• L'horizon vient zigzaguer jusqu'à la plage.
    Les étoiles de mer sont de pourpres lumières.
    L'une d'elles s'est échouée, exilée d'un naufrage,
    Pelotée par les vagues douces et claires.

    Le front ruisselle emperlé d'un vin vigoureux,
    Qu'une émotion nouvelle, au vent d'un appel,
    Inspire une femme-sirène au corps affectueux,
    À fredonner un air amoureusement sensuel.

    Le rêve n'est là, qu'à vouloir songer de s’offrir
    Un moment d'égarement, l’or du temps suspendu
    Aux navigations des grains de sable, à rafraîchir
    Le lieu d’empreintes oubliées de quelques pas perdus...

    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    votre commentaire
  • Le refrain tiède d’un souvenir se mélange
    À la confuse légèreté des histoires vécues,
    D’une journée lumineuse, quand l’écume allège
    De sa caresse la peau dorée, qui se met à nu.

    La pensée se conçoit belle en humilité,
    Elle se donne à s’éblouir de sa passion bleue ;
    Celle que l’atmosphère douce d'une rêverie d'été
    Se séduise du flamboyant au tréfonds des yeux.

    Exiler le temps discret d’un passé révolté,
    Loin de ce vertige aux lendemains récurrents.
    S’élancer vers ce « Dieu de feu » d’éternité,
    Et se pâmer dans l’ivresse grisante de l’instant…

    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    2 commentaires
  • La terre façonnée, mêlée de traces et de pas,
    Des allées sans retours, des allées sans venues.
    À l'horizon, la crête des sommets qui s'en va,
    Inondée d'un sable ardent à perte de vue.

    La titillation incessante de l'être exalté,
    D'un souffle infini qui s'associe vite,
    Sans déserter la liberté au moment décompté,
    De s’accrocher à l’espace-temps, à sa poursuite.

    N'être qu'un voyageur de désirs, un indigent
    Ne remplissant ses poches percées que de ses mains,
    Ne croyant qu’au rêve éveillé, celui d’un vent
    Soulevant l’émotion naissante du lendemain…

    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    votre commentaire
  • Lueur charbon, les pupilles de nobles tziganes,
    Aux fourberies de bateleurs et voleurs de poules,
    Se réchauffent de souvenirs comme d'une manne
    Solaire laissant dorer l'embonpoint des citrouilles.

    Au fil de la rivière, la pluie mêle ses couleurs,
    Aux alevins d'argent qui frétillent à venir jouer
    Avec les faisceaux lumineux qui les effleurent
    D'une étreinte aux scintillements édulcorés.

    Où vas-tu, Zingaro ? Je reviens en Bohème…
    Là où les terres de Moravie aspirent le ciel,
    Là où les méandres se nourrissent encore des mêmes
    Astres que les nuages qui se sustentent de miel...

    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/home/armanny


    votre commentaire
  • L'obscurité se constelle,
    D'une pâleur lunaire montante,
    Si cristalline qu'elle révèle
    Des émotions troublantes.

    Les sarments d'enracinement
    Puisent la terre nourricière,
    Vers ces creux d'enfoncement
    Aux forces de l'éclat stellaire.

    D'un halo sorti des brumes,
    Qu'un désir sensuel électrise,
    Quand de malins lutins allument
    Là-haut toutes les étoiles indécises...

    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique