• Lorsque on a vécu ses jeunes années à côté des locomotives à vapeur, on en garde quelques souvenirs ... Les monstres de ferraille noire soufflaient, chuintaient ou sifflaient selon leurs va-et-vient ... Elles crachaient leurs volutes de fumées blanches ou noires, poussaient d'inquiétants mugissements lorsqu'elles quittaient leurs garages pour aller filer ailleurs très loin, sur les grandes lignes de Sarreguemines vers Sarrebruck, Strasbourg, Mulhouse, Bâle, Nancy, Metz ... Destinations trop lointaines pour l'enfant que j'étais ... Un feu permanent habitait ces monstres d'acier, c'est souvent d'en haut d'un talus que je les observais. Si d'aventure mon père m'emmenait avec lui faire un trajet sur une locomotive, les roues quatre fois plus hautes que moi, les bielles, les tuyauteries sous pression, les jets de vapeur bouillante et les odeurs d'huile chaude qui s'en échappaient me révélaient la véritable existence de ces ardentes géantes. Elles faisaient parties de mon enfance, allaient et venaient, telles de grosses bêtes domestiques qui obéissaient à des serviteurs habillés en bleu de chauffe, aux visages noircis, qui trimaient à la pelle à charbon pour nourrir leurs cœurs de braise. Elles étaient là sous mes yeux, je les côtoyais admiratif et inquiet ... Je les croyais éternelles ... Elles se sont effacées comme l'évanescence de la neige qui fond silencieusement dans l'eau.
     
    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/73049

    Festival transfrontalier de musique à Rémelfing (Moselle)
    Le Festival REM, Rémelfing En Musique ", aura bien lieu en 2019 et plus précisément le 7 et 8 juin. 

     

    ---------------------------------------------------------------------------

    Merci de copier ce lien ci-dessous dans votre navigateur :
    https://festivalrem.eu/
    Festival REM 2019 – 10ème édition

    --------------------------------------------------------------------------- 

    L'amour est dans le pré 2018 - Commentaires forum - Pseudonyme : Bertrando - Cliquez sur le lien ci-dessus :

     http://forum.psychologies.com/psychologiescom/rencontres-et-seduction/amour-2018-sujet_12243_16.htm#t523221


    votre commentaire
  • Forcer la vision des yeux tentacules,
    Au regard fébrile happé d'universalité,
    Laissant l'émotion dévorer jusqu'à satiété,
    La nourriture d'un océan noctambule.
     
    Un peu de ce miel qu'une envie banale,
    D'un nectar subtil, suc des sens si troublant,
    Des mots qui s'écoulent, à l'horizon couchant,
    Aux sensations lascives d'un érotisme astral.

    La falaise se jette dans le vide de l'écume rieuse.
    Voltigeur à voler ; l'oiseau, étoile du vent,
    Ondule en glissade dans l'outre ciel, touchant
    D'un coup d'aile la crête des vagues coléreuses...
     
    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    votre commentaire
  • Le vent fredonne, le sable d'or virevolte,
    À s’étourdir d’une farandole à toute volée.
    Tant le firmament se moutonne, désinvolte,
    D’un banc de nuages qui refuse à le voiler.

    Un contour mauresque s’image au devant
    D'un horizon de dune ambré, où le regard noir
    D'une féline apparition d'un nouveau temps,
    Diffuse une pensive vision à l'ombre du soir.

    Se laisser savourer de boissons vivantes,
    À peine le temps de ce léger coup de brise,
    Où les yeux s'éblouissent et que la voix chante
    Ces airs tiédis par une lumière imprécise.

    L'allure attise les élans câlins et sereins,
    Comme une délicate fragrance d'un mélange,
    Où le désir se sauve et n'a besoin de rien,
    Sinon d’une tendre appétence qui démange...

    Armand Rothan Manny

    À propos de poésie... About poetry !

    La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.

    " Nous sommes tous poètes ! "... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique face à une révélation, un horizon, une situation, un moment fugitif, un instant surréaliste.

    Armanny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    votre commentaire
  • Prisme, pyramide effeuillée vers le haut,
    Tourbillon menteur, tel il est trop fort
    De crier à latitude ses cordes d’un saut,
    D’octaves aux accents à jouer le mentor.

    Sublime se fond l’amalgame doré,
    Dans l’argent gris des cieux du clean,
    Couché sur terre vers un lointain torsadé
    En tenaille entre bleu, azur et green.
     
    Solidairement par la main qui se tend,
    Prenant l’autre comme un fort maillon.
    Le paysage s’invente à chaque mouvement
    De couleurs, à la magie du temps de saison.
     
    Suffisamment la rosée en gouttelettes sera
    Nucléée d’une pluie éthérée de brumes,
    Sustentation d’un entrelacement que filera
    La Femme-Araignée d’un baiser d’amertume…
     
    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    votre commentaire
  • --------------

    Dans la course effarée et sans but de ma vie
    Dédaigneux des chemins déjà frayés, trop longs,
    J'ai franchi d'âpres monts, d'insidieux vallons.
    Ma trace avant longtemps n'y sera pas suivie.

    Sur le haut des sommets que nul prudent n'envie,
    Les fins clochers, les lacs, frais miroirs, les champs blonds
    Me parlent des pays trop tôt quittés. Allons,
    Vite ! vite ! en avant. L'inconnu m'y convie.

    Devant moi, le brouillard recouvre les bois noirs.
    La musique entendue en de limpides soirs
    Résonne dans ma tête au rythme de l'allure.

    Le matin, je m'éveille aux grelots du départ,
    En route ! Un vent nouveau baigne ma chevelure,
    Et je vais, fier de n'être attendu nulle part.

    --------------

    Au printemps, c'est dans les bois nus
    Qu'un jour nous nous sommes connus.

    Les bourgeons poussaient vapeur verte.
    L'amour fut une découverte.

    Grâce aux lilas, grâce aux muguets,
    De rêveurs nous devînmes gais.

    Sous la glycine et le cytise,
    Tous deux seuls, que faut-il qu'on dise ?

    Nous n'aurions rien dit, réséda,
    Sans ton parfum qui nous aida.

    --------------

    En été les lis et les roses
    Jalousaient ses tons et ses poses,

    La nuit, par l'odeur des tilleuls
    Nous en sommes allés seuls.

    L'odeur de son corps, sur la mousse,
    Est plus enivrante et plus douce.

    En revenant le long des blés,
    Nous étions tous deux bien troublés.

    Comme les blés que le vent frôle,
    Elle ployait sur mon épaule.

    --------------

    L'automne fait les bruits froissés
    De nos tumultueux baisers.

    Dans l'eau tombent les feuilles sèches
    Et sur ses yeux, les folles mèches.

    Voici les pèches, les raisins,
    J'aime mieux sa joue et ses seins.

    Que me fait le soir triste et rouge,
    Quand sa lèvre boudeuse bouge ?

    Le vin qui coule des pressoirs
    Est moins traître que ses yeux noirs.

    --------------

    C'est l'hiver. Le charbon de terre
    Flambe en ma chambre solitaire.

    La neige tombe sur les toits.
    Blanche ! Oh, ses beaux seins blancs et froids !

    Même sillage aux cheminées
    Qu'en ses tresses disséminées.

    Au bal, chacun jette, poli,
    Les mots féroces de l'oubli,

    L'eau qui chantait s'est prise en glace,
    Amour, quel ennui te remplace !

    http://armanny.blogg.org

    http://www.ipernity.com/home/armanny






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires