La lueur de l'éclair
La force du vent

Moi qui suis sa fille
Je porte la folie
Des belles de Castille
Ou bien d'Andalousie
Je tiens de ma famille
Ce qu'aujourd'hui je suis
Je pointe mes banderilles
Face aux dangers de la vie

Car j'ai du tempérament
Ce foutu caractère
Qui font dire à mon père
Que je suis son cheveu blanc
Que je suis son cheveu blanc

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Publié le 8 Avril 2015

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Le bonheur c'est toujours pour demain
Hé fillette ne prends pas ma main
Mes doigts ont effeuillés tant de roses
Que de parler d'amour encore je n'ose

Où sont mes amis qui seront fidèles
Et ces pays pleins d'odeurs de cannelle
Et toi mon bel amour ma tristesse nouvelle
As-tu un cœur de fer sous ton corsage de velours

Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure
N'existe-t-il pas cet amour qui dure
Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

Brûlants sont les mots sortis de tes lèvres
L'eau de tes baisers m'a donné la fièvre
Si un autre que moi dort dans ta chevelure
Mes doigts seront serpents couteaux seront mes dents

Et quand tu t'endors ingénue divine
La bouche meurtrie contre ma poitrine
Ne faut-il pas partir avant d'encore une fois mourir
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

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Publié le 8 Avril 2015

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There's a lady who's sure
All that glitters is gold
And she's buying a Stairway to Heaven
When she gets there she knows
If the stores are all closed
With a word she can get what she came for
And she's buying a Stairway to Heaven

There's a sign on the wall
But she wants to be sure
'Cause you know sometimes words have two meanings
In a tree by the brook
There's a songbird who sings
Sometimes all of our thoughts are misgiven

It makes me wonder

There's a feeling I get
When I look to the west
And my spirit is crying for leaving
In my thoughts I have seen
Rings of smoke through the trees
And the voices of those who stand looking

It makes me wonder

And it's whispered that soon
If we all call the tune
Then the piper will lead us to reason
And a new day will dawn
For those who stand long
And the forests will echo with laughter

If there's a bustle in your hedgerow
Don't be alarmed now
It's just a spring clean for the May Queen
Yes, there are two paths you can go by
But in the long run
There's still time to change the road you're on

And it makes me wonder

Your head is humming and it won't go
In case you don't know
The piper's calling you to join him
Dear lady, can you hear the wind blow
And did you know
Your Stairway lies on the whispering wind

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Publié le 8 Avril 2015

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Hey ! Mr. Tambourine Man, play a song for me
I'm not sleepy and there ain't no place I'm going to
Hey ! Mr. Tambourine Man, play a song for me
In the jingle jangle morning, I'll come followin' you

Take me for a trip upon your magic swirling ship
All my senses have been stripped
My hands can't feel to grip
My toes too numb to step
Wait only for my bootheels to be wandering

I'm ready to go anywhere, I'm ready for to fade
Into my own parade
Cast your dancing spell my way
I promise to go under it

Hey ! Mr. Tambourine Man, play a song for me
I'm not sleepy and there ain't no place I'm going to
Hey! Mr. Tambourine Man, play a song for me
In the jingle jangle morning, I'll come followin' you

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How many roads must a man walk down
Before you call him a man ?
Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand ?
Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

How many times must a man look up
Before he can see the sky ?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry ?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea ?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free ?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

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Publié le 8 Avril 2015

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I look at you all see the love there thats sleeping
While my guitar gently weeps
I look at the floor and I see it needs sweeping
Still my guitar gently weeps
I dont know why nobody told you how to unfold your love
I dont know how someone controlled you
They bought and sold you.

I look at the world and I notice its turning
While my guitar gently weeps
With every mistake we must surely be learning
Still my guitar gently weeps
I dont know how you were diverted
You were perverted too
I dont know how you were inverted
No one alerted you.

I look at you all see the love there thats sleeping
While my guitar gently weeps
Look at you all . . .
Still my guitar gently weeps.

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Publié le 8 Avril 2015

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Les Vers Grisants
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Octobre

Ô ce voile qui happe les toits,
Lumière faite d’ors et de gris !
Visage d’octobre aux douceurs attisées par la vigne,
Braise feuillue sur un mur de vieille aube.

Toute sève coule, lente,
Sur le sol chiffonné par la feuille.
Une aile d’oiseau l’interroge furtive
Et la branche qui attend le glissement des maisons
Dessine sans hâte les prémices du vent.

Je suis là, à ma fenêtre pour secouer les façades,
Leurs brouillards et leurs regards éteints
Et j’attends une autre lueur,
Celle que garde le soleil en sa boîte à nuages.
Ouvrons la, ensemble, pour que soient nos gaietés,
Innombrables, comme la  palette du peintre.

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L’année nouvelle ?

Quelle sera son âme, son teint et son humeur,
Noire, grise ou de belles floraisons
Saura-t-elle sourire et offrir un bonheur
A celui qui ploie, à celui sans moisson ?

Soyons à l’affût de toute belle chose
Qui fuit nos chemins, le visage voilé
Et aimons jusqu’à l’épine toutes ces nuits roses,
Ces jours flamboyants et ces soirs en apnée

Vous qui voyez là, moindre larme des cieux
L’infime lueur du contour des sépales,
La brisure des traces et les regards amoureux
Offrez-nous l’envol d’une ode vespérale

Nous vous donnerons du mot de poésie
La suave senteur et la verte césure
La voix cadencée, la vague et le gui
La main avancée vers l’année qui murmure.

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J'ai vu dans le ciel des nuages moutons
Brouter la tête de trois oliviers

J'ai vu trois oliviers baigner leurs pieds
Dans les fleurs de pavot

J'ai vu trois mille fleurs de pavot
Danser au bal des cigales

J'ai vu des nuages moutons,
trois oliviers, trois mille fleurs de pavot,
Faire la cour au roi soleil
Allongé dans un lit de lavande

Chut !

Ne faut pas qu'il entende
De sa sieste éveillée,
Il pourrait bien tout brûler

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Premier Avril

A la fête du poisson
Un poisson volant
Vole un pêcheur
Lui vole son cœur
Et l'accroche en riant
A la lune de miel
De deux passants.

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Bon anniversaire

Le ciel a écrit à la mer
Pour son soixante dix millième anniversaire,
Et lui a offert dans un ruban d'écume,
Une plume de mouette.
L'océan en tempête
A retiré l'écume,
A pris silencieusement la plume,
L'a couchée sur son lit de sable
Puis, inlassable
Lui a conté son histoire verte et bleue
Et s'est endormi, heureux.

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Feuilles d’aube

Feuilles émergeantes, vos cernes de brume,
paroles pourpres des nuits acculées,
préviennent la horde du passage de l’aube

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Trois écus

L’horizon,
Blessant le ciel de sa plume ensanglantée,
Ouvrit le coffre capitonné de la mer,
Y puisa trois écus de lumière
Qui, tombés dans la fente de l’océan
En firent jaillir la tunique d’or
Du crépuscule.

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Coté jardin

Le cognassier a frôlé les baguettes-tambour
D’un orage au matin d’une aubade-soleil.
Pour ce geste familier, l’orage a frappé
La peau douce du ventre de mai
Et le cognassier a pleuré ses pétales
Sur la terre noire, qui vêtue d’amour,
S’est alors mariée
Avec l’ombre bossue de son couturier.

--------------

Sources

Des souches fleuries d’ombelles et de fougères
enjambent la source de ma mémoire.
L’ombre porte mes pas à l’encolure des flots,
où les vaisseaux de mon enfance décousent
les replis ondoyants du feuillage
comme des rubans nacrés
dans les cheveux du temps.

--------------

Je t'aime

Je t'aime comme l'étincelle du silence
Comme l'averse volée
Comme le souffle bleu
D'une nuit voluptueuse
Que la braise de tes yeux
Ourle de chenaux forgés
Dans les brumes rieuses
D'un très long baiser.

--------------

Si tu n'étais

Si tu n'étais,
Il y aurait des arbres sans visage
Des sourires sans rosée
Des rosées sans aurore
Et je serais la pluie
Qui te ferait naître
Et tu te donnerais
A mes arbres, mes visages
Mes aurores, mes rosées,
Comme on donne un sourire
A une maison fermée.

Absence de l’aimé(e), pré vide où les fleurs du silence
préparent secrètement l’éclosion du baiser.

--------------

C'est debout que je te dirai que je t' aime
car mon corps saura croître avec ta réponse.
Il rendra à ta vérité tous les honneurs,
à la terre, le tremblements de mon attente,
au ciel, l'envol de nos entendements.

Il en sera comme d'un vertige aux ailes de papier
que chaque mot froisse ou défroisse
Il en sera de toi et de moi comme d'un geste
où rien n'est dit pour la faille de l'autre,
Il en sera de nous comme d'une semence,
mémoire habitée par ta présence et ta beauté

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Savoir l'avenir ?

Est-ce l'ombre d'une inquiétude qui traverse notre amour ?
Est-ce la voie incertaine qui égare nos images ?
Est-ce la nasse où se débattent les oscillations de nos souvenirs ?
Quelles étrangetés préparent leur lit dans la lumière de l'âge,
y couchant  de nouveaux rêves,
y dévoilant la nudité du quotidien ?
Comment ce futur assume-t-il ses enfants sans leur dire
que tout a été écrit dans le secret de savoirs ignorants ?
En quelle lectures faut-il perdre nos sens et en quelles nouvelles
quêtes trouverons-nous les questions de la pertinence ?
Nous voilà bien aveuglés par trop de connivence
avec les maîtres de la certitude !
 
Il va falloir désapprendre les voies de la convoitise pour élever
nos désirs au-dessus de la triste répétition du refus.
Accepter enfin que rien n'est tissé à l'avance comme un drame,
mais que tout peut se défaire avant que le temps
ne choisisse ses supplices.
Evadons nous à présent de nous même
et apprenons à étreindre l'espoir
qui pourrait perdre connaissance
si nous lui refusons le bon geste.
Il est de l'urgence comme de l'amour,
elle s'éteint quand l'oreille est distraite et elle ressurgit ailleurs,
là où la souffrance garde sa dignité et son désir de comprendre.
Agissons dans la justesse du milieu,
là où règnent toutes les raisons de vivre et opposons
celles-ci au devoir quotidien qu'imposent
les lois humaines de la destruction.

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Carnet de plage

Ce tambour géant dont la peau couleur sable
résonne sous la griffe des vagues
est le lieu du rite où l’on sacrifie son corps.

Trop de soleil soudain, plaque les corps
dans l’immobilité des sables,
ce sont des mémoires nues
qui se dispersent et fondent
laissant à la marée
des trésors de fatigue.

Chaque corps caresse le soleil
de courbes fines comme soie d’un pétale
et l’astre, ivre de plaisir,
délivre sa morsure aux blancheurs qui éclosent.

Toi, tes cheveux d’organdi sur un livre ouvert,
c’est le fil du soleil dévidant son rouet
sur une pensée, légèrement sablée.

C’est l’accent onctueux
du discours d’une vague
qui s’essouffle sur la plage...
Que retiendrait-on
s’il ne restait l’écume
l’exclamation d’un roc
et le babillement des perles ?

Ils sont debout, les baigneurs,
comme des quilles au bord d’un miroir
que renversent des boules d’écume.

La frange des parasols discute si frénétiquement avec le vent
que la parole ne fait plus le poids et s’envole

Soudain, une vague
saute à votre cou, vous embrasse,
puis se retire, vous laissant en cadeau
son collier de fraîcheur !

Le soleil a rusé avec l’épaisseur d’une feuille de nuage.
C’est la marée qui a tourné cette page,
puis, de son encre d’argent
y a écrit la danse des vagues.

Griffés par mille diamants
au luisant retrait des eaux,
les sables se soumettent
à la dictée des mains
Qui sculptent l’éphémère
et affouillent leurs rêves

Pourquoi chercher l’amour
à marée basse, penché sur le sable
alors que tous les cerfs-volants
en esquissent le sourire
dans les bras du vent !

Il n’y a rien de plus silencieux
qu’un voilier dans la fissure des vagues,
alors que tout gémit aux jointures de son bord...
A moins que les marins ne taisent
jusqu’au fracas d’eux même
au retour dans le port.

--------------

Les vents

Les vents effilochent la mantille des marées,
déchirent leur tourment aux rochers des nuages
et posent frissonnant dans le berceau des arbres,
l’hologramme diaphane d’une cape arrachée
par un oiseau captif à l’étau de la terre.

--------------

Du fil à retordre

Qu’est-ce qu’un chirurgien ?
Un chirurgien est un pêcheur qui coupe le fil
avant qu’entre deux eaux
ne frétille le patient

Une assistante ?
Une assistante est un horizon
dont on perçoit la ligne intérieure
dès le premier coup de fil

Un pêcheur ?
Un pêcheur est un homme muet
qui parle aux poissons
à l’aide d’un téléphone à touche

Une ravaudeuse ?
Une ravaudeuse est une dame qui file et surfile
pour donner à l’usure du fil à retordre

Un couturier à Belfort ?
C’est un patron cousu de fil blanc
Dont le modèle se taille la part du lion

--------------

Au paradis des arbres

Un cerisier sèche ses boucles
au pinceau d’un vieux peintre
peignant lyres et vols d’oiseaux
au front nu des vergers.

Un chêne, mémoire des amours
et des douleurs du monde
abrite en ses blessures
le doux frisson des siècles.

Un tremble aux chuchotis d’argent
ne cesse d’épingler
le secret des ruisseaux
au ruban des grands fleuves.

Un frêne à feuilles d’or
fait briller l’écureuil
au bout de l’arabesque
d’un saut filigrané.

Un olivier ayant versé son sang
sur l’écorce noueuse
de deux mains en prière
craint l’épine de l’aube.

Un magnolia, cierges éclos
et robe de colombes
élève son chant marial
jusqu’au jardin des anges.

Un érable cisèle
la feuille du contre jour
pour colorer l’automne
de chutes innombrables

l’arbre voyageur
voilant les yeux du ciel
d’un éventail andalou
cabre des chevaux noirs
sur un fil de Tolède

Ecorces pétries
par la rousseur des vents,
les pins recueillent les amours égarés
entre la vague et sa dune d’argent.

l’if, aède infatigable
au palais des nuages
accorde la rumeur
des roses et du vent.

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Tissu de charmes

Ce tissu qui ondule
cerne la fente
de ma couturière

La chute de ses reins
écume exquise
d'une lèvre petite

Une jambe en frisson
couche sa fièvre
sur un bouton éclos

Ma langue dit
ses mots nus
à l'oreille de tes cuisses

Lascive, ta courbe
brûle l'encens
d'une baguette

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Les Vers Grisants
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Toute sève coule, lente,
Sur le sol chiffonné par la feuille.
Une aile d’oiseau l’interroge furtive
Et la branche qui attend le glissement des maisons
Dessine sans hâte les prémices du vent.
 
Je suis là, à ma fenêtre pour secouer les façades,
Leurs brouillards et leurs regards éteints
Et j’attends une autre lueur,
Celle que garde le soleil en sa boîte à nuages.
Ouvrons la, ensemble, pour que soient nos gaietés,
Innombrables, comme la  palette du peintre.

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J'ai vu dans le ciel des nuages moutons
Brouter la tête de trois oliviers

J'ai vu trois oliviers baigner leurs pieds
Dans les fleurs de pavot

J'ai vu trois mille fleurs de pavot
Danser au bal des cigales

J'ai vu des nuages moutons,
trois oliviers, trois mille fleurs de pavot,
Faire la cour au roi soleil
Allongé dans un lit de lavande

Chut !

Ne faut pas qu'il entende
De sa sieste éveillée,
Il pourrait bien tout brûler

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Premier Avril

A la fête du poisson
Un poisson volant
Vole un pêcheur
Lui vole son cœur
Et l'accroche en riant
A la lune de miel
De deux passants.

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Bon anniversaire

Le ciel a écrit à la mer
Pour son soixante dix millième anniversaire,
Et lui a offert dans un ruban d'écume,
Une plume de mouette.
L'océan en tempête
A retiré l'écume,
A pris silencieusement la plume,
L'a couchée sur son lit de sable
Puis, inlassable
Lui a conté son histoire verte et bleue
Et s'est endormi, heureux.

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Feuilles d’aube

Feuilles émergeantes, vos cernes de brume,
paroles pourpres des nuits acculées,
préviennent la horde du passage de l’aube

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Trois écus

L’horizon,
Blessant le ciel de sa plume ensanglantée,
Ouvrit le coffre capitonné de la mer,
Y puisa trois écus de lumière
Qui, tombés dans la fente de l’océan
En firent jaillir la tunique d’or
Du crépuscule.

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Coté jardin

Le cognassier a frôlé les baguettes-tambour
D’un orage au matin d’une aubade-soleil.
Pour ce geste familier, l’orage a frappé
La peau douce du ventre de mai
Et le cognassier a pleuré ses pétales
Sur la terre noire, qui vêtue d’amour,
S’est alors mariée
Avec l’ombre bossue de son couturier.

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Sources

Des souches fleuries d’ombelles et de fougères
enjambent la source de ma mémoire.
L’ombre porte mes pas à l’encolure des flots,
où les vaisseaux de mon enfance décousent
les replis ondoyants du feuillage
comme des rubans nacrés
dans les cheveux du temps.

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Je t'aime

Je t'aime comme l'étincelle du silence
Comme l'averse volée
Comme le souffle bleu
D'une nuit voluptueuse
Que la braise de tes yeux
Ourle de chenaux forgés
Dans les brumes rieuses
D'un très long baiser.

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Si tu n'étais

Si tu n'étais,
Il y aurait des arbres sans visage
Des sourires sans rosée
Des rosées sans aurore
Et je serais la pluie
Qui te ferait naître
Et tu te donnerais
A mes arbres, mes visages
Mes aurores, mes rosées,
Comme on donne un sourire
A une maison fermée.

Absence de l’aimé(e), pré vide où les fleurs du silence
préparent secrètement l’éclosion du baiser.

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C'est debout que je te dirai que je t' aime
car mon corps saura croître avec ta réponse.
Il rendra à ta vérité tous les honneurs,
à la terre, le tremblements de mon attente,
au ciel, l'envol de nos entendements.

Il en sera comme d'un vertige aux ailes de papier
que chaque mot froisse ou défroisse
Il en sera de toi et de moi comme d'un geste
où rien n'est dit pour la faille de l'autre,
Il en sera de nous comme d'une semence,
mémoire habitée par ta présence et ta beauté

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Savoir l'avenir ?

Est-ce l'ombre d'une inquiétude qui traverse notre amour ?
Est-ce la voie incertaine qui égare nos images ?
Est-ce la nasse où se débattent les oscillations de nos souvenirs ?
Quelles étrangetés préparent leur lit dans la lumière de l'âge,
y couchant  de nouveaux rêves,
y dévoilant la nudité du quotidien ?
Comment ce futur assume-t-il ses enfants sans leur dire
que tout a été écrit dans le secret de savoirs ignorants ?
En quelle lectures faut-il perdre nos sens et en quelles nouvelles
quêtes trouverons-nous les questions de la pertinence ?
Nous voilà bien aveuglés par trop de connivence
avec les maîtres de la certitude !
 
Il va falloir désapprendre les voies de la convoitise pour élever
nos désirs au-dessus de la triste répétition du refus.
Accepter enfin que rien n'est tissé à l'avance comme un drame,
mais que tout peut se défaire avant que le temps
ne choisisse ses supplices.
Evadons nous à présent de nous même
et apprenons à étreindre l'espoir
qui pourrait perdre connaissance
si nous lui refusons le bon geste.
Il est de l'urgence comme de l'amour,
elle s'éteint quand l'oreille est distraite et elle ressurgit ailleurs,
là où la souffrance garde sa dignité et son désir de comprendre.
Agissons dans la justesse du milieu,
là où règnent toutes les raisons de vivre et opposons
celles-ci au devoir quotidien qu'imposent
les lois humaines de la destruction.

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Carnet de plage

Ce tambour géant dont la peau couleur sable
résonne sous la griffe des vagues
est le lieu du rite où l’on sacrifie son corps.

Trop de soleil soudain, plaque les corps
dans l’immobilité des sables,
ce sont des mémoires nues
qui se dispersent et fondent
laissant à la marée
des trésors de fatigue.

Chaque corps caresse le soleil
de courbes fines comme soie d’un pétale
et l’astre, ivre de plaisir,
délivre sa morsure aux blancheurs qui éclosent.

Toi, tes cheveux d’organdi sur un livre ouvert,
c’est le fil du soleil dévidant son rouet
sur une pensée, légèrement sablée.

C’est l’accent onctueux
du discours d’une vague
qui s’essouffle sur la plage...
Que retiendrait-on
s’il ne restait l’écume
l’exclamation d’un roc
et le babillement des perles ?

Ils sont debout, les baigneurs,
comme des quilles au bord d’un miroir
que renversent des boules d’écume.

La frange des parasols discute si frénétiquement avec le vent
que la parole ne fait plus le poids et s’envole

Soudain, une vague
saute à votre cou, vous embrasse,
puis se retire, vous laissant en cadeau
son collier de fraîcheur !

Le soleil a rusé avec l’épaisseur d’une feuille de nuage.
C’est la marée qui a tourné cette page,
puis, de son encre d’argent
y a écrit la danse des vagues.

Griffés par mille diamants
au luisant retrait des eaux,
les sables se soumettent
à la dictée des mains
Qui sculptent l’éphémère
et affouillent leurs rêves

Pourquoi chercher l’amour
à marée basse, penché sur le sable
alors que tous les cerfs-volants
en esquissent le sourire
dans les bras du vent !

Il n’y a rien de plus silencieux
qu’un voilier dans la fissure des vagues,
alors que tout gémit aux jointures de son bord...
A moins que les marins ne taisent
jusqu’au fracas d’eux même
au retour dans le port.

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Les vents

Les vents effilochent la mantille des marées,
déchirent leur tourment aux rochers des nuages
et posent frissonnant dans le berceau des arbres,
l’hologramme diaphane d’une cape arrachée
par un oiseau captif à l’étau de la terre.

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Du fil à retordre

Qu’est-ce qu’un chirurgien ?
Un chirurgien est un pêcheur qui coupe le fil
avant qu’entre deux eaux
ne frétille le patient

Une assistante ?
Une assistante est un horizon
dont on perçoit la ligne intérieure
dès le premier coup de fil

Un pêcheur ?
Un pêcheur est un homme muet
qui parle aux poissons
à l’aide d’un téléphone à touche

Une ravaudeuse ?
Une ravaudeuse est une dame qui file et surfile
pour donner à l’usure du fil à retordre

Un couturier à Belfort ?
C’est un patron cousu de fil blanc
Dont le modèle se taille la part du lion

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Au paradis des arbres

Un cerisier sèche ses boucles
au pinceau d’un vieux peintre
peignant lyres et vols d’oiseaux
au front nu des vergers.

Un chêne, mémoire des amours
et des douleurs du monde
abrite en ses blessures
le doux frisson des siècles.

Un tremble aux chuchotis d’argent
ne cesse d’épingler
le secret des ruisseaux
au ruban des grands fleuves.

Un frêne à feuilles d’or
fait briller l’écureuil
au bout de l’arabesque
d’un saut filigrané.

Un olivier ayant versé son sang
sur l’écorce noueuse
de deux mains en prière
craint l’épine de l’aube.

Un magnolia, cierges éclos
et robe de colombes
élève son chant marial
jusqu’au jardin des anges.

Un érable cisèle
la feuille du contre jour
pour colorer l’automne
de chutes innombrables

l’arbre voyageur
voilant les yeux du ciel
d’un éventail andalou
cabre des chevaux noirs
sur un fil de Tolède

Ecorces pétries
par la rousseur des vents,
les pins recueillent les amours égarés
entre la vague et sa dune d’argent.

l’if, aède infatigable
au palais des nuages
accorde la rumeur
des roses et du vent.

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Tissu de charmes

Ce tissu qui ondule
cerne la fente
de ma couturière

La chute de ses reins
écume exquise
d'une lèvre petite

Une jambe en frisson
couche sa fièvre
sur un bouton éclos

Ma langue dit
ses mots nus
à l'oreille de tes cuisses

Lascive, ta courbe
brûle l'encens
d'une baguette

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Les Vers Grisants
http://lesversgrisantsenpoesie.blogspot.com

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Rédigé par Armanny

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