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    Partir.
    Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif
    un homme-cafre
    un homme-hindou-de-Calcutta
    un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

    l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
    on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
    de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
    de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
    un homme-juif
    un homme-pogrom
    un chiot
    un mendigot

    mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
    face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
    dans sa soupière un crâne de Hottentot ?

    --------------

    à même le fleuve de sang de terre
    à même le sang de soleil brisé
    à même le sang d'un cent de clous de soleil
    à même le sang du suicide des bêtes à feu
    à même le sang de cendre le sang de sel le sang des
    sangs d'amour / à même le sang incendié d'oiseau feu
    hérons et faucons
    montez et brûlez

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    Soleil serpent œil fascinant mon œil
    et la mer pouilleuse d'îles craquant aux doigts des roses
    lance-flamme et mon corps intact de foudroyé
    l'eau exhausse les carcasses de lumière perdues dans le couloir sans pompe
    des tourbillons de glaçons auréolent le cœur fumant des
    corbeaux
    nos cœurs c'est la voix des foudres apprivoisées tournant sur leurs
    gonds de lézarde transmission d'anolis au paysage de verres cassés c'est
    les fleurs vampires à la relève des orchidées
    élixir du feu central
    feu juste feu manguier de nuit couvert d'abeilles mon
    désir un hasard de tigres surpris aux soufres mais l'éveil
    stanneux se dore des gisements enfantins
    et mon corps de galet mangeant poisson mangeant
    colombes et sommeils
    le sucre du mot Brésil au fond du marécage.

    --------------

    train d'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus
    fouille dans le cheveu des pierres mille
    lunes miroirs
    tournants
    mille morsures de diamants mille langues sans oraison
    fièvre entrelacs d'archet caché à la remorque des mains de pierre
    chatouillant l'ombre des songes plongés aux simulacres de la mer

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    Un jour je t'aimerai moins
    Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
    Un jour je sourirai moins
    Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
    Un jour je parlerai moins
    Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
    Un jour je cou rirai moins
    Jusqu'au jour où je ne courrai plus

    Hier on se regardait à peine
    C'est à peine si l'on se penchait
    Aujourd'hui nos regards sont suspendus
    Nous résidents de la république
    Où le rose a des reflets de bleu
    Résidents, résidents de la république
    Des atomes, font ce que tu veux

    Un jour je te parlerai moins
    Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
    Un jour je voguerai moins
    Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira

    Hier on se regardait à peine
    C'est à peine si l'on se penchait
    Aujourd'hui nos regards sont suspendus
    Résidents, résidents de la république
    Où le rose a des reflets de bleu
    Résidents, résidents de la république
    Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...

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    Je suis né tout seul près de la frontière
    Celle qui vous faisait si peur hier
    Dans mon coin on faisait pas d'marmot
    La cigogne faisait toutle boulot

    C'est pas facile d'être de nulle part
    D'être le bébé von dem hasard
    Hey gipsy, t'as plus d'veine que moi
    Le blues il sent bon dans ta voix

    Elsass blues, Elsass blues
    Ca m'amouse...
    Va falloir que je recouse

    Elsa encore un verre de sylvaner
    Pour graisser l'rocking-chair de grand-mère
    Mets ton papillon noir sur la tête
    J'te ferai un câlin ce soir après la fête

    Faut pas que j'parle aux Levy d'en face
    Mémé m'a dit reste à ta place
    Hey gipsy... j'aurai pas mon bac
    Je f'rai jamais la carrière de Bismark

    Elsass blues, Elsass blues
    Ca m'amouse...
    Va falloir que je recouse

    Elsass blues, Elsass blues
    Ca m'amouse...
    Va falloir que je recouse

    J'habite un blockhaus sous la mer
    Elsa est aussi belle qu'hier
    Son pavillon se noie dans mon blanc sec
    J'ai pas trouvé l'derneir Kraftwerk

    Elsass blues, Elsass blues
    Ca m'amouse...
    Va falloir que je recouse

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    Ne regrette pas que la nuit soit venue plus tôt avec l'ondée
    le beau noir pluvieux du velours de l'été
    enserre la terre
    ne regrette pas la lumière
    les formes sont mortes
    les arbres se figent au-delà des vitres

    Il n'y a que la petite lampe de la chambre
    et ce papier où je vois trembler d'autres temps
    écoute le sable blessé
    plus aucun pas sur l'allée
    écoute l'air
    plus aucun vol plus aucun vent
    écoute la pensive pluie aveugle tâtonner

    « voici dit-elle la terre tiède
    voici ses feuilles et ses maisons
    voici l'odeur de ses moissons
    et la margelle brûlée des puits
    voici, dit-elle, je viens avec la nuit
    blanche sur son front noir. »

    écoute le destin entravé qui frappe
    ta vie se ferme : ouvre la porte à ton enfance.

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    Sur une feuille morte
    Un homme écrit son rêve

    Un arbre fort et large où poser le sommeil
    Deux arbres pour le jeu
    Dix arbres pour crier à la forêt qui meurt
    « Nous serons demain ! »
    Cent arbres pour la mer
    Des feuillages le soir
    Dans le vent
    Qui frémissent

    Et la feuille s'effrite

    Et l'homme se relève

    Au fin fond de ses poches
    Dix mille arbres
    Attendront
    Que les graines s'éveillent.

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    Je voudrais vous faire part d'un constat que j'ai pu faire quand je vais m'alimenter à la cantine. Avant de m'y rendre, j'entends les oiseaux chanter dans les arbres lesquels me transportent par leur parfum printanier. Le chemin de carrelage que j'emprunte pour la circonstance semble certes inadapté pour la nature qu'il traverse mais le fait qu'il s'affaisse de jour en jour témoigne du temps qui passe et le rend moins quelconque qu'une vulgaire plaque de béton goudronné à merci. Bref c'est dire combien je suis sensible à ce qui est beau.

    Soudain, j'entre dans le grand réfectoire dans lequel ma rêverie éthérée est interrompue. La queue commence et sa longueur est proportionnelle à la rigidité de la hiérarchie pour les horaires du « miam-miam » ! (Mot largement utilisé par ceux qui ont un estomac à la place du cerveau)... 12 heures pile sonnent dans ma tête par la vue de cette queue qui vient durement me le rappeler. Soudain quelqu'un me serre la main que j'ai pourtant pris soin de laver avant de me rendre au grand réfectoire. Si c'était encore de bon cœur... Mais non c'est par principe car la personne ne me connaît que de vue et compte les mouches en attendant d'en avoir fini. Souvent aussi c'est en parlant avec quelqu'un d'autre comme si elle voulait se rassurer elle-même de sa bonne action dont elle ne se donne plus la peine de se demander pourquoi elle l'exerce.

    Plus je m'enfonce dans le bâtiment alimentaire, plus je me sens parcouru par des ondes négatives. Naturellement elles passent inaperçues pour ceux et celles qui ne veulent pas les voir préférant les assimiler dans leur manifestation à une simple illusion d'optique ou à un simple courant d'air. Mais moi je les sens qui m'envahissent comme un courant malsain chargé des tensions de chaque mouton qui entre dans ce grand bazar. Soudain une onde plus forte me transperce le corps et me scie le ventre au plus profond de mes entrailles. J'ai demandé du poisson qui de ses yeux globuleux me rappelle une ancienne émission regardée à la télé sur le sort des saumons éventrés. J'avais posé une pierre magnétique sur mon poste récepteur afin d'être protégé par les radiations intrépides. Mais les ondes m'ont saisi quand même dans ce grand garde manger. Le poisson me fusillait du regard et les haricots verts au goût insipides résistaient fortement à ma tentation d'en connaître le goût. Le brouhaha amplifié me fait « HA HA HA » ! Et la fourchette que j'engouffre dans ma grande bouche se confond avec une aisance déconcertante avec l'arrête que je viens d'avaler et qui me transperce la gorge. Mon collègue « Manny » en face de moi m'apparaît comme un « Pouf » ! Qui s'étale inerte tel un chewing-gum géant. Je me retourne dépité et en même temps dégoûté et je vois mes collègues du service qui tchatchent sur la mesure des arrêtes pour ce qui est des garçons et sur la rondeur poissonnière pour ce qui est des filles. Je n'entends pas naturellement car j'ai un déficit de l'audition mais les ondes amplifient pour la circonstance.

    J'arrive au dessert tel qu'un buveur de cognac « cul sec » ! Plantant la cuillère dans mon pot de yaourt. Il se transperce de toute part et le yaourt laiteux et gluant envahit la salle en se brassant au « Pouf » ! Dont je parlais tout à l'heure. Au bout de 50 minutes qui m'ont paru être 50 ans, je réussis à sortir dans un semi-coma. Je roule téléguidé sur le béton armé jusqu'à ma « Cracabulle » ! Où je roupille sur mon ordinateur. Soudain un collègue me crie à mon oreille de sourd :

    « HEY PETIT TON BUS ETRE-LA » !

    Telle une sauterelle, je saute par-dessus le tourniquet et me sens soudain libéré. Mais je sais que désormais les ondes seront encore là lors de la prochaine sortie pour la « Cantoche » ! ...

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    Une journée cracabulesque

    La miss pensante : je dois prouprouter mais je n'ose pas. Ca risque de ne pas sentir bon

    Castagnettes : vous savez, j'adore Vanessa Paradis, elle est sublime. Quand elle chante jo le moisi, elle est belle à croquer.

    Valériane calmante : moi je l'aime quand elle fait la pub cocorico chickel. Elle est presque à poil et sa personne transparaît plus.

    Collerette : c'est quoi le cocorico chickel ? C'est qui Vanessa Paradis ? Je ne connais ni l'un, ni l'autre. Il faut dire que je n'ai pas la télé. Les radiations vous savez, ça n'est jamais bon. Et les ondes, ah les ondes c'est nocif aussi.

    Kamajojo : tu déconnes Collerette. La télé n'est pas nocive quand on respecte les règles suivantes :
    - sur le meuble télé elle doit épouser la surface de ce meuble. Pas un millimètre ne doit dépasser de derrière, de face, de droite et de gauche.
    - les yeux du téléspectateur doivent à tout prix former un angle droit avec l'écran. Si l'angle est de 91° c'est foutu. Il sera atteint de cécité foudroyante.
    - l'écran comme le reste ne doit pas contenir une seule particule de poussière. Sinon le téléspectateur risque de l'aspirer et la particule se démultipliera dans ses bronches. C'est la bronchite chronique aggravante meurtrière assurée !
    Quant aux ondes, si je ne les vois pas c'est qu'elles n'existent pas. Je ne vois que les faisceaux de poussières à la lumière du soleil. Je les vois nettement depuis que j'ai changé mes lunettes symétriques. J'ai 10/10 de l'œil droit et 10/10 de l'œil gauche. Je ne vois pas les ondes pour autant. Donc ce qui disent que les ondes existent doivent se faire soigner.

    Collerette : je ne suis pas d'accord avec toi. Moi je brûle de l'encens et je mets la bougie pour les faire partir. La lumière vaincra l'ombre et la bonne odeur vaincra la mauvaise. Les énergies bio vaincront les énergies matérielles.

    Baderrière : tu as raison. La purification céleste commence par celle de notre corps par l'épuration des déchets. L'eau chaude administrée à jeun de l'enfant au vieillard nettoie le corps. La viande est à proscrire de l'alimentation. Il faut manger une tomate non traitée avec un jus de citron non traité. Le pain doit être mangé chaud dès la sortie du four. Si vous attendez il devient froid et ne procure plus de l'énergie. Fort de cette alimentation frugale mais Ô combien saine, votre corps perdra ses impuretés et les os constitueront la meilleure arme contre les agressions extérieures. La purification céleste se poursuit alors dans une deuxième étape que voici : vous vous exposez au soleil en priant pour les forces solaires. Vous ne risquez pas de rougir car vos os ne rougissent pas. Vous ne transpirerez pas car le corps n'a presque plus d'eau. Au bout d'un moment vous tombez dans une semi-conscience vous rapprochant de l'Eternel. Vous communiez avec l'Esprit et votre corps devient Corps libéré de toutes ses impuretés.

    Collerette : Et ma bougie alors ? Et mon encens alors ? J'ai aussi de l'huile odorante aussi. On la chauffe et elle purifie la pièce.

    Kamajojo : Moi j'ouvre bien grand la fenêtre pour aérer été comme hiver. J'ai néanmoins un problème de taille. Quand j'ouvre les mauvaises odeurs s'en vont mais la poussière entre. Je dois alors prendre le balai et le chiffon pour l'enlever. Hier j'ai trouvé un juste milieu. Au lieu d'ouvrir la fenêtre à 90° je l'ai ouverte à 30°. Cela permet à deux tiers de poussière visible de rester dehors. Mais l'odeur, l'odeur, ah l'odeur quelle solution puis-je adopter pour qu'elle sorte de la pièce ?

    La miss pensante : merde, ça fait bien deux heures que j'ai envie de prouprouter. J'ose ou pas ? En plus Kamajojo risque de m'engueuler si elle qui n'aime pas les odeurs. Mais j'en peux plus. Il le faut avant que je n'explose comme un ballon. Comment faire sans bruit à défaut de sans odeur. La miss déjà rougeaude de nature devient rouge comme une pivoine lorsque le prout sort de ses entrailles avec un pff !!! inaudible mais une odeur qui témoigne que le prout était resté trop longtemps en elle. Elle partit en courant se soulager du reste sans que personne ne la remarque.

    Castagnettes : Ca sent pas bon, vous ne sentez pas ?

    Collerette : vite de l'encens et une bougie

    Kamajojo : Alain, veux tu ouvrir la fenêtre à 180 ° ?

    Valériane calmante : il ne fait pas chaud de reste. C'est l'hiver je crois.?

    Baderrière pensant : les corps en dehors du mien sont impurs. C'est bien ce que je pensais

    Blanche : c'est curieux cette odeur. Nous ne sommes pourtant que des femmes et les deux hommes sont absents.

    Castagnettes : il y a Alain comme homme.

    Kamajojo : je ne pense pas que ce soit lui vu qu'il a ouvert la fenêtre à 180 ° comme je lui ai demandé. Et puis quand il s'est levé l'odeur ne s'est pas amplifiée.

    Blanche : bonne remarque. Tu es d'une logique indiscutable Kamajojo.

    Kamajojo : merci Blanche

    Castagnettes : au fait vous savez que Vanessa Paradis passe à la télé ce soir ?

    Tous en chœur : Ah bon, eh bien nous l'écouterons alors. Si elle ne passe pas, nous ne l'écouterons pas.

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    La cantochemedia del blabl'arte

    Distribution

    Myrtille : Secrétaire
    Pomponette : Secrétaire des grands chefs
    Manilégoré : Spécialiste des placards
    Alanus : L'handicapé de l'oreille en statut exécution chronique

    La scène se déroule dans une grande salle dans laquelle on trouve des tables et des chaises pour le miam miam. Des habitués s'y rendent pour satisfaire leur appétit. Afin de ne pas être déstabilisés, ils occupent toujours la même place que la veille. C'est dans un brouhaha continu que ce petit monde discute. Nos quatre héros représente un groupe parmi d'autres.

    Pomponette : T'as vu le gars là-bas ? Figurez-vous que je connais sa femme.

    Myrtille : Ah bon !

    Manilégoré ; Oui je l'ai vu avec son caddie à Super U. Elle était avec un autre homme ce matin là. Je m'en souviens, ils se sont embrassés là tous les deux à la caisse. De gros bisous qu'ils se faisaient. Fallait voir. C'est un comportement moderne comme les femmes qui se font couper les cheveux courts. Ca revient à la mode. Avant on les appelait des "garçonnes". Moi je les aime bien. Mais maintenant avec les teintures, elles ont une allure moderne.

    Pomponette : Moi aussi je l'ai vu à Super U figures-toi. Elle est divorcée parait-il et elle a eu de son premier mariage 6 enfants.

    Myrtille : 6 enfants ? C'est pas mal.

    Manilégoré : 3 sur 6 sont à l'orphelinat je crois. Et les 3 autres ont été récupérés par une amie nommée Nounoula. Un prénom africain de centre Nord-Est de l'Afrique je crois. J'ai entendu parlé de ça sur le canal 5 de la télé. Vous savez l'émission quotidienne "Ca en a tout l'air". Vous ne pouvez pas la rater, ça commence après le boulot. Je disais donc que les 3 autres chez Nounoula, ils avaient eu tous la varicelle.

    Pomnponette : Non. Nounoula avait les varices et que seulement 2 enfants qu'elles gardaient avaient eu la varicelle.

    Manilégoré : Oui c'est ça, je me disais bien. Les 3 autres de l'orphelinat n'ont pas eu de maladies car l'orphelinat était parait-il nickel. D'après le canal 5, ce n'est pas toujours le cas. Moi je pense à tous ces enfants sans parents. Ca me fait mal au cœur si bien que je n'écoute plus les infos sauf celles de canal 5 où de grands docteurs la décortiquent. Faut voir ils font ça bien. Ils tournent toujours autour du sujet sans mettre la tête dedans. Ce sont des gens qui ont de la réflexion ces docteurs.

    Myrtille : Je ne connais pas ce canal.

    Pomponette : Moi je connais pas trop non plus mais l'ancien chef la regardait avec ses 9 enfants. Je te dis pas, ils braillaient tellement qu'il écoutait au casque. Suite à ça, sa femme l'a fait cucu.

    Alanus : Cocu, tu veux dire ?

    Pomponette : Oui c'est ça.

    Manilégoré : Il est docteur en patates frites. Pour un sourd, c'était plus facile qu'en médecine.

    Pomponette : Oui c'est sûr. Mon grand-père est sourd d'une oreille et presque sourd de l'autre oreille. Donc, j'ai trouvé la solution pour pallier ce problème : ne pas lui parler. J'ai connu un ancien agent administratif qui travaillait ici et j'avais peur de lui car il n'entendait rien. Alors quand il me parlait je me bouchais les oreillons et là je me suis dit que j'étais enfin à sa portée. Ca me rassurait un peu.

    Myrtille : Je comprends. Une des copines à moi m'a dit qu'ils ne devraient pas avoir d'enfants ces gens. Moi je ne sais pas trop qu'en penser.

    Manilégoré : C'est pas très sympa pour eux mais bon je comprends. Ils ont des petits moyens, c'est comme ça. Sur canal 5 dans l'émission " Ca en a tout l'air " ils en ont parlé. Des spécialistes ont ratissé le sujet et ils en sont venus à la conclusion suivante : ils sont normaux et en même temps ils sont pas comme nous. Ils entendent pas et en même temps ils entendent quand ils veulent. D'ailleurs, Alanus est intervenu tout à l'heure c'est la preuve qu'il est sourd mais pas comme un pot.

    Pomponette : J'avoue que c'est compliqué pour moi. Le Cora a fermé ses portes le week-end dernier. Monsieur BOULEZ Benoît, le chef, n'a pas pu s'acheter ses poireaux. Faut voir comme il les prépare avec sa 4e femme, un régal.

    Myrtille : Hum ! J'en ai l'eau à la bouche. Moi je les aime à l'eau.

    Manilégoré : Ah ! Oui je vois. Une fois en les préparant, elle s'est coupée ou le pouce ou l'index ou le majeur ou l'annulaire ou l'auriculaire.

    Pomponette : Un doigt mais je sais plus lequel.

    Manilégoré : C'est bien ce que je disais. Mais c'était avec la 3e femme ça non ? Ou la 2e plutôt.

    Pomponette : La 4e. Celle avec qui il vit en ce moment.

    Manilégoré : C'est bien ce que je pensais tout haut mais que je disais tout bas. Je les ai aperçu au Super U et....

    Pomponette (interrompant Manilégoré): Oh là ! Déjà 13 h 30, il faut que j'y aille sinon le chef des chefs aura ma peau.

    Myrtille : Oh ! Là moi aussi sinon les filles de RICORE vont me faire pan pan cocu.

    Alanus : Cucu tu veux dire ?

    Myrtille (rires) : Oui c'est ça. Bon je me sauve. Bon après-midi

    Alanus et Manilégoré : Bon après-midi, mesdames.

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