• André Comte-Sponville

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    Quand on est heureux, on n'a plus rien à espérer.

    Si vous retirez de l'homme ce qui est illusoire, vous retirez tout ce qui est humain.

    Le style, c'est l'homme ; quand le style est obscur, il faut déjà s'inquiéter.

    Parler d'amour n'a jamais suffi à être amoureux ou à s'aimer.

    L'homme n'est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l'on n'en a jamais fini, qu'il soit a peu près humain.

    Nul, moralement, ne peut être jugé que par Dieu, s'il existe, ou par soi, et cela fait une existence suffisante.

    La morale commence là où aucune punition n'est possible, là où aucune répression n'est efficace, là où aucune condamnation, en tout cas extérieure, n'est nécessaire.

    Une action n'est bonne que si le principe auquel elle se soumet peut être érigé en loi universelle.

    La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence.

    La morale n'est légitime qu'à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent.

    C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.

    Que dois-je faire ? et non pas : Que doivent faire les autres ?
    C'est ce qui distingue la morale du moralisme.

    Tu vaux ce que tu veux, et c'est ce qu'on appelle la vertu.

    Comment n'aimerait-on pas l'argent ? Il faudrait n'aimer rien, puisque l'argent mène à tout.

    Nous n'avons besoin de morale que faute d'amour.

    Le secret, c'est qu'il n'y a pas de secret. Nous sommes des petits enfants égoïstes et malheureux, pleins de peur et de colère...

    Qu'on se le dise la jalousie est un zèle égoïste et malheureux.

    Une idée que personne n'aurait jamais eue, cela a toute chance d'être une sottise !

    Partir, c'est mourir un peu. Ecrire, c'est vivre davantage.

    La science - toute science - est sans conscience ni limites.

    Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.

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