• CONTOUR

    Le vent fredonne, le sable d'or virevolte,
    À s’étourdir d’une farandole à toute volée.
    Tant le firmament se moutonne, désinvolte,
    D’un banc de nuages qui refuse à le voiler.

    Un contour mauresque s’image au devant
    D'un horizon de dune ambré, où le regard noir
    D'une féline apparition d'un nouveau temps,
    Diffuse une pensive vision à l'ombre du soir.

    Se laisser savourer de boissons vivantes,
    À peine le temps de ce léger coup de brise,
    Où les yeux s'éblouissent et que la voix chante
    Ces airs tiédis par une lumière imprécise.

    L'allure attise les élans câlins et sereins,
    Comme une délicate fragrance d'un mélange,
    Où le désir se sauve et n'a besoin de rien,
    Sinon d’une tendre appétence qui démange...

    Armand Rothan Manny

    À propos de poésie... About poetry !

    Dans le langage ordinaire, les sons des mots sont secondaires. C'est leur sens qui compte. Les poètes, eux, travaillent les sonorités pour qu'elles contribuent à la création du sens et à la musique des vers. Le langage poétique a souvent recours à des comparaisons et des métaphores. Ces images rapprochent deux réalités plus ou moins éloignées; elles s'adressent à l'imagination du lecteur. Bref, la poésie veut être une puissance d'enchantement qui charme profondément l'auditeur ou le lecteur. C'est pourquoi la poésie est conçue, dès son apparition, pour être chantée ou récitée, comme le font au Moyen Âge ménestrels et troubadours. Elle entraîne l'élaboration d'un nouveau langage qui repose sur le rythme et les sonorités, l'unité du vers et celle de la strophe... Toutefois, vers le milieu du XIXe siècle, les poètes se sont affranchi des règles de versification et ont créé leurs propres normes poétiques. La versification libre tel qu’on l’entend au sens moderne du terme prend racine avec le mouvement précurseur des " Symbolistes ".

    Mais qu'est-ce donc que la poésie ?

    La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses. C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez. La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût. Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas. C'est le lien entre nous et le réel absent. C'est l'absence qui fait naître les poèmes. Pour Pierre Reverdy : " Le poète est un four à brûler le réel ". C'est pourquoi les mots ont tant d'importance pour lui - et tant de valeur - les rapports des mots entre eux, le rythme et les assonances de la phrase. Il ne dispose de rien d'autre que ça... Pour Gaston Bachelard : " Le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l’émotion poétique dans l’âme du lecteur "... Paul Eluard, affirmait lui : " Que le poète est plus celui qui inspire que celui qui est inspiré "

    Donc la vraie poésie est la seule qui parvient à éveiller de l’intérêt chez le lecteur. La vraie poésie va s’adresser directement, sans transiter par l’intellect, au poète en éveil qui réside en chacun de nous. Humainement : " Nous sommes tous poètes ! "... Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage, devant la beauté.

    Armanny


  • Commentaires

    1
    Saxou
    Dimanche 23 Juin 2013 à 10:49
    c'est l'été
    mais pas encore ici, vent ,pluie, ...froidure sont de retour. Je voudrais bien me laisser à aller savourer de bon cocktails sur une plage ensoleillée, mais !! Je voudrais bien me laisser promener semi-nue dans les dunes, mais !! Le vent est fort, fredonne trop fort,.... Bien à vous cher Manny
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