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Mister Jones

Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu !

About poetry...

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Dans le langage ordinaire, les sons des mots sont secondaires. C'est leur sens qui compte. Les poètes, eux, travaillent les sonorités pour qu'elles contribuent à la création du sens et à la musique des vers. Le langage poétique a souvent recours à des comparaisons et des métaphores. Ces images rapprochent deux réalités plus ou moins éloignées; elles s'adressent à l'imagination du lecteur. Bref, la poésie veut être une puissance d'enchantement qui charme profondément l'auditeur ou le lecteur. C'est pourquoi la poésie est conçue, dès son apparition, pour être chantée ou récitée, comme le font au Moyen Âge ménestrels et troubadours. Elle entraîne l'élaboration d'un nouveau langage qui repose sur le rythme et les sonorités, l'unité du vers et celle de la strophe... Toutefois, vers le milieu du XIXe siècle, les poètes se sont affranchi des règles de versification et ont créé leurs propres normes poétiques. La versification libre tel qu'on l'entend au sens moderne du terme prend racine avec Charles Baudelaire et le mouvement des " Symbolistes ".

Mais qu'est-ce donc que la poésie ?

" La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas. C'est le lien entre nous et le réel absent. C'est l'absence qui fait naître les poèmes. "... Pour Pierre Reverdy : " Le poète est un four à brûler le réel ". C'est pourquoi les mots ont tant d'importance pour lui - et tant de valeur - les rapports des mots entre eux, le rythme et les assonances de la phrase. Il ne dispose de rien d'autre que ça... Pour Gaston Bachelard : " Le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l'émotion poétique dans l'âme du lecteur "... Paul Éluard, affirmait lui : " Que le poète est plus celui qui inspire que celui qui est inspiré " ... Donc la vraie poésie est la seule qui parvient à éveiller de l'intérêt chez le lecteur. La vraie poésie s'adresse directement, sans passer par l'intellect, au poète qui réside en chacun de nous. Car nous sommes tous poètes. Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage, devant la beauté. Mais comme les images assez fortes pour réveiller notre instinct poétique ne se présentent pas constamment devant nous, ainsi, le poète s'en charge.

Le poète a donc pour mission de multiplier en nous les moments d'émotions intenses que nous vivons quand nous prenons conscience de la beauté autour de nous. Il le fait par l'éclat de son langage et par l'abondance des images qu'il nous offre. Le poète s'efforce de réveiller le poète endormi en nous. Il nous empêche de perdre conscience de la beauté du monde. Ce qui est fort important. Car la beauté est l'art pur. Elle est ce qui nous console de vivre. Un petit proverbe persan exprime parfaitement cette importance de la beauté dans notre vie : " Si tu me donnes deux pains, j'en vendrai un pour acheter des jacinthes pour nourrir mon âme ". La poésie est aussi un jeu du langage. Pour exprimer la beauté le poète utilise les mots, les sonorités, le rythme. Le poète joue avec les sons et par là, inconsciemment, reproduit un plaisir oublié de son corps : le jeu des sons. La poésie sourd du plus profond de l'enfance du poète. Du temps où, enfant, les sons et les rythmes étaient ses seuls jouets. En effet, le bébé dans son berceau découvre à un moment, que certains organes de son corps produisent un bruit. Il éprouve alors un plaisir très vif à reproduire ces sons qu'il rythme de plus en plus rapidement avec les mouvements de ses pieds et de ses mains. Il s'enivre, on dirait, des sonorités que sa bouche produit dans son apprentissage du langage. Ce plaisir se poursuit tout au long de l'enfance, quand l'enfant joue avec les mots, fabrique des comptines, les déplace comme des jouets pour construire des phrases qui le font rire et lui procurent des émotions. Comme l'enfant, le poète s'enivre lui aussi des sonorités des phrases et revit inconsciemment ce très ancien plaisir du corps et des jeux. La poésie est donc très sensuelle. Le poète, bien loin d'habiter les nuages, est l'être qui vit le plus près de son corps. Le plus près de ses sens.

Pour écrire le poète utilise davantage ses sens que son intellect. Il est, comme le dit Paul Éluard : " Un professeur des sens ". Il nous apprend à ressentir. Il est facile de découvrir, en lisant les poètes, que constamment ils regardent, écoutent, sentent, touchent et goûtent. On dit même, que cette sensualité de la poésie explique le manque d'intérêt des occidentaux à son égard. Notre éducation nous portant à repousser les plaisirs du corps, le plaisir du jeu, le plaisir de vivre. Tandis que les peuples primitifs et les Orientaux sont naturellement ouverts, eux, à la poésie. Aussi, la poésie est-elle toujours la première littérature d'un peuple. Il y a toujours chez un peuple de grands poètes avant d'y avoir de grands romanciers.

La poésie et le rêve utilisent pour construire leurs images l'énergie libre de l'inconscient. Il devient plus facile de comprendre la poésie moderne si on l'aborde comme on aborde ses rêves. Si absurdes que nos rêves puissent nous apparaître parfois, jamais nous leur refusons une secrète signification. La poésie et les rêves sont produits par un processus de l'inconscient qui fond ensemble plusieurs pensées dans la même image. Une image qui a plusieurs sens contient plus d'émotion. La poésie, comme le rêve, donne elle aussi la parole aux voix oubliées en nous. Celles qu'essaie de faire taire notre éducation. Elle construit ses images à partir de la mémoire du poète. leurs racines sont profondément enfouies dans son corps et dans sa vie, comme le rêve dans le corps du dormeur. Sauf que, alors que le dormeur est coupé de la réalité, le poète demeure lui, en contact étroit avec le réel. Il est plutôt dans un état de rêverie, comme dit Gaston Bachelard. Et c'est cette différence de contact avec la réalité qui donne de la poésie, et non un rêve. Le poète est un rêveur éveillé qui parvient à nous donner une vision exacte du monde et des images qui s'y trouvent. Car notre éducation et notre usure de vivre finissent par nous voiler la réalité. À force de les regarder nous ne voyons plus les choses telles qu'elles sont, nous les voyons telles que nous pensons qu'elles sont. Le poète nous rend notre regard d'enfant. Notre regard premier. L'homme a inventé le langage pour décrire avec des mots les images de ce qu'il voyait. Le poète fait l'opération inverse : il utilise les mots pour repeindre les images exactes. La poésie, comme le dit Octavio Paz, c'est : " Les paroles éparses du réel. La vraie poésie doit donc être capable de frayer son chemin toute seule jusqu'à notre cœur pour y empêcher nos émotions de se dessécher, en ravivant en nous les images de la beauté du monde. La poésie est un échange entre tous, à un niveau de conscience où les phrases deviennent porteuses d'une signification, à la fois plus lourde et plus légère que les mots eux-mêmes, et que l'esprit saisit d'emblée sans traduire. "...

http://armanny.blogg.org

http://www.ipernity.com/home/armanny

Mes impressions...

Poésie et vapeur m'évadent...
Ah ! Que la pensée est belle
Quand on lui trouve des images...
Aimez les jardins, la pluie,
Les orages, la vague des saisons...
Le voile d'un sourire,
Le langage des fleurs,
Les choses muettes...
Toujours, derrière les nuages,
Existera ce même soleil...


Si cela fait du bien quand on a mal ?
Quand on écrit de la poésie, c'est
Souvent sous l'appel d'une certaine
Souffrance et pouvoir s'en guérir.
Et quand on s'en guérit,
On va vraiment mieux ...
Plus on va mal, mieux on va !
C'est là que la source d'inspiration
Est la plus présente.
Être dans l'attente d'une souffrance,
Pour pouvoir l'exprimer...
On lit et on écrit de la poésie,
Pas parce que c'est joli.
On lit et on écrit de la poésie,
Parce que l'on fait partie
De l'humanité et que l'humanité
Est faite de passion.
C'est pour cela que l'on vit...
Quand on se trempe
Dans la poésie, on touche
Les limites de son âme...
Et peut-être ne comprennent
Que ceux qui ont touché
Cette profondeur...


La poésie se lit
Dans l'eau transparente
Des torrents
La poésie s'écrit
Dans l'ivresse du bonheur
Ou dans l'intense douleur
La poésie se lit
Dans les traits
De l'aimé
La poésie s'écrit
Avec les battements
Du cœur
La poésie se lit
Dans le sourire
Que dessinent les lèvres
La poésie s'écrit
Dans l'émoi
De l'instant
La poésie se lit
Dans les regards
Perdus
La poésie se lit
La poésie s'écrit
La poésie redonne vie...


Les hommes apprennent à aimer
La personne qui les attire !
Alors que les femmes,
Elles sont de plus en plus
Attirées vers la personne
Qu'elles aiment !
Le couple est une thérapie !
Quand l'un des deux
Guérit, il s'en va...
Aujourd'hui, on prend
Notre petit déjeuner,
Et on trouve cela excitant !
Dans un mois, on se voit
Tous les jours, on trouve
Cela agréable !
Dans six mois, on habite
Ensemble, on trouve
Cela normal !
Sur la table, j'ai mis
Une toile cirée...
Dans deux ans, on n'a plus
Rien à se dire !
Dans quatre ans, on se quitte,
Et je déchire la toile cirée...
Elle serra passé à côté de lui,
Juste à côté de lui sans le voir.
Parce qu'il était de ces âmes
Qui ne font aucun signe,
Mais qu'il faut patiemment
Interroger, sur lesquelles
Il faut poser le regard...


De toute façon,
Il n'est plus besoin
De se marier aujourd'hui.
Pour que cela dure,
Ces trucs là !
On commence par boire
Dans le même verre,
Puis on finit par se mettre
Du coton dans les oreilles,
Pour ne plus s'entendre ronfler.
La passion, l'amour, la fuite.
Et tout ça ! Pour baiser !
Mais, où est la tendresse ?...
Quand on dit : « Je t'aime » !
C'est qui « Je » ?
Est-ce que l'on est sûr
De soi pour dire « Je » ?
En s'adressant à la personne
Que l'on aime. Qui est-t-elle ?
C'est qui le « t' » ? Une fiction,
Une réalité, une reconstruction ?
Et « Aimer » ? On aime le chocolat,
La vitesse, la musique, « ? »...
Et puis on aime l'être de sa vie !
Il vaut mieux ne pas le dire,
Mais le montrer en ayant le soucis
Des signes qu'autrui donne
Et s'offrir le plaisir d'exister...


La société qui engendre et cultive
L'apathie, comme si c'était une vertu.
L'apathie est une solution !
C'est plus facile de tomber
Par la drogue, que d'affronter la vie.
De voler ce que l'on a envie,
Que de le gagner !
De battre un enfant,
Que de l'élever !
L'amour par contre demande
Des efforts, du courage.
Aimer est le souci de voir
Grandir l'autre...
Le « Mal » est un vide,
Qui doit être comblé,
Qui doit toujours s'attaquer
A quelque chose.
C'est pour cela qu'il est actif,
Plus fort que le « Bien »,
Qui est passif,
Qui se suffit à lui-même.
Et pourquoi le « Mal »,
Est-il un vide ?
Le « Mal » est un vide,
Car il ne peut jamais
Être satisfait...
Souffrir,
C'est comprendre.
Comprendre,
C'est avoir de la compassion.
Avoir de la compassion,
C'est aimer...


Qu'ils sont tristes,
Les trains manqués,
Peut-être le bonheur
N'est-il que dans les gares ?
Ces endroits où il y a des secondes
Magiques d'oubli de soi.
Comme des cours des miracles,
Où l'on peut partir vers d'autres
Lieux improbables...
Le temps ne s'y écoule pas ailleurs.
Les aiguilles d'une horloge de gare
Ne marquent pas seulement
Les minutes qui passent...
Elles déterminent le destin !
« Trop tôt » ou « Trop tard »
« Pas encore » ou « Jamais plus »
Sans cesse pour moi,
Un sentiment d'instant
De flottement à l'état pur...


Ecrire pour que se réalise,
Sous sa forme
La plus spontanée,
La plus immédiate,
Ce dégagement
Des sens et des objets.
Pour vivre ce pur élan,
Aucun effort
Ne doit être nécessaire.
Chaque aube change
Et recrée notre être
Pour retrouver le temps
D'un éclair la vraie vie.
L'aube véritable
Ne dure qu'un instant.
Une poésie qui est née à l'aube,
A cette heure indicible
Du commencement absolu.
C'est dans ce creux temporel
Où se produit
Une explosion de force,
De pensée,
Et une giclée d'existence.
D'un seul coup,
Le silence devient un cri
Et l'immobilité se mue en un frisson.
Naissante depuis les brumes
De l'adolescence,
Par les chemins de traverse ;
La poésie est restée ma confidente
Dans ma réflexion
D'une « pierre philosophale »
Non celle du « paraître »,
Celle qui par une simple
« Alchimie du verbe »
Saura nous rendre humain...
En chaque cercle la vie
Engendre de nouvelles formes
Et chaque coquille renferme
Des perles que le soleil
N'a jamais vues...


Il n'existe sûrement rien
D'autre que l'unique raison
D'être du moment présent.
Toute la vie est une
Succession de moments.
Si on comprend parfaitement
Le moment présent,
Il n'y aura rien d'autre à faire
Et rien d'autre à poursuivre...
Etais-je aveugle et sourd ?
Ou bien fallait-il nécessairement
La lumière d'un contrecoup pour
M'éclairer sur ma vraie nature...


Un jour, votre amie,
Vous propose la rupture...
Et vous entendez
Une chanson à la radio !
Les paroles parlent
Exactement de la situation.
L'émotion vous submerge
Comme jamais auparavant ;
Cette chanson vous l'avez entendu
Des centaines de fois !
Mais ce jour là,
Vous êtes saisi par
Cette sensation incroyable ;
Vous, vous sentez vivant,
Même si c'est un peu de la torture...
Pourquoi les gens mentent ?
Ils mentent parce qu'ils ont peur
De faire souffrir et peur de souffrir.
Voilà pourquoi ils mentent.
Même, si au-moins,
Il n'y a plus rien à se dire.
Je préfère la vérité,
Souffrir et faire souffrir...
C'est la vérité qui blesse,
Ou le mensonge qui tue ?
Au final, une affaire
De vie ou de mort !
Même quand on a été trahi,
Il suffit d'un instant vrai
Pour que tout s'illumine
Et rende le désir...


Dans une vie,
Parmi tout le monde
Que l'on pourra connaître,
On est l'unique personne
Que l'on ne va jamais
Quitter ou perdre...
Vivre, comme si on voulait
Voir sans cesse se répéter
Ce que l'on va faire...


armanny@aliceadsl.fr

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Autour de soi...

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