• Quel bonheur de sentir monter en soi,
    Toute cette vie suprême, toute simple ;
    Amalgame de sensations et d'émois,
    Enfin que les visions claires soient humbles.

    Au petit jour quand les frimas s'animent,
    Le voile se lève, virevolte dans les airs
    Plus ascendants, d'un coup sans déprime,
    C'est le commencement sensible d'une ère.

    Les sensations sont des couleurs d'aquarelles,
    Diluées aux larmes douces du cœur,
    On peut le laisser pleurer, c'est naturel,
    Son sang est translucide, plein de senteurs.

    La lactescence imaginaire sort des entrailles,
    C'est elle qui permet de prolonger la vie,
    Bien au-delà de celle qui nous tenaille,
    À chaque instant où toujours on a fuit...

    Armand Rothan Manny

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  • Le vent fredonne, le sable d'or virevolte,
    À s’étourdir d’une farandole à toute volée.
    Tant le firmament se moutonne, désinvolte,
    D’un banc de nuages qui refuse à le voiler.

    Un contour mauresque s’image au devant
    D'un horizon de dune ambré, où le regard noir
    D'une féline apparition d'un nouveau temps,
    Diffuse une pensive vision à l'ombre du soir.

    Se laisser savourer de boissons vivantes,
    À peine le temps de ce léger coup de brise,
    Où les yeux s'éblouissent et que la voix chante
    Ces airs tiédis par une lumière imprécise.

    L'allure attise les élans câlins et sereins,
    Comme une délicate fragrance d'un mélange,
    Où le désir se sauve et n'a besoin de rien,
    Sinon d’une tendre appétence qui démange...

    Armand Rothan Manny

    À propos de poésie... About poetry !

    La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.

    " Nous sommes tous poètes ! "... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique face à une révélation, un horizon, une situation, un moment fugitif, un instant surréaliste.

    Armanny


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  • Prisme, pyramide effeuillée vers le haut,
    Tourbillon menteur, tel il est trop fort
    De crier à latitude ses cordes d’un saut,
    D’octaves aux accents à jouer le mentor.

    Sublime se fond l’amalgame doré,
    Dans l’argent gris des cieux du clean,
    Couché sur terre vers un lointain torsadé
    En tenaille entre bleu, azur et green.
     
    Solidairement par la main qui se tend,
    Prenant l’autre comme un fort maillon.
    Le paysage s’invente à chaque mouvement
    De couleurs, à la magie du temps de saison.
     
    Suffisamment la rosée en gouttelettes sera
    Nucléée d’une pluie éthérée de brumes,
    Sustentation d’un entrelacement que filera
    La Femme-Araignée d’un baiser d’amertume…
     
    Armand Rothan Manny

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  • Forcer la vision des yeux tentacules,
    Au regard fébrile happé d'universalité,
    Laissant l'émotion dévorer jusqu'à satiété,
    La nourriture d'un océan noctambule.
     
    Un peu de ce miel qu'une envie banale,
    D'un nectar subtil, suc des sens si troublant,
    Des mots qui s'écoulent, à l'horizon couchant,
    Aux sensations lascives d'un érotisme astral.

    La falaise se jette dans le vide de l'écume rieuse.
    Voltigeur à voler ; l'oiseau, étoile du vent,
    Ondule en glissade dans l'outre ciel, touchant
    D'un coup d'aile la crête des vagues coléreuses...
     
    Armand Rothan Manny

    http://www.ipernity.com/doc/armanny/730494


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  • Dans la rue se frottent les gens,
    Les regards furtifs ne voyant pas, 
    Le clochard philosophe qui à l'instant, 
    Éternue et pense qui vivra, verra.
     
    La soupe est souvent bonne au coin, 
    Près des lampadaires bleuissants ; 
    C'est là que tout le monde se rejoint, 
    Pour s'éclater d'un rire bon enfant.
     
    Les pavés sont souvent souillés,
    Par un mélange de larmes tristes ; 
    Mais aussi celles d'une destinée, 
    Qui voie s'envoler le temps très vite.
     
    Quelquefois le bitume se soulève,
    Pour laisser pousser hors de terre,
    Une multitude de fleurs de rêve ; 
    Qui caressent des seins imaginaires.
     
    Le tout est arrosé, nourrit d'une pluie ; 
    De grosses gouttes lourdes, d'une légèreté, 
    Comme le baisé suave d'une nuit,
    Dans laquelle on se blottirait rassuré...
     
    Armand Rothan Manny

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