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Mister Jones

Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu !

Félix Arvers

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J'avais toujours rêvé le bonheur en ménage,
Comme un port où le cœur, trop longtemps agité,
Vient trouver, à la fin d'un long pèlerinage,
Un dernier jour de calme et de sérénité.

Une femme modeste, à peu près de mon âge
Et deux petits enfants jouant à son côté ;
Un cercle peu nombreux d'amis du voisinage,
Et de joyeux propos dans les beaux soirs d'été.

J'abandonnais l'amour à la jeunesse ardente
Je voulais une amie, une âme confidente,
Où cacher mes chagrins, qu'elle seule aurait lus ;

Le ciel m'a donné plus que je n'osais prétendre ;
L'amitié, par le temps, a pris un nom plus tendre,
Et l'amour arriva qu'on ne l'attendait plus.

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Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

À l'austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle
" Quelle est donc cette femme ? " et ne comprendra pas.

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Tu sais l'amour et son ivresse
Tu sais l'amour et ses combats ;
Tu sais une voix qui t'adresse
Ces mots d'ineffable tendresse
Qui ne se disent que tout bas.

Sur un beau sein, ta bouche errante
Enfin a pu se reposer,
Et sur une lèvre mourante
Sentir la douceur enivrante
Que recèle un premier baiser...

Maître de ces biens qu'on envie
Ton cœur est pur, tes jours sont pleins !
Esclave à tes vœux asservie,
La fortune embellit ta vie
Tu sais qu'on t'aime, et tu te plains !

Et tu te plains ! et t'exagères
Ces vagues ennuis d'un moment,
Ces chagrins, ces douleurs légères,
Et ces peines si passagères
Qu'on ne peut souffrir qu'en aimant !

Et tu pleures ! et tu regrettes
Cet épanchement amoureux !
Pourquoi ces maux que tu t'apprêtes ?
Garde ces plaintes indiscrètes
Et ces pleurs pour les malheureux !

Pour moi, de qui l'âme flétrie
N'a jamais reçu de serment,
Comme un exilé sans patrie,
Pour moi, qu'une voix attendrie
N'a jamais nommé doucement,

Personne qui daigne m'entendre,
A mon sort qui saigne s'unir,
Et m'interroge d'un air tendre,
Pourquoi je me suis fait attendre
Un jour tout entier sans venir.

Personne qui me recommande
De ne rester que peu d'instants
Hors du logis ; qui me gourmande
Lorsque je rentre et me demande
Où je suis allé si longtemps.

Jamais d'haleine caressante
Qui, la nuit, vienne m'embaumer ;
Personne dont la main pressante
Cherche la mienne, et dont je sente
Sur mon cœur les bras se fermer !

Une fois pourtant - quatre années
Auraient-elles donc effacé
Ce que ces heures fortunées
D'illusions environnées
Au fond de mon âme ont laissé ?

Oh ! c'est qu'elle était si jolie !
Soit qu'elle ouvrit ses yeux si grands,
Soit que sa paupière affaiblie
Comme un voile qui se déplie
Éteignit ses regards mourants !

- J'osai concevoir l'espérance
Que les destins moins ennemis,
Prenant pitié de ma souffrance,
Viendraient me donner l'assurance
D'un bonheur qu'ils auraient permis :

L'heure que j'avais attendue,
Le bonheur que j'avais rêvé
A fui de mon âme éperdue,
Comme une note suspendue,
Comme un sourire inachevé !

Elle ne s'est point souvenue
Du monde qui ne la vit pas ;
Rien n'a signalé sa venue,
Elle est passée, humble, inconnue,
Sans laisser trace de ses pas.

Depuis lors, triste et monotone,
Chaque jour commence et finit :
Rien ne m'émeut, rien ne m'étonne,
Comme un dernier rayon d'automne
J'aperçois mon front qui jaunit.

Et loin de tous, quand le mystère
De l'avenir s'est refermé,
Je fuis, exilé volontaire !
- Il n'est qu'un bonheur sur la terre,
Celui d'aimer et d'être aimé.

http://armanny.blogg.org

http://www.ipernity.com/home/armanny

Mes impressions...

Poésie et vapeur m'évadent...
Ah ! Que la pensée est belle
Quand on lui trouve des images...
Aimez les jardins, la pluie,
Les orages, la vague des saisons...
Le voile d'un sourire,
Le langage des fleurs,
Les choses muettes...
Toujours, derrière les nuages,
Existera ce même soleil...


Si cela fait du bien quand on a mal ?
Quand on écrit de la poésie, c'est
Souvent sous l'appel d'une certaine
Souffrance et pouvoir s'en guérir.
Et quand on s'en guérit,
On va vraiment mieux ...
Plus on va mal, mieux on va !
C'est là que la source d'inspiration
Est la plus présente.
Être dans l'attente d'une souffrance,
Pour pouvoir l'exprimer...
On lit et on écrit de la poésie,
Pas parce que c'est joli.
On lit et on écrit de la poésie,
Parce que l'on fait partie
De l'humanité et que l'humanité
Est faite de passion.
C'est pour cela que l'on vit...
Quand on se trempe
Dans la poésie, on touche
Les limites de son âme...
Et peut-être ne comprennent
Que ceux qui ont touché
Cette profondeur...


La poésie se lit
Dans l'eau transparente
Des torrents
La poésie s'écrit
Dans l'ivresse du bonheur
Ou dans l'intense douleur
La poésie se lit
Dans les traits
De l'aimé
La poésie s'écrit
Avec les battements
Du cœur
La poésie se lit
Dans le sourire
Que dessinent les lèvres
La poésie s'écrit
Dans l'émoi
De l'instant
La poésie se lit
Dans les regards
Perdus
La poésie se lit
La poésie s'écrit
La poésie redonne vie...


Les hommes apprennent à aimer
La personne qui les attire !
Alors que les femmes,
Elles sont de plus en plus
Attirées vers la personne
Qu'elles aiment !
Le couple est une thérapie !
Quand l'un des deux
Guérit, il s'en va...
Aujourd'hui, on prend
Notre petit déjeuner,
Et on trouve cela excitant !
Dans un mois, on se voit
Tous les jours, on trouve
Cela agréable !
Dans six mois, on habite
Ensemble, on trouve
Cela normal !
Sur la table, j'ai mis
Une toile cirée...
Dans deux ans, on n'a plus
Rien à se dire !
Dans quatre ans, on se quitte,
Et je déchire la toile cirée...
Elle serra passé à côté de lui,
Juste à côté de lui sans le voir.
Parce qu'il était de ces âmes
Qui ne font aucun signe,
Mais qu'il faut patiemment
Interroger, sur lesquelles
Il faut poser le regard...


De toute façon,
Il n'est plus besoin
De se marier aujourd'hui.
Pour que cela dure,
Ces trucs là !
On commence par boire
Dans le même verre,
Puis on finit par se mettre
Du coton dans les oreilles,
Pour ne plus s'entendre ronfler.
La passion, l'amour, la fuite.
Et tout ça ! Pour baiser !
Mais, où est la tendresse ?...
Quand on dit : « Je t'aime » !
C'est qui « Je » ?
Est-ce que l'on est sûr
De soi pour dire « Je » ?
En s'adressant à la personne
Que l'on aime. Qui est-t-elle ?
C'est qui le « t' » ? Une fiction,
Une réalité, une reconstruction ?
Et « Aimer » ? On aime le chocolat,
La vitesse, la musique, « ? »...
Et puis on aime l'être de sa vie !
Il vaut mieux ne pas le dire,
Mais le montrer en ayant le soucis
Des signes qu'autrui donne
Et s'offrir le plaisir d'exister...


La société qui engendre et cultive
L'apathie, comme si c'était une vertu.
L'apathie est une solution !
C'est plus facile de tomber
Par la drogue, que d'affronter la vie.
De voler ce que l'on a envie,
Que de le gagner !
De battre un enfant,
Que de l'élever !
L'amour par contre demande
Des efforts, du courage.
Aimer est le souci de voir
Grandir l'autre...
Le « Mal » est un vide,
Qui doit être comblé,
Qui doit toujours s'attaquer
A quelque chose.
C'est pour cela qu'il est actif,
Plus fort que le « Bien »,
Qui est passif,
Qui se suffit à lui-même.
Et pourquoi le « Mal »,
Est-il un vide ?
Le « Mal » est un vide,
Car il ne peut jamais
Être satisfait...
Souffrir,
C'est comprendre.
Comprendre,
C'est avoir de la compassion.
Avoir de la compassion,
C'est aimer...


Qu'ils sont tristes,
Les trains manqués,
Peut-être le bonheur
N'est-il que dans les gares ?
Ces endroits où il y a des secondes
Magiques d'oubli de soi.
Comme des cours des miracles,
Où l'on peut partir vers d'autres
Lieux improbables...
Le temps ne s'y écoule pas ailleurs.
Les aiguilles d'une horloge de gare
Ne marquent pas seulement
Les minutes qui passent...
Elles déterminent le destin !
« Trop tôt » ou « Trop tard »
« Pas encore » ou « Jamais plus »
Sans cesse pour moi,
Un sentiment d'instant
De flottement à l'état pur...


Ecrire pour que se réalise,
Sous sa forme
La plus spontanée,
La plus immédiate,
Ce dégagement
Des sens et des objets.
Pour vivre ce pur élan,
Aucun effort
Ne doit être nécessaire.
Chaque aube change
Et recrée notre être
Pour retrouver le temps
D'un éclair la vraie vie.
L'aube véritable
Ne dure qu'un instant.
Une poésie qui est née à l'aube,
A cette heure indicible
Du commencement absolu.
C'est dans ce creux temporel
Où se produit
Une explosion de force,
De pensée,
Et une giclée d'existence.
D'un seul coup,
Le silence devient un cri
Et l'immobilité se mue en un frisson.
Naissante depuis les brumes
De l'adolescence,
Par les chemins de traverse ;
La poésie est restée ma confidente
Dans ma réflexion
D'une « pierre philosophale »
Non celle du « paraître »,
Celle qui par une simple
« Alchimie du verbe »
Saura nous rendre humain...
En chaque cercle la vie
Engendre de nouvelles formes
Et chaque coquille renferme
Des perles que le soleil
N'a jamais vues...


Il n'existe sûrement rien
D'autre que l'unique raison
D'être du moment présent.
Toute la vie est une
Succession de moments.
Si on comprend parfaitement
Le moment présent,
Il n'y aura rien d'autre à faire
Et rien d'autre à poursuivre...
Etais-je aveugle et sourd ?
Ou bien fallait-il nécessairement
La lumière d'un contrecoup pour
M'éclairer sur ma vraie nature...


Un jour, votre amie,
Vous propose la rupture...
Et vous entendez
Une chanson à la radio !
Les paroles parlent
Exactement de la situation.
L'émotion vous submerge
Comme jamais auparavant ;
Cette chanson vous l'avez entendu
Des centaines de fois !
Mais ce jour là,
Vous êtes saisi par
Cette sensation incroyable ;
Vous, vous sentez vivant,
Même si c'est un peu de la torture...
Pourquoi les gens mentent ?
Ils mentent parce qu'ils ont peur
De faire souffrir et peur de souffrir.
Voilà pourquoi ils mentent.
Même, si au-moins,
Il n'y a plus rien à se dire.
Je préfère la vérité,
Souffrir et faire souffrir...
C'est la vérité qui blesse,
Ou le mensonge qui tue ?
Au final, une affaire
De vie ou de mort !
Même quand on a été trahi,
Il suffit d'un instant vrai
Pour que tout s'illumine
Et rende le désir...


Dans une vie,
Parmi tout le monde
Que l'on pourra connaître,
On est l'unique personne
Que l'on ne va jamais
Quitter ou perdre...
Vivre, comme si on voulait
Voir sans cesse se répéter
Ce que l'on va faire...


armanny@aliceadsl.fr

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Autour de soi...

En ce voyage...

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